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    BRUTSCHE Alphonse

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    BRUTSCHE Alphonse

    Message  Pinky le Lun 9 Juil 2012 - 18:24

    LA GUERRE DES GRUULS



    SF

    233 pages édité au fleuve noir en 1971

    Résumé

    En cette année 2413, l’homme n’avait jamais encore rencontré sur sa route une intelligence qui pût lui être comparée. Les trois astronefs en forme de losange qui apparurent un jour dans le ciel de la planète Arbolea, avant-poste humain situé à 120 années-lumière de la Terre, était donc le message à la fois tant attendu et tant redouté, le message d’un ailleurs inconnu, insoupçonnable, l’apparition du concurrent, de l’ennemi peut-être.
    Lorsque les astronefs en fer de lance furent au-dessus de la capitale planétaire d’Arbolea, toute vie disparut brutalement de la ville, sans qu’aucun signe n’eût permis de déceler une attaque quelconque. Quoi qu’ils lançassent, les vaisseaux d étrangers possédaient l’arme absolue, l’arme des conquérants, celle qui permet d’éteindre la vie comme on souffle la flamme d’une bougie, sans que la matière inerte fût le moins du monde endommagée.
    C’est ainsi que commença la longue guerre qui opposa pendant plus de vingt ans les humains aux Gruulls. Mais qui étaient les Gruulls ? D’où venaient-ils ? Que voulaient-ils ? Et s’agissait-il réellement d’une guerre ?

    Mon ressenti

    N’étant pas une férue de batailles ou de guerres en tout genre, j’ai eu peur en lisant les premiers chapitres. Agréable surprise puisque l’auteur a su rapidement me captiver, il ne s’étend pas non plus sur ces combats qui sont sans issue (d’ailleurs pour nous les hommes !).

    J’ai aimé l’idée de l’auteur de construire son histoire sur la méprise, l’incompréhension entre deux peuples : un simple mouvement et tout bascule, cela amène la guerre. Tout le monde connait ce fonctionnement qui parfois d’un simple rien, tout dégénère ! C’est le même mécanisme qui existe entre moi et l’autre lorsque je ne fais pas l’effort de comprendre ou de rejoindre l’autre dans ses valeurs, ses représentations. Notre peuple et celui des Gruulls n’ont pas la même vision de la vie, des formules d’attaque ou de politesse…

    J’aime l’idée aussi que pour « faire » un Gruull, il faille deux autres formes de vie. Chez nous, nous acquérons de la sagesse en vieillissant, pour les Gruulls, c’est à la naissance jusqu’à l’âge adulte qu’ils ont une sagesse, un regard sur le monde, une compréhension de l’autre (parce qu’avant de naître « réellement », l’histoire et les valeurs de leur peuple leur est transmise). Ils ont donc dès la naissance une vaste connaissance de ce qui les entoure.

    Si je prends un peu de recul, je ne peux m’empêcher de penser que ces Gruulls nous ressemblent un peu… car à bien y regarder, notre ouverture d’esprit est plus féconde lorsque nous sommes enfants, adolescents, jeune adulte… puis au fur et à mesure que nous vieillissons, cela nous demande un « effort » pour maintenir une ouverture, car plus nous avançons dans l’âge plus nos mécanismes de protection augmentent annihilants parfois notre envie d’ouverture….

    Un bon moment de lecture et de découverte…


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