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    CONNELLY, Michael

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    Mazza
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    CONNELLY, Michael

    Message  Mazza le Ven 9 Déc 2011 - 12:20

    L'épouvantail
    Michael CONNELLY



    Quatrième de couverture :

    «Dans la tête d'un tueur de 16 ans», c'est l'article sur lequel travaille Jack McEvoy, journaliste au L.A. Times. Article en forme de vengeance : sa hiérarchie veut le virer. Comprenant vite que le gamin est innocent, il s'acharne à le prouver. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde... Manipulé, traqué, Jack devient le jouet d'une force fantôme, en apparence immatérielle - et toute-puissante.

    Mon avis :
    Très bon livre de Connelly, j'ai été transporté par l'histoire, très bien construite par l'auteur ! Le dernier livre de Connelly que j'avais lu, il y a longtemps, m'avait laissé perplexe, c'était "Le verdict du plomb".

    Le journaliste criminel au L.A. Times, Jack McEvoy, est pris à partit par la mère d'un gamin de banlieue âgé de 16 ans, accusé de meurtre, suite à l'article que le journaliste a publié sur cette histoire sordide de "meurtre au coffre". En effet, Denise Babbit est retrouvée étouffée dans le coffre de sa voiture, nue, et a subit des tortures particulièrement cruelles... La mère le dit, son fils est innocent...

    Après confrontation avec cette femme, Jack décide de se replonger dans cette histoire sur laquelle il a écrit... mais, Jack est en procédure de licenciement, la presse écrite est touché par la crise, et il ne lui reste que 15 jours pour signer son dernier papier et former en parallèle sa remplaçante, Angela Cook, jeune journaliste tout juste sortie de l'école...

    A trop fouillé, Jack s'embarque sur les traces d'un tueur en série particulièrement vicieux... et va d'ailleurs se trouver en plein coeur de l'histoire et sera traqué et manipulé par le tueur...

    Un policier bien ficelé, suspense, action, histoire personnelle du personnage... il y a beaucoup de référence à un des livres de l'auteur "Le Poète"... ce qui est un peu agaçant quand on l'a pas lu, mais du coup, je vais essayer de le trouver pour voir !

    En résumé, je vous le conseille !

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Ven 9 Déc 2011 - 12:22

    Merci pour cet avis Mazza.
    Je dois avoir un ou deux romans de Connelly dans ma PAL, il serait temps que je les lise.

    Mazza
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Mazza le Ven 9 Déc 2011 - 13:45

    Nina a écrit:Merci pour cet avis Mazza.
    Je dois avoir un ou deux romans de Connelly dans ma PAL, il serait temps que je les lise.

    Bin c'est vrai que je m'étonne qu'il n'y ai pas encore d'avis sur cet auteur !

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Ven 9 Déc 2011 - 14:16

    Je m'en étonne à rebours, j'étais persuadée que de nombreuses critiques étaient écrites sur le sujet.

    Mazza
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Mazza le Sam 10 Déc 2011 - 20:48

    Bin oui, j'ai cherché partout dans le forum et z'ai rien trouvé... j'espère ne pas avoir créé de sujet pour rien !

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Lariflette le Mar 19 Juin 2012 - 16:07



    LE VERDICT DU PLOMB

    Seuil - 2009 - 457 pages

    Présentation de l'éditeur

    La situation commence à s'arranger pour l'avocat Mickey Haller blessé à la fin de La Défense Lincoln. Après deux ans de soins, il hésite encore à reprendre du service lorsqu'il se retrouve à la tête du cabinet de son ami l'avocat Jerry Vincent, assassiné. Haller hérite d'une énorme affaire, la défense de Walter Elliot, un magnat du cinéma accusé d'avoir tué son épouse et l'amant de cette dernière. Mais alors qu'il se prépare pour ce procès qui pourrait faire de lui une célébrité, il découvre que lui aussi est en danger. Entre alors en scène un Harry Bosch qui, comme à son habitude, est prêt à tout, y compris à se servir d'Haller pour arrêter le meurtrier de Jerry Vincent. Mais, les enchères montant, tous deux comprennent que malgré ce qui les sépare ils n'ont pas d'autre choix que de travailler ensemble.

    Mon avis

    Lecteur inconditionnel de Connelly, j'ai un faible pour l'avocat à la Lincoln (voir la défense Lincoln). Mickey Haller, l'avocat, est un personnage attachant et dans ce roman Connelly y mêle son autre héros, Bosch. Qui dit avocat dit procès et justice américaine qui, lorsque l'on découvre, n'est pas toujours facilement assimilable au commun des mortels. A contrario de Grisham dont ce fut le métier avant qu'il ne se lance dans l'écriture, Connelly n'est ou n'était pas avocat ce qui est d'autant plus remarquable que les scènes du procès et les interrogatoires sont de grands moments de littératures. Haller reprend du service après un repos forcé et récupérant le cabinet d'un collègue il récupère aussi la clientèle, pour le moins ceux qui acceptent de le substituer au défunt.
    Dans sa vie familiale, qui s'y elle n'est pas ratée n'est pas loin de l'être, Haller a ceci pour lui qu'il est fort attachant, y compris pour le lecteur, et que, bien que divorcé plus d'une fois, père d'une ado, ceux qui furent ses proches n'hésitent pas à lui venir en aide lorsque qu'il le demande. Ainsi sa dernière ex-femme, mère de la petite, qui est procureure, l'aidera en cachette du juge à sa demande, son ex précédente lui sert de secrétaire et le petit ami actuel de cette dernière, d'enquêteur. bref, on l'aura compris, on bosse (presque) en famille.
    Haller blanchit un jeunot accusé à tort de vol qu'il emploie comme chauffeur et conserve son habitude de travailler dans sa Lincoln (il en a plusieurs) qui est équipée comme un bureau.
    Le client principal qu'il défend, magnat de la production cinématographique, est accusé, à tort ou à raison, d'un double meurtre. cet homme pressé arrivera à convaincre son défenseur qu'il est non coupable mais Haller pense que son client lui ment ou qu'il lui cache une partie de la vérité. Il n'a pas tort. La vérité qui sortira du chapeau du prestidigitateur tel le lapin est autre et bien entendu pire. Mais si Bosch pense différemment, il est au courant du complot qui se trame derrière le dos de Haller et il le protégera d'ennemis bien plus puissants que ceux dont Haller s'attend à être la cible. Un premier avocat descendu, pourquoi pas le second ?
    Dans une écriture irréprochable comme à l'habitude, Connelly nous conte une histoire prenante, jouée par des personnages extrêmement bien dépeints, dans un climat de complots, de peaux de banane et un jeu du mensonge bien rodé par les protagonistes.
    L'auteur nous amène doucement mais irrémédiablement vers une machination qui de banalités en banalités s'avérera inéluctable, d'autant que le lecteur que je suis ne s'y attendait pas, trop concentré sur le récit diablement bien ficelé. C'est tout l'art de Connelly. Lis mon lapin, lis tu verras plus tard, mais plus tard ce le sera trop tard, tant pis pour toi. Moi, j'aime que l'on me parle ainsi.
    Belle intrigue, belle écriture, lecteur content, note maximum et dis merci au Monsieur ! Merci Monsieur Connelly, on r'viendra.

    5 etoile jaune coup de coeur

    B



    Dernière édition par Lariflette le Mar 19 Juin 2012 - 16:11, édité 1 fois (Raison : correction fautes)

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Lariflette le Mar 19 Juin 2012 - 16:14

    Pour répondre à votre interrogation mesdames, dans le forum de Géro, il y avait qq avis de ma part sur cet auteur, mais comme je n'ai rein transféré...

    B

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Mar 19 Juin 2012 - 17:21

    Merci pour cet avis Lariflette.
    Je vais lire bientôt un de ses romans (Darling Lilly, si mes souvenirs sont exacts, suis un peu fatiguée...).

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Lariflette le Mer 20 Juin 2012 - 1:06

    Merci de ton passage Nina. Darling Lily très bon.

    B

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Mer 20 Juin 2012 - 1:59

    Merci Lariflette.

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Ratdebibliotheque le Mer 20 Juin 2012 - 18:11

    Je partage totalement ton avis, Lariflette. Je suis une inconditionnelle de Connelly, je lui reproche juste parfois sa lenteur, mais ce roman était assez dynamique ! Et j'adore le personnage d'Harry Bosch.

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Lariflette le Sam 23 Juin 2012 - 1:11

    De même pour moi, RdB. Bosch mais également Haller, l'avocat (son demi frère en fait, mais chut ).

    B

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Ratdebibliotheque le Dim 24 Juin 2012 - 15:16

    Oui, ce personnage, je l'apprécie aussi.

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Lariflette le Mer 12 Sep 2012 - 14:09



    VOLTE-FACE

    Calmann-Lévy - 2012 - 440 pages

    Avis de l'éditeur :

    Grand avocat de la défense, Mickey Haller est bien surpris lorsque le procureur du comté de Los Angeles le prie un jour de plaider pour l’accusation. Et l’affaire n’est pas des moindres. Incarcéré depuis vingt-quatre ans pour le meurtre d’une fillette, Jason Jessup vient d’être libéré sous caution, le tribunal ayant conclu à la nécessité d’une révision de son procès suite à un test ADN qui semble l’innocenter. Haller est sûr que Jessup est coupable et prend Harry Bosch comme enquêteur et son ex-épouse, Maggie McPherson, comme assistante. En face de lui, l’avocat Clive Royce, dit « l’astucieux », et des médias tout excités par ce procès : quoi de plus sensationnel qu’un tueur innocenté par son ADN ?
    À ceci près que Jason Jessup, qui parade devant les médias le jour, se livre à d’étranges activités la nuit

    Mon avis :

    Je ne me lasse pas de ce personnage, Mickey Haller, l'avocat à la Lincoln, et, cette fois, quelle idée lumineuse de Connelly de le faire passer de l'autre côté de l'allée du prétoire, là où se situe l'accusation, le ministère public.
    On retrouve Bosch en enquêteur et Maggie son ex comme adjointe.
    L'intérêt de ce livre réside dans le procès et son approche mais aussi la vision que peut avoir un avocat de la défense propulsé de l'autre côté du miroir, car c'est là le fond du problème. Comment se comporter quand on n'y connait rien ou presque. If faut dire qu'au fil du temps Connelly commence à avoir ses repères et s'il s'entoure de spécialistes, le résultat est plus que probant d'autant que comme aux échecs, Haller est le plus habilité à parer les coups de l'adversaire.
    La volte-face n'est pas due à ce changement radical de la façon de travailler de Haller mais à un témoignage où Bosch aidera le ministère public par un coup fameux tiré du film Le parrain en faisant apparaître un témoin muet qui déstabilisera un témoin de la défense s'apprêtant à trahir le serment prêté et commettre un faux témoignage.
    Haller sur un coup de dé fait libérer l'accusé sans caution, juste sur parole et il s'en mordra les doigts par la suite, car l'homme, Jessup, est dangereux et il le démontrera à la fin du roman qui se termine aussi mal que possible.
    Toute la machine juridique américaine est ici parfaitement rendue et, pour les profanes, suffisamment explicite pour que l'on ne perde pas le fil de l'histoire noyé dans des procédures aussi inexplicables que compliquées.
    Personnages bien campés, un zeste de vie privée, enquête bien menée, intrigue à rebondissement, tellement qu'à un moment j'ai douté (comme Bosch), écriture svelte et posée, bref du Connelly des grands jours, d'où un régal pour ses inconditionnels dont je fais partie.
    Je regrette, cependant, que le polar bien qu'ayant acquis, maintenant ses lettres de noblesse semble demeurer aux yeux de certains éditeurs un art mineur de la littérature à tel point de négliger la traduction. Sans parler de coquilles, il y a des zones d'ombre et phrases ne voulant rien dire. C'est vrai aussi que les correcteurs ont, depuis belle lurette, disparu des salles d'édition. Trop cher, sûrement.
    Comme je sais que 90% des éditeurs me lisent, je persiste et je signe et ne leur fait pas dire.

    4,5 etoile jaune

    J'aurais pu mettre 5/5, mais coup de coeur sur coup de coeur on risque l'infarctus.

    B




    Dernière édition par Lariflette le Mer 12 Sep 2012 - 14:14, édité 1 fois (Raison : correction fautes)

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Sam 19 Oct 2013 - 21:19



    Volte-face.
    Le livre de poche - 540 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Grand avocat de la défense, Mickey Haller est bien surpris lorsque le procureur du comté de Los Angeles le prie un jour de plaider pour l’accusation. Et l’affaire n’est pas des moindres. Incarcéré depuis vingt-quatre ans pour le meurtre d’une fillette, Jason Jessup vient d’être libéré sous caution, le tribunal ayant conclu à la nécessité d’une révision de son procès suite à un test ADN qui semble l’innocenter. Haller est sûr que Jessup est coupable et prend Harry Bosch comme enquêteur et son ex-épouse, Maggie McPherson, comme assistante.
    Mon avis :
    Je ne suis pas nécessaire fan des romans de Michael Connelly, et pourtant je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ce roman, qui voit réunit les deux héros récurrents de l’auteur, Harry Bosch et Mickey Haller, les demi-frères ennemis. Ce sera l’occasion pour eux de faire plus amples connaissances. Ce sera également une chance pour les deux cousines d’apprécier leur tout nouveau lien de parenté.
    Mais revenons à l’affaire, rondement menée, et que j’imaginerai difficilement se passer ailleurs qu’aux Etats-Unis, non à cause des spécificités de leur système judiciaire, mais pour la dimension spectaculaire donnée à cet événement. Un innocent aurait passé vingt-quatre années en prison ! Les erreurs judiciaires existent partout dans le monde, si ce n’est qu’aux USA, le but n’est pas tant de faire reconnaître cette innocence que d’obtenir le maximum de dommages et intérêts. Et là, quel que soit l’Etat dans lequel l’affaire se déroule, aucun n’est prêt à débourser une colossale somme d’argent – surtout si les progrès de la science ne servent qu’à innocenter un pervers.
    En effet, le doute n’est pas permis : Jessup est bel et bien coupable. Reste à le prouver à nouveau, pour qu’il ne retrouve pas la liberté. C’est à un véritable travail de fourmi qu’Harry et Mickey se livreront, recherchant les témoins de l’époque, étudiant point par point les dépositions, pour chercher la faille.
    Car c’est cela aussi, la préparation d’un procès, un travail d’une précision d’horlogerie, où chaque question est soigneusement préparée, pesée, où le témoin "répète", comme un comédien – si ce n’est que lui doit dire toute sa vérité, et le mieux possible. On ne se fait pas de cadeau, au tribunal, on n’hésite pas à fouiller les poubelles (et pire si possible) pour trouver LA faille qui décrédibilisera le témoin – et tant pis si sa vie est jetée en pâture. Il s’en remettra – ou pas.
    Volte-face est un roman "de prétoire", très plaisant à lire, qui m’a redonné envie de découvrir Michaël Connelly et ses héros.

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Ratdebibliotheque le Dim 20 Oct 2013 - 12:56

    Merci pour ton avis, j'apprécie beaucoup cet auteur. L'histoire me dit quelque chose mais je ne suis pas sûre de l'avoir lu ou pas. Est-il récent ?

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Dim 20 Oct 2013 - 13:17

    Oui, il est relativement récent, sa parution date de 2012.

    Pinky
    M
    M

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Pinky le Jeu 13 Fév 2014 - 10:19

    merci pour ces présentations Ratdebibliothèque et Nina

    Céline 37
    LA
    LA

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Céline 37 le Mar 24 Nov 2015 - 18:00

    Le Poète



    L'histoire :
     
    Sean, frère jumeau du journaliste Jack McEvoy, est retrouvé mort au volant de sa voiture de police. Le suicide ne fait aucun doute : Sean n'aurait pas supporté d'avoir échoué dans une enquête sur un crime sadique. Mais Jack n'y croit pas, et plusieurs indices demeurent inexpliqués. Le jour de sa mort, notamment, Sean devait voir un certain Rusher, qu'on n'a pas retrouvé...
    Jack rouvre le dossier. Il découvre que d'autres policiers se sont suicidés après avoir, eux aussi, échoué dans des enquêtes similaires. Une première conclusion s'impose : il y a eu meurtre et l'on a peut-être affaire à un tueur de flics particulièrement redoutable.
     
     
    Ce que j'en ai pensé :
     
    Je dois avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'intrigue, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs inutiles et peu d'action sur une bonne partie du roman.
     
    Pourtant je me suis accrochée et une fois le livre refermé, je ne le regrette pas. Une fois la chasse à l'homme lancée, le rythme est haletant et sans temps mort. On est complètement immergé dans l'enquête.
     
    Certes il y a beaucoup de personnages, il faut s'y tenir pour ne pas s'y perdre. La guerre entre la police locale, le FBI et les journalistes est un peu répétitive, mais je le redis, c'est vraiment très bien ficelé, avec des fausses pistes, des trahisons, des rebondissements et un final auquel je ne m'attendais vraiment pas.
     
    En conclusion c'est un très bon polar efficace et abouti, malgré quelques longueurs et une multiplicité des personnages.


    A relire sur mon blog ici

    Pinky
    M
    M

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Pinky le Mer 25 Nov 2015 - 9:42

    merci Céline pour cette présentation

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Ratdebibliotheque le Mer 25 Nov 2015 - 13:30

    Merci Céline pour cette présentation. Il ne me semble pas l'avoir lu. J'aime bien cet auteur, mais c'est vrai que plusieurs de ses romans comportent des longueurs inutiles, c'est un peu le défaut de l'auteur mais ça vaut la peine d'aller au bout.

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Mer 4 Mai 2016 - 15:16


    Mariachi plaza.
    Edition Calmann- Lévy - 432 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    À l’unité des Affaires non résolues du LAPD, les victimes meurent rarement une décennie après le crime. C’est pourtant ce qui arrive au mariachi Orlando Merced : le musicien succombe à ses blessures dix ans après avoir reçu une balle lors d’une fusillade apparemment sans autre but que celui de faire respecter la loi des gangs et de terroriser la population. L’inspecteur Harry Bosch hérite donc d’une affaire avec un cadavre certes encore frais, mais aux pistes quasi inexistantes. Rien de mieux pour un vieux de la vieille comme lui qui doit enseigner le métier à sa nouvelle coéquipière Lucia Soto. Étoile montante du service après s’être comportée de façon héroïque au cours d’une fusillade, elle n’a néanmoins aucune expérience véritable du travail d’enquête et c’est à Bosch qu’on demande de la former avant de prendre sa retraite. Décision de la hiérarchie.

    Mon avis :

    Harry Bosch est de retour, et cela fera plaisir à ses fans.Il m’a semblé apaiser – ou presque. Il a noué des liens avec sa fille Maddie, dont il a la garde depuis la mort de sa mère (voir Les neuf dragons à ce sujet : celle-ci envisage de devenir policier, un moyen de rébellion comme un autre contre son père, qui veille étroitement sur elle. La vie personnelle d’Harry est remplie de relations inachevées, d’occasion manquée – et il le sait, ne s’attendant plus trop à un changement. Sa carrière – pas sûre qu’il aimerait ce mot – touche à sa fin, plus qu’un an à tirer, plus qu’un an avant que l’on trouve le moyen de ne pas lui verser l’intégralité de sa pension, un grand classique dans la police. Il a aussi le privilège de devoir former une jeune enquêtrice, qui s’est retrouvée à ce poste non en gravissant les échelons, mais grâce à un acte de bravoure qui a permis de la promouvoir. En France, on aurait parlé de « minorité visible ». Atout pour la brigade: elle parle espagnol, langue qu’Harry Bosch ne maîtrise pas vraiment.
    Je me suis demandée comment cette affaire serait qualifiée en France. En effet, il est rarissime d’enquêter sur un « cold casse » dont la victime vient de décéder, des suites de ses blessures reçues dix ans plus tôt, ce qui n’est pas vraiment une belle promotion pour la médecine. En revanche, Orlando Merced était devenu l’image même des minorités victimes des guerres de gang, et l’ancien maire n’hésitait pas à l’exhiber, pardon, le faire participer à ses campagnes.
    Si Harry Bosch devait rédiger le manuel du parfait enquêter, il parlerait tout d’abord d’acharnement : il ne compte pas ses heures, et Lucia, sa nouvelle équipière, non plus. Il ne prend pas toujours le temps de respecter les règles – la paperasserie, les rapports à ses supérieurs ne sont pas ses priorités, et il déplore que cela le soit devenue. Je ne parle même pas du budget à respecter, ou des fonds à trouver dès qu’Harry veut suivre une piste – pas sûre qu’en France, de telles démarches seraient possibles, mais, en même temps, les Etats-Unis sont tellement vastes. Un bon rapport qualité/prix est exigé, et un hébergement bon marché, un restaurant peu coûteux font partie des éléments que les enquêteurs doivent connaître, au point que l’on se demande quand ils peuvent vraiment se concentrer sur leurs enquêtes.
    D’abord, s’appuyer sur ce qu’ont fait leurs prédécesseurs. Harry Bosch n’a pas l’arrogance de se croire meilleur que les autres, il est un, parmi d’autres, et je ne résiste pas au plaisir de citer ses préceptes : Les bons flics ont tous comme un espace creux en eux-mêmes. Un vide où la flamme ne cesse de brûler. Pour quelque chose. Appelons ça la justice. Ou le désir de savoir. Le besoin de croire que les tenants du mal ne sauraient profiter des ténèbres à jamais.
    Puis, être patient. Enquêter est un travail de fourmi, entre lectures de rapport, d’articles de journaux, interrogatoires de témoins qui ont déjà tout dit, qui pensent avoir tout dit, ou qui ne veulent surtout pas tout dire. C’est aussi faire le lien avec d’autres enquêtes, liens que le recul des années permet d’établir – et de montrer que, si les nouvelles technologies ont du bon, rien ne vaudra jamais la communication entre les services de police – il faut simplement s’en donner la peine. Pas toujours facile, pas toujours possible. Au passage, les journalistes en prennent aussi pour leur grade, si prompts sont-ils à écrire ce qui les arrange. Quant aux hommes politiques, ils pensent d’abord aux élections, au pouvoir, et tout ce qui peut leur être utile est bon à prendre. Mais Harry Bosch le savait déjà, son équipière s’en doutait largement aussi. Ajoutons qu’Harry ne lui cache pas que faire équipe avec lui n’est pas sans risque (voir presque tous les tomes précédents) mais il n’est pas de policiers sans faille.
    Mariachi plaza ravira les fans de Connelly, et plaira aux amateurs de romans policiers.
    PS : le titre anglais est The burning room. A la lecture du roman et à la façon dont Harry Bosch considère le rôle du policier, je le trouve plus parlant.

    Pinky
    M
    M

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Pinky le Jeu 5 Mai 2016 - 10:16

    merci pour cette présentation

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Ratdebibliotheque le Jeu 5 Mai 2016 - 15:57

    Merci pour cette présentation, Nina.
    Je le note, en plus j'adore ce personnage d'Harry Bosch.

    Nina
    ML
    ML

    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Nina le Jeu 5 Mai 2016 - 16:33

    Merci Pinky et Ratdebibliothèque pour votre visite.
    @Ratdebibliothèque : c'est le tout dernier tome des aventures d'Harry Bosch,le 20e (deux restent encore traduire en français).

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    Re: CONNELLY, Michael

    Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 4:56


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