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    LIBERATI, Simon

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    LIBERATI, Simon

    Message  Nina le Ven 9 Déc 2011 - 12:57



    Jayme Mansfield 1967

    Edition Grasset - 197 pages.

    Mon résumé :
    Vie et mort tragique de Véra Jane Palmer, alias Jayne Mansfield, actrice, amante et mère.

    Mon avis :
    Je n'ai jamais vu un seul de ses films - jamais. Je ne crois pas que la télévision en diffuse et s'il est une chose que je ne fais pas, c'est courir les cinémathèques - j'ai beaucoup de mal désormais à suivre un film dans son intégralité. Si je connais l'actrice, c'est par procuration : sa fille Marishka Hargitay est l'héroïne de New York Unité spéciale.
    Dire que j'ai aimé ce livre ? Spontanément, je dirai non. Je l'analyse tout en gardant mes distances avec lui, je n'ai pas réellement ressenti d'émotions à sa lecture. Pourtant, Simon Libérati montre la tendresse qu'il éprouve pour Jayne Mansfield dans ce récit. Il reconstitue avec soin mais aussi avec chaleur les derniers jours de la star déchue, sans sombrer dans le voyeurisme. Au vue des événements racontés, ce n'était pas tâche aisée.
    Le tour de force est de raconter les vies et les morts de Jayne Mansfield, sa boulimie affective (amants, enfants, animaux) et d'écrire la parabole de la déchéance des stars et de la vulgarisation de l'acteur, produit de consommation comme un autre. Cinq ans après le décès de Marylin, Jayne Mansfield apparaît comme obsédée par l'idée de devenir mythique, de "réussir son envol", à défaut d'avoir pu devenir avec son nouvel amant aussi célèbre que Burton et Taylor, ses voisins. Déjà transparaissent le goût de la publicité, les règlements de compte par journaux et avocats interposés. Déjà, la violence, la drogue, et les excès en tout genre grèvent la vie de l'actrice - et pas seulement la sienne. Le sordide n'est jamais loin.
    Alors, ai-je aimé ? Non, toujours pas. Avec le recul, cette histoire de bruit et de fureur laissent un goût amer, même s'il était bon que certaines vérités soient rétablies.

    caro
    ML
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    Re: LIBERATI, Simon

    Message  caro le Sam 10 Déc 2011 - 14:53

    Merci Nina, ce livre me tente Smile

    Nina
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    Re: LIBERATI, Simon

    Message  Nina le Sam 10 Déc 2011 - 16:39

    Merci pour ta visite Caro.

    caro
    ML
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    Re: LIBERATI, Simon

    Message  caro le Ven 10 Fév 2012 - 16:18



    "Jayne Mansfield 1967"

    Editeur : Grasset - 2011

    Pages : 208 p.

    Genre : Roman contemporain

    Résumé quatrième de couverture :
    « Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »

    Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
    Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
    Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.
    Prix Fémina 2011.
    Avis :

    En lisant ce roman la plus forte impression qui me soit restée c’est « quelle décadence et quel gâchis !». Cette femme qui avait tout pour elle, cette plongée dans la drogue et l’alcool, cette espèce de course après les autres, où elle semble chercher des contacts humains vrais mais qui semblent toujours la décevoir… Quelle tristesse et quel drame !

    Par contre je pensais qu’elle avait été décapitée dans cet accident de la route et j’ignorais que trois de ses enfants étaient à bord, heureusement ils en sortent indemnes. Bref, je me suis rendu compte en lisant ce livre de la part de légende qui entoure Jayne Mansfield. C’est le genre de starlette, blonde à forte poitrine, ‘Maryline Monroe du pauvre’, qui en mourant jeune, et alors qu’elle faisait encore recette, a permis de lancer sa légende. Symbole de tout ce qu’Hollywood a de toc et de faux, machine à broyer les gens, à les enfoncer dans un moule pour qu’ils n’en sortent plu. Elle n’aura d’ailleurs tourné que des nanars dans sa vie alors qu’on lui attribuait un QI au-dessus de la moyenne

    .

    L’auteur en parle comme de la dernière starlette à strass et paillettes d’Hollywood, juste avant que les intellos du cinéma n’imposent leur vision. Leur mépris est d’ailleurs flagrant pour cette starlette déchue. Après, je ne suis pas sûre de regretter un Hollywood tout en démesure où il fallait mourir jeune pour se forger sa légende, obéir au doigt et à l’œil aux patrons des grands studios qui traitaient leurs acteurs en esclave et parfois au mépris de tout sens artistique ou de créativité.



    J’ai été un peu déçue aussi de la brièveté du roman, on en sait trop peu sur Jayne Mansfield, bon d’accord ce n’est pas une biographie, mais aussi sur le Hollywood de l’époque. Je trouve que l’auteur apporte peu d’éclairage sur cette époque pour lui charnière entre le ‘Hollywood strass’ représenté par Jayne Mansfield et celui qui va être dominé par les intellos et la haute bourgeoisie, enfin c’est ce que dit l’auteur.

    Bref, j’ai eu une sensation d’inabouti. Peut-être est-ce aussi mon côté voyeur qui n’a pas été totalement satisfait car ces vedettes mettaient sans arrêt leur vie en scène, vivaient pour les tabloïds au point que leur existence leur échappait totalement et qu’on en redemande encore et encore. C’est toujours le cas actuellement, cette haine/amour avec les paparazzis, qui sont le seul moyen pour beaucoup de continuer à faire parler d’eux mais qui finissent ridicules et pire que des bêtes aux abois. Ca a quelque chose de fascinant mais surtout de tragique et d’inhumain.



    C’est à tout cela que m’a fait penser le roman mais je ne suis pas certaine que c’était le propos de l’auteur qui insistait davantage sur cette cassure dans l’histoire de Hollywood. Mais le roman est trop bref pour que je m’en fasse une véritable idée.





    Nina
    ML
    ML

    Re: LIBERATI, Simon

    Message  Nina le Ven 10 Fév 2012 - 20:46

    Je suis d'accord avec toi Caro : le roman est trop bref, on reste sur sa faim.

    caro
    ML
    ML

    Re: LIBERATI, Simon

    Message  caro le Sam 11 Fév 2012 - 11:24

    Merci Nina de ton passage Very Happy

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    Re: LIBERATI, Simon

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