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    ISHIDA Ira

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    Pinky
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    ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Dim 25 Aoû 2013 - 10:27

    IKEBUKURO  WEST  GATE  PARK (t.2)



    Roman « policier »
    , édité chez Picquier Philippe en avril 2009

    288 pages

    Résumé

    Quand je suis sur la même longueur d’ondes que les bruits de la rue, je deviens une partie de la ville, comme un caillou ou une feuille morte. C’est pas si mal de vivre tapi dans les tréfonds d Ikebukuro, même sans argent, sans rêve, et sans fille. Qui attendrait d’un caillou qu’il se repente, et qui voudrait le transformer en diamant ?
    Makoto a vingt ans et quand il ne tient pas un petit étal de fruits avec sa mère, il démêle les embrouilles du son quartier de Tôkyô et vient en aide aux mômes perdus d Ikebukuro. Oh, pas par grandeur d’âme. C’est juste que j’ai l’impression de me voir dans un miroir.

    Mon ressenti

    Quatre aventures dans une banlieue japonaise Ikébukuro West Gate park. C’est l’occasion de découvrir les gangs régnants dans la ville et de découvrir le personnage principal Makoto.
    Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est de montrer autrement les gangs et la jeunesse autour d’intrigues simples mais bien élaborées avec suspense et rebondissements et le style est vif. Il n’y a pas de morts d’hommes, ni de violence à outrance…
    Autour de l'enlèvement d'un jeune garçon souffrant de LD (learning disability, c'est-à-dire de difficultés à apprendre) accro aux chiffres ou d’une prostituée japonaise au "même prix" que les étrangères en proie avec les yakuza,  ou d’un jeune PDG ayant inventé une nouvelle monnaie pour aider les jeunes du quartier confronté à des faussaires ou de mystérieuses agressions de SDF avec des os fracturés des pieds vers la tête...  C’est une vision de Tokyo loin des clichés aseptisés et qui pourtant n’est pas sans rappeler certains parallèles de chez nous !

    Le livre est écrit à la première personne du singulier, ce qui fait que je me  suis retrouvée dans la peau de ce jeune homme de 20 ans qui se cherche. En tout cas, en attendant de répondre pleinement à cette question, j’ai apprécié d’être dans sa peau, car il aide à sa façon à résoudre, à aider, les embrouilles qui touchent les personnes de son quartier. Avec doigté, poésie, finesse, il sait comment démêler les nœuds et tirer parti de ses connaissances diverses et variées (même si c’est du système D) !
    L’auteur a écrit plusieurs tomes sur cette banlieue et reprend le même principe. Celui-ci est le tome II, je n’avais pas percuté lors de l’achat mais cela ne pose pas de problème pour la compréhension.

    A découvrir

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Dim 25 Aoû 2013 - 10:51

    Merci pour cette présentation Pinky.
    Les trois tomes sont dans ma PAL.

    Pinky
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    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Lun 26 Aoû 2013 - 10:27

    merci Nina d'être passée me voir

    Nina
    ML
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    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Mer 3 Déc 2014 - 22:43


    Ikebukuro West Gate Park
    Edition Philippe Picquier - 389 pages.

    Quatrième de couverture

    Bienvenue à Ikebukuro West Gate Park. Un square ouvert aux aventuriers urbains, à la sortie ouest de la gare d’Ikebukuro. C’est là que Makoto et ses amis ont établi leur QG. Makoto a dix-neuf ans, et c’est un trouble shooter, un « solutionneur d’embrouille ». Des embrouilles, il n’en manque pas dans ce quartier où se rencontrent gamins à la dérive, yakuzas, filles perdues et clandestins dans le Japon de l’envers. Avec pour seules armes et son énergie et sa débrouillardise, Makoto résout les énigmes, vient en aide à ceux qui sont dans la détresse, et tente de ramener la paix dans les rues menacées par une sanglante guerre des gangs…
    Mon avis :
    Quelle image avons-nous du Japon ? Un pays calme, serein, zen, où tout est bien rangé, bien ordonné, bien hiérarchisé ? Où les adolescents se préparent très tôt à une bonne carrière, en visant l’excellence dès le plus jeune âge ? Si la lecture des romans de Ryu Murakami n’a pas déjà changé votre vision de ce pays, je vous donne rendez-vous à Ikebukuro.
    Vous trouverez facilement : c’est un quartier de Tokyo, célèbre pour ces commerces et sa librairie, la plus grande de la ville. Ici vit Makoto. Il n’a pas fait « de bonnes études », il a simplement terminé, tant bien que mal, le lycée technique. Il aide maintenant sa mère dans son petit commerce. Il est malgré tout mieux loti que ses amis. L’un d’entre eux, pourtant promis à un brillant avenir, ne quitte plus sa chambre, au grand désarroi de sa mère. Un autre a rejoint les yakouses, seuls moyens qu’il a trouvé pour se faire des amis. Makoto est aussi un « solutionneur d’embrouille », ou un « peacemaker », comme il se présentera lui-même, avec justesse, dans la quatrième nouvelle de ce recueil.
    En effet, ce livre se compose de quatre grandes nouvelles policières, qui donnent une image glaçante de la jeunesse japonaise. L’argent ne fait rien à l’affaire, ou presque : la jeunesse dorée est toute aussi désœuvrée, elle a même des divertissements que d’aucuns ne peuvent soupçonner. Quant à ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche, ils leur restent peu de solutions. La prostitution, pour gagner vite de l’argent ? Un mariage, des enfants, pour devenir une femme respectée ? Petits boulots, petites combines ? La violence est partout, presque légitimée, tant personne ne songe à porter plainte. Les adultes n’interviennent que lorsque leur seuil de tolérance est atteint – c’est à dire quand un décès est à déplorer, ou quand la guerre civile est proche. Ne croyez pas que j’exagère.
    Makoto, lui, évolue au fil du texte. Il se cultive, déjà, en écoutant de la musique classique – et tant pis s’il semble bizarre aux yeux des autres. Il garde les yeux grand ouvert, observant ce qui se passe dans son quartier, qu’il connaît parfaitement. Jeune encore, il est parfaitement lucide sur ceux qui l’entourent, dut-il en souffrir. Il ne se ménage pas, et encaisse lui aussi des coups, physiquement, moralement. Il n’est pas pour rien le narrateur de ce récit dont Ikebukuro est le personnage principal.
    A lire si vous aimez les romans policiers qui sortent de l’ordinaire.

    Pinky
    M
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    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Jeu 4 Déc 2014 - 9:57

    merci Nina pour cette présentation, il me reste à découvrir cet opus qui est le premier. J'aime bien l'idée de la construction de ces livres et du regard qu'ils apportent

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Jeu 4 Déc 2014 - 22:36

    Merci Pinky pour ta visite.
    Il faut que je retrouve les tomes 2 et 3, ils sont encore dans les cartons.

    Pinky
    M
    M

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Ven 5 Déc 2014 - 10:21

    tu n'as pas fini de ranger tous tes livres affraid c'est la première chose qu'il faut faire dans une nouvelle maison beaux yeux bisous bonne continuation

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Sam 6 Déc 2014 - 23:56

    Je viens de retrouver le tome 3 ! Pour les rangements, j'attends de pouvoir m'acheter d'autres bibliothèques.

    Pinky
    M
    M

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Dim 7 Déc 2014 - 10:18

    je comprends tout à fait ton problème

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Jeu 12 Fév 2015 - 14:24


    Ikebukuro West Gate Park II.
    Edition Philippe Picquier - 292 pages.

    Mon résumé :

    Nous retrouvons, au cours de quatre enquêtes, Makoto, le solutionneur d’embrouilles officiel du quartier d’Ikebukuro. Toujours ami avec Le Singe, proche des yakusas, toujours vendeurs de fruits et légumes pour des salarymens, il écrit des chroniques dans un journal, mais surtout, il est toujours volontaires pour aider ce qui le lui demande – et même ceux dont il a croisé la route par hasard.

    Mon avis :

    Comme dans le premier volume, nous retrouvons Makoto au coeur de quatre récit. Si je devais trouver un point commun entre eux, ce serait l’impression de solitude qui s’en dégage – j’excepte peut-être « Un dieu vert pomme », récit qui m’a le moins touché en dépit de ses projets altruistes. Seul, le môme-compteur, différent des autres, incapable de rentrer dans le moule scolaire, avec un père yakusa, une mère présentatrice vedette, et un grand frère plus que velléitaire. Mis à part sa mère, puis Makoto, qui s’intéresse suffisamment à lui sans le faire souffrir ? Même solitude pour Kao, onze ans, maigre à faire peur, qui adore les livres mais est livrée à elle-même pendant que sa mère, si immature que je me suis demandée si elle n’était pas handicapée mentale, gagne leur vie en tant qu’objet de consommation comme un autre dans un bar. « Prostitution », oui, disons le mot, dans un quartier où la concurrence des étrangères et surtout de leur protecteur est rude. Quant à la nouvelle « Casseur d’os », tout est dans le titre. Je pourrai, en rédigeant cet avis, jouer sur la corde sensible en montrant à quel point les victimes – des sans domiciles fixes – sont vulnérables. Dans un pays où une centaine d’entre eux meurent tous les hivers (le chiffre m’a abasourdi), ils font tous preuve d’une rare dignité. Même quand certains jeunes, désoeuvrés, alcoolisés, les tabassent pour s’amuser le soir. Il serait faux de dire que la police est indifférente, c’est simplement qu’elle ne parvient pas à résoudre certains passages à tabac inexpliqués. C’est là que Makoto intervient.
    Il intervient parce que, à moins qu’on ne lui ait demandé expressément (c’est bien d’être ami avec le chef des G-Boys), il est touché par le destin de chacun, et veut qu’il puisse le poursuivre sereinement, pas qu’il soit interrompu parce qu’un lâche ou un illuminé en a décidé autrement. Il n’est pas le seul à être capable d’altruisme, je vous rassure tout de suite, et il peut compter sur une alliée de choix, capable de faire plier par sa logique, son assurance et son sens de l’organisation les plus aguerris des gardes du corps. Je veux bien sûr parler de sa mère. Les chiens ne font pas des chats.
    Ce second recueil se termine sur la quête de plaisir et de musique qui réunit les jeunes. Il annonce le tome 3 : Rave d’une nuit d’été.

    Pinky
    M
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    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Ven 13 Fév 2015 - 10:48

    merci Nina pour cette présentation. Il y a un belle progression entre le 1 et le 2. Je n'ai pas encore lu le 1.

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Ven 13 Fév 2015 - 11:54

    Merci Pinky.
    Oui, une belle progression, et des amitiés qui restent.

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Ven 13 Fév 2015 - 11:56


    Ikebukuro West gate park 3 : rave d'une nuit d'été;
    Edition Philippe Picquier - 173 pages.

    Mon résumé :

    Quand le chef des G-Boys, avec lequel vous êtes ami, vous invite à une « surprise », vous ne vous défilez pas, vous y allez. Quand il vous dit de venir avec votre petite amie (hi, hi) et qu’il sait pertinemment que vous n’en avez pas, vous amenez Eddy, un métis qui adore faire la fête. Mais ce n’est pas pour le plaisir de lui faire partager une rave que le chef des G-Boys a invité Makoto, le démêleur d’embrouilles, non, c’est pour lui montrer qu’une nouvelle drogue a fait son apparition, et qu’elle fait des ravages.

    Mon avis :

    Voici le dernier volume des aventures de Makoto, toujours vendeur de fruits à Ikebukuro West Gate Park, toujours en train de résoudre des problèmes, avec l’aide bienveillante de sa maman, qui le laisse quitter plus tôt le magasin si nécessaire.
    La drogue, ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout le rayon de Makoto. La drogue existe, il en est conscient, mais il ne « pratique » pas, au contraire de la jeunesse japonaise qui en prend pour pouvoir s’amuser jusqu’au bout de la nuit, et même au-delà, quitte à se mettre le cerveau en ébullition, quitte à ne plus se souvenir de ce qu’elle a fait durant tout ce temps. Les conséquences ? Ils s’en moquent. Je n’ai pas dit qu’ils n’en étaient pas conscient, ils savent parfaitement que la mort peut être au bout du chemin. Qu’importe ? Ils ne vivent que pour l’instant présent, et sont prêts à tester toutes les substances possibles – tant qu’elle leur fait plus d’effets que la précédente.
    Ajoutez à cela qu’il y a de la « vraie » drogue, presque breveté, et de la « fausse », qui imite celle qui remporte du succès – en étant plus dangereuse. Plus qu’une affaire de drogue, c’est à une affaire de lutte de territoire que nous assistons, entre ceux qui veulent garder le leur, et ceux qui veulent le conquérir.
    Et Makoto, dans cette intrigue ? Comme l’écriture est rétrospective, nous découvrons les reproches qu’il s’adresse – après coup, les faits qu’il aurait dû voir, les mots qu’il aurait dû interpréter. Il est particulièrement dur avec lui-même, et ce n’est pas moi qui irai lui reprocher son manque de compassion envers les dealers. « Bien fait pour eux », dit-il, quand ils ont eu peur de mourir, spontanément, comme une colère face aux morts qu’il n’a pu empêcher.
    Rave d’une nuit d’été, ou un coup de projecteur braqué sur une jeunesse japonaise désabusée.

    Pinky
    M
    M

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Pinky le Ven 13 Fév 2015 - 18:28

    merci Nina pour cette trilogie à découvrir

    Nina
    ML
    ML

    Re: ISHIDA Ira

    Message  Nina le Ven 13 Fév 2015 - 18:41

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: ISHIDA Ira

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