Au Fil des lignes

Voici un endroit où partage, respect et convivialité sont les maîtres mots. Si vous aimez, lire rejoignez-nous !


    BOLTON Sharon

    Partagez

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    BOLTON Sharon

    Message  Ratdebibliotheque le Mar 15 Mar 2011 - 18:59

    Sharon BOLTON
    Sacrifice
    530 pages
    Résumé :
    En venant s'installer sur cette le sauvage et majestueuse des Shetland, Torâ savait d'avance qu e]le serait confrontée à un climat rigoureux, à une intégration difficile, et surtout à l'isolement. Mais elle était bien loin d'imaginer que, par un après-midi pluvieux, elle découvrirait sur ses terres le corps d'une jeune femme parfaitement conservé, un trou béant à la place du cœur. Un crime monstrueux que, curieusement, les insulaires s'empressent de classer. Quelque chose pourtant pousse Tora à essayer de comprendre. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le temps de graver des runes sur le corps de sa victime ? Et que se passe-t-il sur cette île où d'autres femmes ont disparu et où des pics de mortalité inexpliqués surviennent à intervalles réguliers ? Quand, au-delà du factuel et du scientifique, une vieille légende locale ressurgit, Tora commence à douter qu'elle arrivera un jour à quitter cette île aux disparues... (source Ama***)

    Mon avis :
    J'ai bien aimé ce policier qui nous mène sur un terrain un peu inhabituel. En effet, il fera intervenir une légende. J'avais peur de ne pas adhérer mais l'histoire est bien ficelée. Un seul regret : on sait le dénouement 50 pages avant la fin, un peu trop précoce.

    Nina
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Nina le Jeu 17 Mar 2011 - 12:22

    Merci Ratdebibliothèque pour cet avis.
    J'ai lu ce livre il y a dix-huit mois maintenant, sur conseil de ma bibliothécaire, et je ne l'ai pas regretté.

    Nina
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Nina le Sam 13 Juin 2015 - 13:07

    Venin.
    Edition Pocket - 598 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Clara, vétérinaire dans un petit village anglais, est jeune, brillante, passionnée par son métier… Et pourtant, elle vit comme une recluse. Défigurée dans un terrible accident lorsqu’elle était enfant, elle préfère la compagnie des animaux à celle des hommes. Une existence calme et solitaire bientôt troublée par la visite de la police, venue solliciter son expertise. Un homme vient d’être retrouvé inanimé à son domicile, il porte une trace de morsure de serpent. Le verdict de Clara est sans appel, la dose de venin présente dans son corps est bien supérieure à celle que peut laisser n’importe quel reptile…

    Mon avis :

    Ouille.
    Oui, je sais, ce n’est pas très conventionnel.
    Voici cinq ans, j’avais lu le tout premier roman de Sharon Bolton, Sacrifice, et je l’avais adoré. J’en ai lu un deuxième récemment, sans éprouver de plaisir particulier, j’ai lu celui-ci, et je pense sincèrement que je ne relirai pas de romans de cette auteur avant longtemps.
    Je retrouve dans ce livre le défaut d’Écrit en lettres de sang : l’action est longue à démarrer, cent cinquante pages pendant lesquelles j’ai eu l’impression que l’action nous était conté en temps réel. Je ne vous parle pas non plus des plus de quatre cents pages qu’il a fallu pour que l’on apprenne comment Clara avait été défigurée. Non, les deux faits ne sont pas liés, mais l’enquête principale ne sera résolue qu’en se penchant sur le passé d’un petit village très tranquille. Il faudrait avoir le courage de recenser le nombre d’intrigues qui se déroulent dans ces petits villages charmants, proprets, fleuris, aux habitants vieillissants, aux jeunes qui tardent à s’y installer. Je pourrai vous citer les oeuvres d’Agatha Christie, de Patricia Wentworth, ou les séries télévisées telles que Inspecteur Barnaby. Je suis sûre qu’il en est d’autres.
    Et ce livre n’échappe pas à la règle. Même si les faits sont expliquées, explicitées, la jeune héroïne peut remercier le hasard que quelqu’un déterre le passé au moment même où elle vit un drame personnel, tandis que de séduisants enquêteurs ou spécialistes des serpents se rapprochent d’elle. Il faudrait aussi recenser le nombre de romans policiers qui se teintent de romances.
    Restent les serpents, et le soin donné aux animaux. Plus que le quotidien d’une vétérinaire, c’est vraiment le tableau saisissant des cruautés et des maltraitances dont sont victimes les animaux qui sont dressés ici. Il ne s’agit pas de la maltraitance quotidienne (chien battu, affamé), non, mais d’actes plus brutaux, plus stupides, que certains pratiquent au nom de la tradition, pour ne pas dire de la culture. Et il n’est qu’un pas à franchir pour s’en prendre aux plus faibles, parmi le genre humain.
    Il n’est pas loin de cet univers à celui de Ken Bruen. Alors, que manque-t-il pour que ces romans soit aussi prenants ? Un héros (ou une héroïne) charismatique, rempli d’empathie (même Jack Taylor au fin fond du trou est capable de se bouger) et surtout, qui soit un véritable enquêteur, non quelqu’un qui se trouve là au bon endroit, au bon moment.

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Ratdebibliotheque le Sam 13 Juin 2015 - 14:04

    Merci pour ton avis, Nina, je vais passer mon tour. Dommage car le roman "Sacrifice" était bien. Ca doit être un pavé ce roman, vu ce que tu en dis. Tu as bien du courage d'avoir été au bout, en espérant que la fin était à la hauteur au moins.

    Nina
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Nina le Sam 13 Juin 2015 - 14:53

    Merci Ratdebibliothèque pour ta visite.
    Le dénouement prend une centaine de pages. Alors, oui, il y a des rebondissements, oui, on découvre d'horribles secrets mais la religiosité qui baignent le roman dans les cent dernières pages m'a dérangée.

    Nina
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Nina le Dim 14 Juin 2015 - 10:13



    Ecrit en lettres de sang.
    Edition Pocket - 574 pages.

    4ème de couverture (extraits):

    Londres, 31 août au soir. Le jour anniversaire du premier crime de Jack L'Éventreur, Lacey Flint, jeune policière, découvre une femme lacérée de coups de couteau. Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu'envoyait le célèbre tueur londonien aux journaux... Bientôt, les meurtres s'enchaînent et le doute n'est plus permis : plus de cent ans après la disparition du monstre, l'histoire se répète.

    Mon avis :

    Je commencerai par un conseil : ne lisez pas le quatrième de couverture. Il vous en dit beaucoup trop (presque la moitié du roman) et vous délivre, grâce au commentaire du Daily mirror, une information inutile : « Rien ne peut vous préparer à l’extraordinaire retournement final » . Le propre du genre policier est justement de nous offrir un dénouement surprenant, pourquoi le rappeler au lecteur ?

    Nous sommes plongés très vite dans le vif du sujet, puisque Lacey Flint, jeune policière, trouve une femme en train d’agoniser, après avoir été sauvagement agressée. La victime mourra dans ses bras, sans que la jeune femme ait pu faire quoi que ce soit pour la sauver. Les événements s’enchaînent rapidement (arrivée des secours, de la police) et pourtant, j’ai senti comme un flottement dans la narration. En effet, le récit se focalise sur Lacey, c’est à travers ses yeux que nous voyons presque tous les événements, et certains de ses propos laissent à penser que, même si elle paraît innocente, étrangère à l’agression qui vient d’être commise, elle cache quelque chose – peut-être des choses insignifiantes, et les « révélations » qu’elle fera plus tard montrera qu’elles le sont. Cette retenue n’inspire pas la confiance totale que le lecteur a d’habitude envers le narrateur. De plus, les policiers restent des policiers (lapalissades) et ne peuvent que se demander si elle n’est pas LA coupable – n’est-elle pas la dernier personne à avoir vu en vie la victime ?

    Bref, rien n’est facile pour Lacey, surtout qu’un deuxième crime est commis. Elle ne peut plus se taire : elle fait le lien entre ses deux crimes et ceux qui ont eu lieu plus d’un siècle plus tôt, sans doute les crimes les plus connus au monde, ceux commis par Jack l’Eventreur. Et oui, Jack a été sa grande passion pendant son adolescence, de quoi la faire regarder encore plus bizarrement par le commandant Joesbury. Curieux enquêteurs, que ceux chargés de cette enquête : Joesbury devrait être en congé, après sa dernière mission (il en garde encore des cicatrices). Quant à Dana, qui dirige l’enquête, elle est plus que cabossée par la vie, entre cicatrices (elle aussi) et anorexie. Je n’ai garde d’oublier Emma Boston, la journaliste, auxiliaire à part entière pendant un temps au moins, qui fut cabossée par la vie également.

    La narration se poursuit, linéaire, et respecte scrupuleusement les codes du genre : relevé d’indices, suspects, fausses pistes, tâtonnement en tout genre, policiers qui paient (et largement) de leur personne. Je n’ai garde d’oublier les rapprochements entre l’affaire du présent, et l’affaire du passé, ce qui permet également d’exposer quelques théories sur celles-ci. Mais cela entraîne également la perte du questionnement habituel : quel est le mobile ? Pourquoi avoir choisi ces victimes ? Un lien les unirait-il ? J’ai eu l’impression que la culture du tueur en série, du « copycat » était tellement ancrée dans les esprits qu’elle inhibait les raisonnements les plus simples. Autre « tradition », mise en place avec le succès des séries télévisées : les scènes d’autopsie. Elles m’ont semblé vraiment longues, vraiment « sanglantes » s’acharnant sur les détails, sans jamais rendre leur humanité aux victimes. Et c’est presque dommage, parce que l’auteur, à l’image de ce qu’a pu faire J.K. Rawlings dans Une place à prendre, montre l’Angleterre des laissés-pour-compte, ceux que l’on entend pas, que l’on ne voit pas, ceux, ou plutôt celles qui ne portent pas plaintes quoi qu’il arrive, parce qu’elles sont résignées, parce qu’elles savent qu’on ne les écoutera pas, parce que leurs agresseurs ne risquent rien ou presque. Message d’espoir ? La narratrice vient de cette Angleterre-là et a choisi son métier pour aider les autres. Y a-t-il encore un espoir une fois le roman refermé ?

    Ecrit en lettres de sang est un roman qui emprunte à la fois au passé, tout en s’inscrivant dans l’actualité du genre policier. Je pense que les fans de thriller ne bouderont pas leur plaisir.

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Ratdebibliotheque le Dim 14 Juin 2015 - 12:41

    Merci pour ton avis, Nina, il a l'air plus réussi et moins lent que le précédent que tu as chroniqué.

    Nina
    ML
    ML

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Nina le Dim 14 Juin 2015 - 13:23

    Merci Ratdebibliothèque pour ta visite.
    Oui, il est plus réussi sans doute parce que l'héroïne est une véritable enquêtrice. Cependant, certains schémas se retrouvent : la lenteur des cent premières pages, la personne qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment.

    Contenu sponsorisé

    Re: BOLTON Sharon

    Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 12:40


      La date/heure actuelle est Ven 9 Déc 2016 - 12:40