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    RANKIN, Ian

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    RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mar 12 Juil 2011 - 9:03


    éditions Folio - 464 pages.

    Mon résumé :

    L'inspecteur Rébus n'a pas de chance, vraiment. Alors qu'il était dans son salon de massage préféré en train de lire la Bible, occupations saines pour le corps et pour l'esprit, voilà qu'un homme entre en titubant dans le susdit salon : il vient d'être agressé. A cette enquête qui n'en est pas encore tout à fait une - le jeune homme se montre assez récalcitrant , se joint une opération d'envergure destiné à faire tomber - ou plutôt à essayer de faire tomber - un caïd écossais bien connu. N'oublions pas que le docteur Patience, petite amie de John Rébus, l'a mis à la porte (lui et ses affaires) et que c'est justement le moment que son petit frère choisit pour s'incruster chez lui, après sa sortie de prison.

    Mon avis :

    J'ai adoré ! Et pourtant, je ne l'ai pas lu dans des conditions de lectures optimums. Plusieurs enquêtes se mêlent en tre elles, sans qu'au début il soit vraiment possible de voir les liens entre elles - même pas avec le prologue, qui avait pourtant donné une tonalité assez sombre au roman. Il faut dire que l'inspecteur John Rébus est un personnage fascinant. légèrement désinvolte, bourré d'humour, comme le prouve ce dialogue avec le sergent Brian Holmes, qui sort tout juste du comas :

    - Dites-moi, je suis atrocement défiguré et personne n'ose me le dire ?
    - Non, vous êtes aussi moche qu'avant.

    Je ne doute pas que ces propos dissimulent sa sensibilité, car il s'en prend, des coups, l'inspecteur Rébus, au cours de ces enquêtes. Je ne parle même pas des bâtons dans les roues que certains lui jettent comme à plaisir. Je compte les multiples agressions dont sont victimes ses proches, et une tentative mal orchestrée pour le mettre définitive hors de la course. Autant dire que ses adversaires le connaissent vraiment très mal. Sortir une affaire classée, risquer la suspension, être suspendu (comme son frère) et poursuivre son but malgré tout, quitte à utiliser à bon escient quelques connaissances semblent le quotidien de ce cher Rebus.

    Ce policier atypique est aussi l'occasion de nous montrer l'ennuyeux travail de routine des policiers, et la rivalité entre Rebus et son collègue Flower. L'ensemble des policiers compte alors les points, et l'avantage revient dans cette affaire à John.

    Bien sûr, la part belle est faite à l'Ecosse, sa gastronomie, ses problèmes. Les bookmakers s'enrichissent, les restaurateurs sont fans d'Elvis, les bouchers font des heures supplémentaires, et les matchs de football déchaînent aussi les passions.

    J'ai très envie de me plonger dans une nouvelle enquête de Rébus (cet enquêteur est très addictif).

    caro
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  caro le Mar 12 Juil 2011 - 11:01

    Un auteur de plus à découvrir ! Wink

    Cyndie
    A
    A

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Cyndie le Mar 12 Juil 2011 - 15:44

    Pour moi également que de découverte à faire je me régale d'avance


    _________________
    Contente Invité que tu sois parmi nous
    Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre. Daniel Pennac

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mar 12 Juil 2011 - 18:16

    Merci Caro et Cyndie pour votre visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Ven 5 Aoû 2011 - 15:59


    édition Le livre de poche - 315 pages.

    Quatrième de couverture :


    Un junkie retrouvé mort dans un suqata d'Edimboug, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel. Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné.

    Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neuf qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa "qualité de vie".

    Il n'y a guère que l'inspecteur rébus pour s'en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux, pour être laissé dans l'ombre... Quelque chose qui n'est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que promettent promoteurs et publicistes...


    Mon avis :

    Je suis ravie de retrouver l'inspecteur Rébus, même si je ne lis pas ses aventures dans l'ordre (la faute à une quatrième de couverture erronée, qui présentait Le carnet noir comme la première aventure de Rébus). Dans ce tome, son frère est encore en prison, Holmes vient tout juste d'être nommé, après avoir tiré un trait sur ses brillantes études (une année en fac d'histoire), et Rébus vient d'être quitté par sa dernière compagne en date, qui lui a préféré un animateur radio.

    Ronnie, la victime n'intéresse personne, sauf Rébus. Un junkie en moins, ce n'est pas gênant. D'habitude, je parle de pugnacité quand un policier s'obstine à résoudre une enquête dont personne ne veut, mais là, cette qualité se double d'une autre : le sens aigu de la justice. Que justice ne soit pas rendue parce que la victime n'est qu'un junkie SDF aux aspirations artistiques dévastées hérisse tout simplement le poil de Rébus.

    Problème : les enjeux de la résolution de l'enquête vont bien au-delà de la mort d'un junkie, bien au-delà des inquiétudes de sa compagne Tracy, qui pense être suivie (et ne se trompe pas) et sait pour quelles raisons Ronnie a été tué.

    Sur le thème quasiment éternel de l'exploitation des laissés-pour-compte par les puissants, Ian Rankin tisse une intrigue complexe, où l'ombre de Stevenson se fait sentir. Chaque Jekyll bien intégré dans la société a un côté Hyde qui s'exprime en toute liberté. Rébus, Tracy, Holmes, Nell (la petite amie de Holmes) paieront de leur personne au cours de cette enquête. La carrière de Rébus sera même un temps mise en péril, c'est dire la puissance des personnes auxquelles il s'attaque.

    Bien que les coupables soient confondus, je ressens pourtant une amertume en refermant ce livre, sans doute parce que le dénouement est cruellement crédible.

    Igg
    LEH
    LEH

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Igg le Sam 6 Aoû 2011 - 15:51

    Rankin est un auteur à découvrir et son personnage est, malgré ses défauts, bien attachant et puis la visite de Edimburg vaut le détour. Il faut aller boire un Laphroaig à l'Ox...

    Merci Nina.

    Igg
    LEH
    LEH

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Igg le Sam 6 Aoû 2011 - 16:03

    Pour ceux que ça intéresse je vous donne le lien de son blog (je suis abonné à sa newsletter) qui est pas fait et comme Rankin est un ancien musicien, ce qui transpire dans ses bouquins, il conseille aussi certains albums :

    http://www.ianrankin.net/

    Marion
    LEH
    LEH

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Marion le Ven 19 Aoû 2011 - 17:57

    LE JARDIN DES PENDUS

    Auteur : Ian Rankin
    Editeur : Folio policier
    Pages : 525

    Thriller

    Quatrième de couverture :
    Le Gros Cafferty, chef de la pègre d'Edimbourg, est sous les verrous. Mais d'autres malfrats veulent profiter de l'opportunité pour s'emparer de ce juteux territoire. Faut-il laisser les loups se dévorer entre eux ? L'inspecteur Rebus n'est pas loin de le penser. Pourtant, lorsque sa propre fille se fait écraser par un chauffard et qu'une jeune Yougoslave échappée d'un réseau de prostitution demande sa protection, Rebus n'a plus le choix... Entre secrets d'Etat et criminalité organisée, l'inspecteur va mener l'enquête la plus éprouvante de sa carrière.

    Mon avis :
    J'ai apprécié la psychologie du personnage principal, inspecteur compétent mais lucide sur son incapacité à gérer sa vie privée, finalement très humain. L'intrigue aussi est intéressante, à la fois complexe et bien maîtrisée. Le fait que l'inspecteur gère plusieurs enquêtes à la fois contribue à donner une impression de réalisme. J'ai beaucoup aimé le roman.
    Note :

    Marion
    LEH
    LEH

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Marion le Sam 14 Juil 2012 - 17:36

    DU FOND DES TENEBRES

    Auteur : Ian Rankin
    Editeur : Le Livre de Poche
    Pages : 507

    Thriller

    Quatrième de couverture :
    Noël approche, les élections législatives aussi. Les ouvriers s'activent à Queensberry House : le siège du nouveau Parlement doit être prêt à temps. La découverte d'un corps momifié dans une cheminée, puis la mort d'un mystérieux clochard passent presque inaperçues au regard de l'assassinat d'un fils de bonne famille engagé dans la course électorale.
    Trois morts, dont deux inconnus : l'inspecteur Rebus voit un lien entre eux et suit son instinct. Sa hiérarchie, lui reprochant de toujours chercher ce qui n'existe pas, désapprouve. En chemin, il croisera ses démons habituels : l'alcool, la solitude, les aléas de la justice, et son vieil ennemi, le caïd "Big Ger" Cafferty. Mais, au cœur de ce roman, il y a surtout la beauté ténébreuse d'Edimbourg, son histoire mouvementée, et une nouvelle criminalité en filigrane : à la faveur de l'autonomie, qui va mettre la main sur l'argent et le pouvoir ?

    Mon avis :
    J'ai bien aimé cet autre roman de Ian Rankin, complexe et sans manichéisme.
    Note :

    Lariflette
    LA
    LA

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Lariflette le Jeu 23 Aoû 2012 - 17:05

    Merci pour tes avis Marion.

    B

    Lariflette
    LA
    LA

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Lariflette le Dim 26 Aoû 2012 - 16:22



    Sir Ian Rankin



    EXIT MUSIC

    Le masque - 2010 - 446 pages

    4ème de couverture :

    À une semaine de la retraite - « jour de la montre en or » -, Rebus ne se résigne pas à partir sans avoir réglé certains comptes. Surtout avec Big Ger Cafferty, le caïd d’Edimbourg lié avec le pouvoir politique et la haute finance, et qu’il n’est toujours pas parvenu à faire tomber. Le meurtre d’un poète russe dissident offre à Rebus sa dernière occasion d’y parvenir. Pour ses supérieurs, il ne s’agit que d’une agression banale qui a mal tourné. Vu les indices, c’est peu probable… Ayant mis au jour des liens entre une délégation d’hommes d’affaires russes, un député nationaliste du Parlement écossais, une banque puissante qui a le vent en poupe et… Cafferty, Rebus croit tenir sa vengeance. Une dernière fois, il œuvre dans son coin en dépit des instructions, réussit à se faire mettre à pied trois jours avant la retraite, et dénoue avec son flair inimitable les fils tordus du piège qu’on lui tend. Dans la guerre de fond séculaire entre le vice et la vertu, il semble que Rebus ne l’emportera jamais contre le monde des nantis, des arrogants et des renvois d’ascenseur. Mais il partira la tête haute.

    Mon avis :

    La dernière enquête de l'inspecteur John Rebus grosse peine

    Il l'avait dit et il a tenu parole, il n'écrirait pas que du Rebus. Au départ treize enquêtes, en fait seize, personne ne s'en plaint, s'pas ?
    Dix jours avant le départ en retraite de Rebus, le meurtre d'un poète russe à Rdimbourg pose quelques soucis à la police ainsi qu'au monde politique. L'enquête doit être menée avec des pincettes et des gants blancs, du sur mesure pour Rebus. Comme à son habitude l'inspecteur ne respectera pas grand monde, ni écossais ni russes auront le droit au moindre ménagement, député(e)s ou pas, diplomates ou pas c'est du pareil au même, tous suspects. Les plaintes arrivant sur le bureau du boss de la police d'Edimbourg, l'adjointe de rebus (future inspecteur à la place de ce dernier), Siobhan (prononcer Si-Wan à la gaëlique) Clarke récupéra l'enquête tout en restant en contact avec son ex-chef lequel est mis sur la touche jusqu'à son départ.
    De milieux interlopes en bars louches, malfamés ou huppés d'Edimbourg en passant par le parlement et le consulat russe, le père John ne loupera personne, constante de sa droiture et de son honnêteté quitte, une fois de plus à lui savonner la planche direction l'enfer dur et brûlant. N'empêche que c't'homme trouvera la solution, certes on bouscule et on accule dans les derniers retranchements mais le résultat est là. Il pourra jouir d'une retraite bien méritée, dans son fauteuil préféré à écouter du rock tout en sirotant son whisky préféré ou en tirant des plans sur la comète avec las alcoolos de l'Ox, bref à s'emmnuyer comme un rat mort.
    Le parlement écossais est construit et nous avons droit à une sympathique visite guidée, au passage quelques nationalistes en rajoutent une couche et Rankin de nous faire un descriptif intéressant de l'état actuel de l'Ecosse où les banques et les financiers font des roucoulades aux nouveaux riches, tels les milliardaires russes (il n'y a pas que chez lui, qu'il se rassure), pots de vin, parties fines, filatures musclées, un ramassis de faux c..ls de première.
    Dans sa dernière enquête Doyle fait mourir Holmes lors d'une grande bagarre avec son ennemi Moriarty, parallèle voulu ou non, dans cette ultime enquête de Rebus, Big Ger Cafferty, ennemi désigné tout au long de la série, lui est agressé, non par Rebus qui est accusé à tort, mais par un vengeur masqué dont le masque sera ôté par John pour sauver sa peau et parce que, finalement, il l'aime bien ce Cafferty.
    J'ai pris du plaisir à lire ce livre que je réservais pour plus tard, une fin n'est jamais gaie, mais comme j'ai reçu un message de Ian Rankin m'annonçant le retour de Rebus pour une nouvelle enquête à paraître en novembre 2012 (en anglais) d\'accord danser de joie . Rien ne s'opposait plus à cette lecture.
    A mon âge on a les plaisirs que l'on peut...

    Sherlock aussi a ressuscité, à la demande générale des lecteurs !

    Allez-y c'est tout bon, les fidèles lecteurs le savent de toute façon et l'intrigue bien menée possède un dénouement surprenant et loin d'être ce à quoi on pouvait s'attendre et, comme le dit si bien Holmes :

    - Quand on élimine l'impossible, ce qui reste, aussi improbable qu'il soit, est la vérité.

    C'est bien vrai ma foi du moins en littérature...

    5 etoile jaune coup de coeur

    B

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mar 19 Fév 2013 - 12:24



    Rébus et le loup-garou de Londres.
    Editeur : le livre de poche - 349 pages.

    Résumé :

    Un tueur en série sème la terreur à Londres. Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf Street (rue du Loup), parce qu’il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu’il assassine, la presse l’a baptisé le Loup-Garou.
    La police londonienne fait appel à John Rébus, bombardé expert ès tueur en série depuis l’affaire de l’étrangleur d’Edimbourgh. Rébus n’a pas trop le choix, il accepte la mission, en se demandant bien ce qu’il peut réellement faire pour coincer ce tueur en série.

    Mon avis :


    Je n’avais pas lu de roman de Ian Rankin depuis longtemps, et c’est un regret. A chaque fois, cette lecture est un grand plaisir, à chaque fois, j’ai envie de me replonger dans une autre enquête et à chaque fois, j’attends.
    Il s’agit ici d’une des toutes premières enquêtes de Rébus, parachuté à Londres par on ne sait quel miracle – ou plutôt catastrophe. Il saura à la fin ce qu’il fait là, d’ailleurs, réellement. Premier fait : s’adapter au parler londonien. Rébus parle avec un accent écossais à couper au couteau, et force lui est de constater qu’il n’est pas du tout confronté au même soucis à Edimbourgh que ces collègues de Londres.
    Pour coincer le tueur, toutes les méthodes sont essayées, y compris celle du profilage psychologique, nouvelle pour l’époque – autant dire que les policiers ne vont pas en faire grand cas, et je ne peux pas vraiment leur jeter la pierre, une fois le livre refermé. George, l’enquêteur londonien, préfère s’en tenir aux preuves matérielles, à l’expérience des médecins légistes qui travaillent avec lui, aux tuyaux donnés par ses indics plutôt qu’à des spéculations.
    Rébus, lui, essaie toutes les méthodes, mélangeant excès de confiance envers certains, et excès de méfiance envers d’autres. Cependant, même quand il fait confiance, il ne peut empêcher sa nature de flic de refaire surface, de lui faire remarquer des petits faits qui ne collent pas avec les autres. Rébus est un policier dont l’esprit n’est jamais en repos.
    Quant au tueur, je dois dire qu’il ne m’a pas du tout intéressé. Il est vraiment un personnage basique, uniquement préoccupée par l’assouvissement de ses pulsions, sans se préoccuper des victimes (il ne manquerait plus que cela), menant sa vie publique sans soucis. Lui trouver des excuses dans son passé ? Même pas – à mes yeux du moins. Je ne crois pas que Rébus lui en trouve non plus, et je partage son avis sur un point
    Spoiler:
    (je spoile un peu) : les oeuvres d’art peuvent être restaurées, les vies humaines prises par le tueur, non.
    A bientôt pour une nouvelle enquête avec John Rebus.

    caro
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  caro le Mar 19 Fév 2013 - 13:02

    Merci Nina !

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mar 19 Fév 2013 - 13:08

    Merci Caro pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mar 19 Aoû 2014 - 23:05

    Exit music
    Edition Le livre de poche - 592 pages.

    Présentation de l'éditeur :

    À une semaine de son départ à la retraite, John Rebus enquête sur le meurtre d'un poète russe dissident. Il met au jour les liens qui unissent Cafferty, l'intouchable caïd d’Édimbourg, des oligarques moscovites qui se pavanent en ville, une députée nationaliste du Parlement écossais et une banque d'affaires. Contre l'avis de sa hiérarchie, l'irréductible inspecteur s'obstine ... Va-t-il enfin l'emporter contre le monde des nantis et des corrompus et régler ses comptes avant de partir ?

    Mon avis :

    Mettez le champagne au frais : John Rébus prend sa retraite dans dix jours ! Nombre sont ceux qui se réjouissent, et pas toujours en silence ! Certains en dansent presque de joie dans la rue mais chut ! Et pendant ces dix jours, que va faire Rébus ? Rester bien tranquillement dans son bureau, à songer à ses futurs loisirs ? Non : il enquête, sur un meurtre aux multiples ramifications.
    La victime ? Un poète russe, un dissident, comme on dit, en lice pour le prix Nobel. Manque de chance, coïncidence : des industriels russes se pressent à Edimbourgh, pour investir en Ecosse, tisser des liens, à l'heure où l'Ecosse souhaite son indépendance et où certains politiciens interviennent avec beaucoup de prévenance dans l'enquête. Ben voyons !
    Prendre des gants avec ces messieurs de la haute, ceux qu'il ne faut surtout pas déranger ne fait pas partie des habitudes de Rébus, et ce n'est pas à quelques jours de la retraite qu'il les modifiera ! Il y laissera même quelques plumes. Surtout quand il découvre des liens avec le caïd Cafferty, son ennemi de toujours, qu'il essaie de faire tomber depuis son arrivée à Edimbourg, puis avec les descendants d'un trafiquant que son témoignage a conduit en prison des années plus tôt. Le passé est toujours bien présent. Et les enquêtes sont parfois bien plus simples qu'il n'y paraît.
    Que dire de plus ? Si ce n'est que ce polar est excellent et qu'il montre les liens tissés entre les deux ennemis de toujours. Quand Rebus est entré dans la police, on lui a dit qu'" iln'y a que deux équipes... nous et eux. " Ce n'est pas aussi simple, ni 2006, ni l'année où il a commencé.

    Un excellent roman policier écossais. A bientôt John Rebus !

    Pinky
    M
    M

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Pinky le Mer 20 Aoû 2014 - 8:48

    merci NIna pour ces présentations, cela met l'eau à la bouche

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mer 20 Aoû 2014 - 10:23

    Merci Pinky pour ta visite.
    Une toute nouvelle enquête du "retraité" paraîtra début septembre.

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Mer 24 Déc 2014 - 13:13


    Titre : Debout dans la tombe d'un autre.
    Editeur : Edition du masques.Nombre de pages : 452.

    Mon résumé :

    L’inspecteur John Rébus est officiellement à la retraire depuis Exit music. Il n’a pourtant pas décroché totalement puisqu’il travaille, en tant que civil, au service des Cold case. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’ennuyait ferme… jusqu’à ce qu’une certaine Nina le contacte. Ce n’est pas lui qu’elle cherchait à joindre, mais son prédécesseur, Margrath. Sa fille unique, Sally, a disparu depuis treize ans. D’autres jeunes filles, depuis, ont disparu de façon similaire. Un tueur en série rôderait-il en Ecosse ?

    Mon avis :


    Que deviennent les policiers après leur retraite ? Georges Simenon et Agatha Christie y ont répondu, chacun à leur manière. Dans les séries télévisées françaises, les héros ont la gentillesse et l’imprudence de mourir bien avant d’avoir cotisé suffisamment pour faire valoir leur droit à la retraite. Rébus, lui, y est parvenu, avec beaucoup de fatigue et de kilos en trop. Il est un homme du passé : ses méthodes n’ont plus cours, pour ne pas dire qu’elles sont prohibées. Les réseaux internet ont remplacés les réseaux qui avaient pu se nouer dans la rue ou dans les pubs. Peut-il encore résoudre une enquête ? Sincèrement, doutez-vous de la réponse ?
    Autant vous le dire, il n’a pas changé de méthodes, et cela peut sembler suspect, surtout à cet inspecteur des plaintes qui ne rêve que d’une chose : épingler Rébus qui a fait la grosse erreur de demander sa réintégration ! Il est même devenu proche de Cafferty, l’ex caïd écossais (pour « ex », il faut le dire vite, vous vous en doutez). Après tout, sans l’acharnement de Rébus à « ne pas vouloir que cela se termine ainsi », Cafferty aurait certainement succombé à la fin d’Exit Music !
    Rebus motive ses collègues, qui ne l’étaient pas vraiment, se déplace, use de passe-droit qu’il n’a plus vraiment, et remue dangereusement la vase, la boue, la bouillasse, bref, tout ce qui ne demandait surtout pas à être remué. « Il n’y a que deux équipes… eux et nous », lui avait-on dit au début de sa carrière (cf Exit music). Ceux qui lui ont succédé pensent exactement la même chose, et il est bon, parfois, de préserver la dignité des enquêteurs. Rebus pense avant tout à ce que méritent les victimes. Il est définitivement de leurs côtés, et tant pis si pour cela, il n’est pas du côté des soi-disant « bons ».

    Pinky
    M
    M

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Pinky le Jeu 25 Déc 2014 - 10:18

    merci Nina pour cette nouvelle présentation

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Jeu 25 Déc 2014 - 15:54

    Merci Pinky pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Dim 20 Nov 2016 - 15:20


    Tels des loups affamés
    Edition du Masque - 446 pages.

    Mon résumé :
    Un gagnant du loto, un éminent juge d’instruction. Leur point commun ? Ils ont été menacés de mort, comme châtiment d’un crime commis dans le passé, et ont été exécutés. Une autre personne a été menacé mais n’a pas été tuée. Jusqu’à quand est-il en sécurité ?
    Mon avis :
    Revoilà John Rebus ! On croit s’être débarrassé de lui, et bien non, pas du tout. Fait rare dans l’histoire des romans policiers, il est à la retraite, si, si, et bien décidé cette fois-ci à le rester, et à s’autoriser sa petite sortie journalière afin de s’hydrater avec régularité.
    Malcolm Fox et Siobhan Clark vont bien et enquêtent. ils doivent cependant convaincre un honnête citoyen de porter plainte parce qu’on a tout de même tenter de le tuer, on lui a tiré dessus. Non, pas question qu’il parle à la police. C’était un accident. Parler à John Rebus ? Oui, peut-être. Le nom de cet honnête citoyen si soucieux de n’ennuyer personne ? Big Ger Cafferty.
    Des années à s’affronter, cela laisse des traces, et Rebus se retrouve seule aide possible pour Cafferty. Pas de retraite pour lui non plus : les Stark père et fils essaient de lui piquer son territoire, et son successeur a beau être doué, c’est un coup à vous filer des sueurs froides. Ajoutez que la police (pas l’équipe de Malcolm et Siobhan) a mis au point une opération pour faire tomber les Stark et vous comprendrez que la situation n’est confortable pour personne.
    Oui, ce roman est de construction classique. Et alors ? Retrouver Rebus tel qu’en lui-même et son adversaire de toujours est un plaisir. Ce que découvre Rebus par contre est loin d’être joyeux. Impunité des puissants, difficultés pour les policiers et les journalistes de faire correctement leur travail – enfin, pour ceux qui en ont vraiment envie – ne sont pas des thèmes nouveaux. Les faits que dénoncent l’auteur ont lieu non seulement parce que certains trouvent, grâce à l’argent et le pouvoir, des personnes prêtes à fermer légalement les yeux sur leur turpitude, mais aussi parce que les victimes ne trouvent personne qui se soucient de leur sort. La seule lueur d’espoir (groumpf) est qu’aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les journalistes pourraient dénoncer plus facilement ce qu’ils ont découvert. Oui, l’espoir est mince.
    Je n’ai garde d’oublier une certaine guerre des gangs – se frotter à Big Ger et son successeur n’étaient pas une bonne idée, quel que soit le camp auquel on appartient. Je n’ai garde d’oublier non plus les ravages que des événements récents ont pu causer. Et ce sont toujours les plus faibles qui paient le prix fort, quoi qu’on dise.
    Au plaisir de retrouver John, Malcom et Siobhan encore longtemps,e t de voir John développer l’art d’être grand-père.

    Pinky
    M
    M

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Pinky le Lun 21 Nov 2016 - 11:27

    merci Nina pour cette nouvelle présentation

    Nina
    ML
    ML

    Re: RANKIN, Ian

    Message  Nina le Jeu 24 Nov 2016 - 23:44

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: RANKIN, Ian

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