Au Fil des lignes

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    HOLT, Anne

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    Nina
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    HOLT, Anne

    Message  Nina le Dim 17 Juil 2011 - 15:47


    Une enquête de Vik et Stubø.
    éditions Points - 479 pages.

    Quatrième de couverture :

    La présidente des Etats-Unis est enlevée lors d'un voyage officiel en Norvège. Pour le commissaire Stubø, il s'agit ni plus ni mpons d'éviter une crise mondiale. on lui assigne un collaborateur inattendu, Sciffor, profiler au FBI, un homme mystérieux surgi du passé trouble de sa propre femme et coéquipière, Vik. une apparition pour une disparition, est-ce vraimetn une coïncidence ?

    Mon avis :
    Ce roman me réconcilie avec les polars norvégiens. Certes, il est fortement américanisé et plutôt que de me plaindre de ne pas avoir lu un roman norvégien pur et dur, j'y verrai plutôt les marques de l'implantation de la culture américaine dans ce petite pays tranquille.
    Très tranquille - au point que la toute nouvelle présidente des Etats-Unis choisit le pays de ses ancêtres pour sa première visite officielle. Elle disparaît - et tous les polices de Norvège sont sur les dents, allant de fausses pistes en déduction hâtive et erronée. Le FBI se porte à leur rescousse - ou plutôt met en doute leur capacité. La guéguerre entre les services - mention spéciale pour le professionnalisme des norvégiens - n'empêche pas Stubø de chercher réellement à comprendre ce qui s'est passé. Quand vous découvrirez comme madame la présidente a été enlevée, vous trouverez le moyen employé à la fois totalement simple et énorme à la fois. Il s'appuie sur les failles que nous avons en chacun de nous, ces petits secrets que nous avons honte ou peur de dévoiler et qui pourtant, une fois révélé, ne diminuent ni l'estime ni l'amour de nos proches. Chacun juge l'importance de son secret à sa propre aune - et c'est à partir de ce jugement que le complot pourra réussir (ou pas).
    D'autres récits prennent place en parallèle à l'intrigue principale, sans que les liens soient faciles à percevoir d'abord. Ils rejoignent peu à peu l'intrigue principale, tressant le motif serré d'une tapisserie, à l'image de celle que le kidnappeur a conçu.
    Machiavélique ? Il l'est, et bien plus encore. En dépit de toutes les précautions qu'il a prises, il se retrouve face à un impondérable de taille. En face de cet homme (je peux au moins vous dévoiler ceci), se dressent non seulement le FBI (peu efficace), Stubø et des femmes de l'ombre. Officiellement, Vik ne participe pas à l'enquête, elle s'est retirée chez une amie, ancienne héroïne des romans policiers d'Anne Holt - je l'ai découvert hier - et toujours, en dépit de sa paralysie, très efficace. J'ai apprécié aussi que le personnage de la présidente ne soit pas, comme dans les romans ou les séries, une petite chose entièrement à la merci de son service d'ordre. Helen reprend son destin en main, efficacement - jusqu'à quand ? L'épilogue est prometteur, et les extraits du dernier opus d'Anne Holt me donnent envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de cette romancière.

    caro
    ML
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    Re: HOLT, Anne

    Message  caro le Mar 19 Juil 2011 - 12:20

    Un auteur à suivre pour moi, merci Nina Smile

    Marilee
    LEH
    LEH

    Re: HOLT, Anne

    Message  Marilee le Mar 19 Juil 2011 - 13:05

    Tu m'as donné envie de découvrir cet auteur et surtout ce livre, merci Nina Very Happy

    Nina
    ML
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    Re: HOLT, Anne

    Message  Nina le Mar 19 Juil 2011 - 18:57

    Merci Marilee et Caro pour votre visite : je suis ravie de vous avoir donné envie de découvrir cette auteur.

    Nina
    ML
    ML

    Re: HOLT, Anne

    Message  Nina le Lun 21 Avr 2014 - 11:29


    Bienheureux ceux qui ont soif.
    Edition Points - 230 pages.
    Mon résumé :

    Hanne, 34 ans, est une enquêtrice hors pair de la police criminelle. Très apprécié de ces collègues, elle leur cache pourtant un secret : Cécilia, sa compagne depuis quinze ans.
    La brigade a fort à faire, avec les massacres du samedi soir. D’immenses flaques de sang sont retrouvés, sans que l’on sache s’il s’agit de sang humain ou de sang animal. Les analyses sont longues. Un samedi soir, le 29 mars, Kristine, jeune étudiante en médecine, est violée en rentrant chez elle. Pour Hanne, chargée de l’enquête, c’est un des pires crimes qu’il soit – et l’un des moins faciles à résoudre. Les deux affaires sont-elles liées ?

    Mon avis :
    J’ai commencé ce roman hier soir, et je l’ai lu quasiment d’une traite.
    Excellent ? Oui, sans aucun doute. Effrayant ? Oui, aussi.
    L’auteur, avocate spécialisée dans les droits de l’enfant, ex-ministre de la justice, dresse un portrait sans concession de son pays et de sa police, absolument débordée. Les policiers accordent toute leur attention aux meurtres (encore heureux), mais en sont réduits à classer les affaires de viols, faute de preuves. Les analyses prennent du temps, et si le coupable n’est pas déjà fiché, il ne court quasiment aucun risque d’être arrêté, à moins d’être un étranger. C’est bien connu, dans ce pays où tout va bien, ce pays pas raciste du tout, le coupable est forcément un étranger, en attente de régularisation. De là à dire qu’ils sont responsables de la montée de la criminalité dans le pays, il y a un pas que certains policiers ont déjà franchi allégrement – et je ne vous parle pas de ceux qui abusent de leur petit pouvoir.
    Fait rare dans les romans policiers, cette oeuvre n’est pas centrée sur le coupable – pour ma part, j’en ai plus qu’assez de lire ce qui se passe dans le cerveau tordu du tueur – mais sur la victime. Contrairement à certains livres "bien de chez nous", la victime ne se remet pas immédiatement de ce qu’elle a vécu, elle n’est pas prête du tout à pardonner à celui qui a brisé sa vie. Essayer de se reconstruire ? Il faudrait d’abord qu’elle parvienne à vivre, à parler, à se confier à la personne qui lui est la plus proche. Seul problème : cette personne, c’est son père, et il souffre autant que sa fille de la voir ainsi. Ni l’un ni l’autre ne peuvent parler de ce qui est arrivé, encore moins se parler. Très vite, devant l’inertie et l’impuissance de la police, ils mènent leur enquête, chacun de leur côté, animé non par le sens de la justice (que fait-elle pour eux) mais par la vengeance.
    Pas de vengeance dans ce beau pays scandinave, dit-on. Pas de violence, pas de brutalité. Les mots, crus, sont là pour prouver le contraire. Pas de racisme non plus – mais la joie de dénoncer un voisin que l’on juge suspect. La France des années quarante n’a pas le monopole de la dénonciation.
    Bienheureux ceux qui ont soif est une œuvre âpre, qui donne une image sans concession de la Norvège.

    Pinky
    M
    M

    Re: HOLT, Anne

    Message  Pinky le Jeu 24 Avr 2014 - 20:04

    merci Nina pour ces présentations

    Nina
    ML
    ML

    Re: HOLT, Anne

    Message  Nina le Jeu 24 Avr 2014 - 22:13

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: HOLT, Anne

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