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    SIGURDARDOTTIR, Steinunn

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    Nina
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    SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Nina le Jeu 2 Juin 2011 - 18:18



    éditions Flammarion - 214 pages.

    Quatrième de couverture :

    Alda, trente-sept ans, célibataire, est professeur d'allemand et d'anglais dans un lycée islandais. Riche, cultivée et particulièremente belle, elle partage sa vie avec sa soeur Alma et sa nièce Sigga dans la propriété héritée de ses illustres parents. Avec le mépris d'une aristocrate blasée, elle y reçoit ses nombreux soupirants. Jusqu'au jour où, ardent comme le vent des Skjol, radieux comme la nuée en juillet, l'amour va faire chavirer son coeur.

    Mon avis :

    J'ai choisi ce livre parce que j'aime les romans policiers islandais et je voulais découvrir sa littérature "non policière". Je voulais découvrir cette auteur, j'avais déjà vu le film (avec Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire et Eric Ruf), j'ai voulu me faire une idée par moi-même.
    Tout d'abord, l'écriture est particulièrement belle, elle donne à voir l'Islande, le passage des saisons, les couleurs, les goûts, les odeurs. La prose devient poésie parfois, en des strophes lyriques. Parfois. La personnalité de sa narratrice rend rapidement cette écriture indigeste et irritante.
    Grâce à Alda, j'ai découvert que l'Islande comportait une aristocratie. Par dérogation, Alda a donc un nom de famille, Ivarsen. Elle est riche, elle est cultivée, elle voyage dans toute l'Europe - une vie enviable. Elle partage sa grande demeure avec sa soeur et sa nièce dont elle ne parle quasiment pas, si ce n'est quand elles célèbrent des fêtes de famille. Alda a un défaut qui gangrène tout le roman : elle est imbue d'elle-même à un point inimaginable. Aucune femme ne la surpasse en beauté, en intelligence, aucune femme ne sait choisir ses vêtements avec autant de soin, d'à propos, ne sait les porter avec autant d'élégance. Aussi, quand elle condescend à avoir une relation avec un homme (marié le plus souvent), celui-ci doit s'estimer heureux, y compris quand elle rompt avec lui. Son inconscience, dans certaines situations, me fait douter de sa santé mentale.
    Un jour pourtant, un homme, marié, plus jeune qu'elle, n'agit pas comme elle s'y attendait : certes, il a une liaison avec elle, mais il retourne auprès de sa femme. Il poursuit même une belle carrière - loin d'Alda. Alda ajoute alors à son défaut majeur une complaisance envers elle-même rarement atteinte. Elle a sans doute souffert de cette rupture. Néanmoins, la manière dont elle revient sans arrêt sur leur liaison (cent jours) sur leur ruputre et sur le bénéfice qu'il tirerait à vivre avec une aussi belle femme qu'elle (comparée à sa falote femme légitime - toujours du point de vue d'Alda) est un mélange de masochisme et d'érotomanie.
    Autant dire que les autres personnages n'ont strictement aucune importance aux yeux d'Alda, pas même sa propre soeur, dont la mort est à peine évoquée. Les autres ne comptent, n'existent que par rapport à elle.
    Ce roman a eu un succès retentissant en Scandinavie - voir la quatrième de couverture. Pourquoi ? Parce qu'Alda tranche avec les autres personnages féminins rencontrés dans la littérature islandaise, toujours soumis à un mari, un père, un frère, au destin terne, parfois tragique ? Alda est libre, totalement. Même sans l'héritage de ses parents, elle pourrait être indépendante financièrement, elle n'a besoin de personne pour subvenir à ses besoins. Si sa soeur est discrète (Alda "mange" littéralement le récit), Alma a fait un bébé toute seule et a élevé Sigga, sa fille, sans demander de l'aide à son géniteur. Elles se sont passées des hommes et Alda, dans sa vieillesse (elle a quarante-quatre ans à la fin du récit !) n'admet pas de perdre son indépendance en vivant avec un homme, ce qui troublerait sa vie rêvée avec son amant imaginaire, son "nounours" - encore le monde de l'enfance.
    Un roman que je me suis forcée à terminer et que je suis soulagée de laisser derrière moi.

    caro
    ML
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  caro le Jeu 2 Juin 2011 - 22:01

    Je crois que je vais passer mon tour pour ce roman, merci Nina Smile

    Nina
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Nina le Jeu 2 Juin 2011 - 22:04

    Sage décision Caro, tu ne le regretteras pas.

    Pinky
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Pinky le Ven 3 Juin 2011 - 10:50

    je ne connais pas du tout, ni le film ni le livre... au vu de mon petit carnet, je passe mon tour

    Nina
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Nina le Jeu 29 Déc 2011 - 15:14



    Titre : Cent portes battant aux quatre vents.
    Auteur : Steinunn Sigurdardottir
    Editeur : Editions Héloïse d’Ormesson
    Nombre de pages : 124.

    Quatrième de couverture :

    Je déjeunais dans un restaurant de la place Toudouze lorsque je découvris ce qui manquait. Un amant. Un amant pour de vrai, avec mots doux, imposition des mains et tout le saint-frusquin. Comment n’y avoir pas pensé plus tôt ?

    Mon avis :

    Je me suis obstinée à découvrir l’œuvre de Steinunn Sigurdardottir, après deux expériences peu concluantes. Qu’en est-il de ce troisième roman ?

    Même chose, ai-je envie de dire. Il est relativement court, pourtant j’ai réellement peiné en le lisant. Premier écueil : les dialogues, nombreux, ne sont jamais signalés en tant que tels. Je ne sais si c’est une volonté de l’auteur ou de l’éditeur, cependant, présentés ainsi, ils me donnent l’impression d’une communication faussée, ouatée, comme si personne n’écoutait vraiment les paroles prononcées. Deuxième écueil : les retours en arrière, pas toujours signalés clairement. Du coup, je me tenais sur mes gardes pour savoir si nous étions dans le temps de l’écriture ou dans le temps du souvenir.

    Surtout, je ne suis pas séduite par Brynhildur, narratrice et héroïne de ce roman. Comme l’héroïne du Cheval-soleil, elle a eu deux filles, qui sont des filles-à-papa. Rendons-lui justice, elle ne tarit pas d’éloge sur son mari, homme et père exemplaire, ce qui ne l’empêche pas de le tromper… avec le premier venu. De plus, contrairement à Lila, elle a eu la chance d’être adorée par son père, rien n’était trop beau pour elle. Est-ce pour cette raison que, comme Alda, l’héroïne du Voleur de vie, elle se sent irrésistible, incomparable, traînant des régiments de soupirants derrière elle ? Ainsi, elle est aussi agaçante qu’Alda – comme elle, elle se complait dans le souvenir d’un amour perdu, d’autant plus idéalisé qu’il n’a jamais été consommé. Leur différence est que Brynhildur tourne la page – enfin.

    Pinky
    M
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Pinky le Ven 30 Déc 2011 - 11:25

    merci Nina pour cette présentation mais je pense passer mon chemin

    caro
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  caro le Ven 30 Déc 2011 - 14:49

    Je crois que je vais faire comme Pinky Laughing

    Nina
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Nina le Ven 30 Déc 2011 - 21:17

    Merci Caro et Pinky pour votre visite.
    Passez votre chemin, n'hésitez pas ! Circulez, y'a rien à lire.

    Mazza
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Mazza le Sam 31 Déc 2011 - 11:34

    Merci Nina de nous "déblayer" le chemin et nous empêcher de tomber dans la lecture d'un livre qui, apparemment n'en vaut pas la peine !!

    Nina
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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

    Message  Nina le Sam 31 Déc 2011 - 12:07

    Mazza, si tu as des insomnies, ce livre peut t'être très utile, je t'assure. Pour moi, en tout cas, il a été très efficace deux soirs de suite.
    Merci de ta visite !

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    Re: SIGURDARDOTTIR, Steinunn

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