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    MONTALBAN Manuel Vasquez

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    MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Mar 18 Jan 2011 - 20:07

    Ménage à quatre



    Roman

    90 pages édité en mars 2007 chez points

    Résumé

    Le
    corps de la belle Carlota est retrouvé flottant dans un étang.
    L'autopsie révèle qu'elle était enceinte, à l'insu de son mari. Le
    quatuor de bourgeois blasés formé par les couples Carlota-Luis et
    Pepa-Modolell se brise d'un seul coup. Modolell, puis Luis, sont accusés
    du crime. Et si c'était plutôt l'amant mystérieux qui avait fait le
    coup ? Une brève histoire cruelle d'un grand maître de la satire sociale
    et du suspense policier.

    «Les apparences sont trompeuses, mais elles sont encore ce que nous avons de plus solide. L'apparence, c'est la réalité.»


    à Barcelone, Manuel Vázquez Montalbán (1939-2003) fut journaliste,
    critique gastronomique, poète, essayiste et romancier. Fervent opposant
    au franquisme, il découvre l'écriture en prison. Il est l'auteur des
    célèbres enquêtes du détective Pepe Carvalho, disponibles en Points
    Policier.

    Mon avis

    Un petit livre
    qui titille pas mal : court, incisif, l'auteur emmène le lecteur non pas
    dans une sordide histoire policière mais dans une valse à plusieurs
    entre 4 amis que tout unis (semble-t-il) et un 5 ème qu'ils utilisent
    pour les unifier un peu plus...

    une histoire d'amitié, d'amour,
    de haine, très vite, j'ai été très touché par la froideur sous la
    chaleur de l'amitié, par la dissécation des sentiments, de leur
    construction, ... et bien sûr cela m'amène à regarder mes propres
    relations avec mes amis, mes copains, mes relations... bref qu'est-ce
    qui fait que deux personnes ou plus sont unies, qu'est-ce qui maintient
    ce lien ? images, représentations, projections, sentiments, ... tout
    cela baigne nos relations...

    Un petit livre très riche, l'auteur
    fait référence à des moments (franquisme, l'auteur a été emprisonné, et
    cela se sent) historiques, à des références livresques (que je ne
    connais pas spécialement, donc à voir !), des films pour appuyer ses
    personnages ou des instants (j'adore), de la musique... C'est un livre
    que je relierai une autre fois, tant il est riche...

    Cinq
    personnages, de relations duelles en relations triangulaires, les
    relations se forment, et se défont, le lecteur assiste à ce balai
    magique... l'intrigue devient secondaire (le meurtre), le dénouement est
    diabolique...

    A découvrir vivement

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Jeu 27 Jan 2011 - 21:19


    Titre : Les thermes.
    Auteur : Manuel Vasquez Montalban.
    Editeur : Points.
    Nombre de pages : 309.

    Quatrième de couverture :

    Sur les conseils de son médecin, Pepe Carvalho se rend aux Thermes, centre de remise en forme ultramoderne. Il y côtoie un ancien colonel franquiste, un terroriste basque et des mannequins italiens venus reprendre du poids. La tension monte lorsque l'on retrouve dans la piscine le cadavre de Mme Simpson, une riche Américaine. Carvalho entame à peine son enquête, que le sang coule à nouveau.

    Mon avis :

    J'adore le personnage de Pepe Carvalho, que j'ai découvert non grâce aux romans de Manuel Vasquez Montalban, mais grâce à une série télévisée diffusée par Arte. Dans ce tome, il lui arrive la pire chose qui pouvait arriver à notre détective privé. Non, on ne lui retire pas sa licence. Pire : ce détective gastronome va devoir se mettre au régime, sa santé et sa longévité sont en jeu.

    Autant dire qu'il va passer un sale moment en cure. Autant dire qu'il va nous décrire avec un oeil sarcastique les traitements qu'il va subir. Si ce n'est que Pepe ne va pas pouvoir profiter sereinement des traitements qui lui sont affligés... pardon, proposés. Un premier cadavre est découvert, puis un second, puis un troisième... et voilà Pepe qui va reprendre du service, pas forcément de gaieté de coeur. N'était-il pas là pour se reposer ?

    Son enquête va l'emmener dans les méandres d'un passé que certains auraient bien voulu voir définitivement oublié. Surtout, l'auteur ose la carte de la parodie, en convoquant tout ce qui fait la matière des thrillers contemporains : tueurs à gage, espionnage, psychopathe, psychotique, tueurs qui s'entre-tuent, avec un soupçon de guerre froide et des litres d'hémoglobine. Bref, ce roman est proprement jubilatoire, tant il se joue des codes.

    Heureusement, dans ce monde de masque, apparaissent deux personnages, Arancha et un jeune fromager incroyablement doué pour les claquettes, deux jeunes gens dont la timidité n'est pas de l'hypocrisie. Entre deux meurtres, ils brodent une délicate histoire d'amour, dont nous pouvons sans peine imaginer la suite, hors pages.
    Je laisse le mot de la fin à Sanchez Bolin , l'écrivain témoin :

    - Sept morts. Invraisemblable. Si je me permettais de mettre sept morts dans un roman, mon éditeur me le jetterait à la figure.

    Pinky
    M
    M

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Ven 28 Jan 2011 - 10:22

    Nina a dit : "- Sept morts. Invraisemblable. Si je me permettais de mettre sept morts dans un roman, mon éditeur me le jetterait à la figure." hé, tu écris Nina.... un policier aussi !

    merci pour cet avis,

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Dim 21 Avr 2013 - 22:11


    Titre : Le labyrinthe grec.
    Auteur : Manuel Vasquez Montalban.
    Editeur : Points.
    Nombre de pages : 204.

    Quatrième de couverture :

    Le Labyrinthe grec nous entraîne dans une Barcelone désossée par les travaux des Jeux Olympiques. Tout le clan Carvalho est au rendez-vous : Charo, la pétillante prostituée, compagne des bons et mauvais jours, Biscuter, l'assistant à la fois secrétaire et cuisinier, Bromure, l'informateur fidèle.

    Mon avis :


    J'aime Manuel Vasquez Montalban, j'aime son personnage de Pepe Carvalho, je passe toujours d'agréables moments en leur compagnie. Cependant, je suis un peu restée sur ma fain, faute peut-être, de me sentir proche du thème abordé.
    Pepe vieillit, Pepe ne se sent plus aussi réactif qu'avant face aux enquêtes qui lui sont confiées. Il a perdu son meilleur indicateur, et n'a pas envie de le remplacer, même si le rythme de ses enquêtes s'en trouvent ralenti et s'il s'interroge sur les raisons de cette fidélité posthume. Il évite Charo, et même Biscuter se retrouve disqualifié dans son emploi d'assistant.Pourtant, il aurait bien besoin d'aide, pour retrouver un Grec et surveiller une jeune femme aux horaires et aux moeurs très libres (moralité : il faut toujours frapper avant d'entrer).
    Le temps passe et emporte avec lui la Barcelone populaire, pour faire placer à une Barcelone moderne, apte à accueillir les jeux olympiques. Les souvenirs de la dictature passée semblent aussi s'en aller, pour laisser la place à une jeunesse désœuvrée, des artistes en manque d'inspiration, des femmes abandonnées. Ne parlons pas non plus des magouilles en tout genre, elles sont si nombreuses que l'auteur perdrait son temps à les dénombrer - et nous à les lire. Il préfère nous ouvrir l'appétit en donnant des recettes de cuisine, Pepe Carvalho, comme Montalbano, aime la bonne chair.
    Alors oui, Pepe Carvalho est davantage mené par l'enquête qu'il ne la mène. Il voit jusqu'où l'argent et le pouvoir peuvent aller, et ce n'est pas très beau. Mais il le savait déjà. Reste à savoir s'il pourra sauver le plus important pour lui.

    Pinky
    M
    M

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Lun 22 Avr 2013 - 8:54

    merci Nina

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Lun 22 Avr 2013 - 9:30

    Merci Pinky pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Ven 8 Mai 2015 - 11:57

    Le petit frère.
    Edition Points -225 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    « Petit frère » ! C’est ainsi que jadis ses camarades appelaient Leocadio Mínguez, lorsque la dictature étouffait le peuple d’Espagne, et que Pepe Carvalho croupissait en prison avec lui et d’autres compagnons d’infortune. Depuis cette époque, bien des choses ont changé. L’ancien « rouge » Leocadio est devenu un affairiste, et sa fortune est évaluée à trois milliards de pesetas. Harcelé par la presse pour quelques affaires douteuses, il fait brusquement la une des journaux qui annoncent son suicide. Persuadé qu’il ne s’est pas donné la mort mais qu’il a été assassiné, un de ses vieux camarades engage le détective Pepe Carvalho.

    Mon avis :
    Barcelone, encore et toujours. Barcelone est la ville phare du roman policier espagnol – ou devrai-je dire du roman policier catalan ?
    Pepe Carvalho est le héros de Manuel Vasquez Montalban. Il est seul, à cette période de sa vie. Charo, sa compagne, l’a quitté, Bromure, son indic, est mort. Seul Biscuter reste fidèle au poste, rêvant à des stages de cuisine.
    Ce livre comporte huit nouvelles. Celle qui donne son titre au recueil est aussi la plus longue (une centaine de pages). Elles apparaissent comme autant de figures de style, l’une est sous-titrée « Conte de Noël », deux autres sont des hommages à Agatha Christie : la première nous plonge en pleine première guerre mondiale, la seconde rappelle les meilleures enquêtes de la reine du crime (huis-clos familial, majordome très zélé, vieille dame dont on désirait le trépas) comme une variation sur un thème éternel. Même le chien qui n’a pas aboyé en présence du criminel n’est pas oublié !
    Si les nouvelles peuvent être plus légères (« L’exhibitionniste »), ou nostalgiques, elles montrent aussi qu’on ne peut protéger des personnes contre leur gré. Le passé est la clef de ses histoires, il est impossible d’oublier les années de lutte contre Franco – et nul ne le lui demande. Les amitiés, les affinités nées pendant ces années-là sont restées, qu’il qu’il ait pu se passer après – les inimitiés aussi, pour ne pas dire qu’elles se sont accentuées.
    Le petit frère est un recueil de nouvelles douces-amères, à apprécier pour connaitre l’Espagne contemporaine.


    Dernière édition par Nina le Ven 8 Mai 2015 - 13:00, édité 1 fois

    Pinky
    M
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    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Ven 8 Mai 2015 - 12:24

    merci Nina pour cette nouvelle présentation, je ne suis pas fan des nouvelles mais il me tente bien

    Je ne comprends pas ta phrase "à apprécier pour contraire l’Espagne contemporaine"

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Ven 8 Mai 2015 - 13:56

    Pinky a écrit:merci Nina pour cette nouvelle présentation, je ne suis pas fan des nouvelles mais il me tente bien

    Je ne comprends pas ta phrase "à apprécier pour contraire l’Espagne contemporaine"

    Faute de frappe Embarassed et pourtant, j'en ai déjà corrigées plusieurs : "pour connaître l'Espagne contemporaine".

    Pinky
    M
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    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Sam 9 Mai 2015 - 8:56

    cela arrive régulièrement à tous, mais je n'arrivais pas à mettre dans le bon ordre. Merci

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Sam 16 Mai 2015 - 18:44

    Tatouage
    246 pages.

    Mon résumé :

    Pepe Carvalho a 37 ans. Il a bourlingué. Il vit à Barcelone et, en cette année 1976, l’Espagne s’éveille à la démocratie. Un corps est retrouvé, flottant dans la mer. Impossible de connaître l’identité de cet homme, défiguré. Seul indice : un tatouage, « Né pour révolutionner l’enfer ». Un gérant de salon de coiffure demande à Pepe d’enquêter et de découvrir son identité.logoespagnesharon2

    Mon avis :

    Eureka ! J’ai trouvé le premier tome des aventures de Pepe Carvalho, détective privé désabusé, amateur de femmes, de bonne chair (et non d’horribles plats tout préparé), qui brûle des livres dans sa cheminée, hiver comme été. Il est en couple avec Charo, qui exerce le plus vieux métier du monde. Biscuter ne travaille pas encore pour lui. Il a pour indic Bromure, persuadé que l’eau et la nourriture contiennent… du Bromure, pour freiner les ardeurs de la population. Prévoyant, il met de côté pour ses vieux jours.

    L’enquête dont il est en charge l’étonne : retrouver l’identité d’un mort ? La police la connaît certainement, même si elle ne veut pas la dévoiler dans les journaux. Pourquoi Ramon, gérant d’un salon de coiffure, ne va pas tout simplement le demander au commissariat ? Non, cet homme, dont on murmure qu’il s’est déclassé par amour pour la belle Queta, manucure de sa femme et désormais coiffeuse, veut que Pepe enquête, et il le fait (en plus, c’est bien payer).

    Malheureusement, ce n’est pas aussi facile que cela paraît. La mort de ce jeune homme a mis la police en mouvement. Elle a même fait de sacrés coups de filet – pourquoi n’en faire qu’un quand on peut en faire plusieurs, taper dans les milieux de la drogue et de la prostitution. Pepe suit les pistes qui se présentent, se rendant aux Pays-Bas, pays dont la liberté fait peur aux ouvriers espagnols qui y ont trouvé du travail. Non, une telle bêtise n’est pas dite ou pensée par Pepe, mais par la police hollandaise qui aimerait bien embaucher ( ou débaucher, c’est selon) Pepe, pour veiller sur ses populations si sensibles, si fragiles, si faciles … à renvoyer. C’est leur triste vie que nous montre Vazquez Montalban, celles d’hommes obligés de vivre loin de leur famille pour subvenir aux besoins des leurs.

    Pepe paie de sa personne au cours de cette enquête, il n’est pas sans rappeler Nestor Burma – dans ses moments les plus douloureux. Certains taxent Pepe de misogynie, de machisme. Ce n’est pas si simple. Il n’hésite pas à tabasser un mac – au grand dam de celle qui travaille pour lui, alors que son « chéri » se roule royalement les pouces. Il porte un regard acéré sur les femmes qui vivent dans un roman, non dans la réalité, pour celles qui se donnent des frissons à peu de frais. L’adultère, oui, mais en restant une femme respectable et respectée. Quand une femme s’ennuie trop, son riche mari lui offre un magasin de vêtements, comme avant on offrait un bureau de tabac aux jeunes filles séduites. Misogynie ? Constat dû à l’observation de ce qui l’entoure, et Pepe ne pourrait résoudre ses enquêtes s’il n’avait un oeil acéré.

    Tatouage, ou un roman policier presque parodique, dans une Barcelone des années 70, bien loin de celle des jeux olympiques qui nous fait découvrir des quartiers chers aux cœurs des auteurs catalans – et ceux qui y vivent.

    Pinky
    M
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    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Pinky le Dim 17 Mai 2015 - 10:55

    merci Nina pour cette présentation très complète

    Nina
    ML
    ML

    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

    Message  Nina le Dim 17 Mai 2015 - 11:26

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: MONTALBAN Manuel Vasquez

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