Au Fil des lignes

Voici un endroit où partage, respect et convivialité sont les maîtres mots. Si vous aimez, lire rejoignez-nous !


    de CECCATTY René

    Partagez

    Volodia
    LA
    LA

    de CECCATTY René

    Message  Volodia le Ven 11 Oct 2013 - 20:05

    Quatrième de couverture :
     L'accompagnement
    Quatrième de couverture :

    "Dans les derniers jours, il m'a dit, lui qui était écrivain, qu'il n'avais pas eu la force de décrire ce qu'il vivait et que personne encore n'avait pu décrire cette lutte contre la mort à l'hôpital. Il m'a dit qu'un autre ami écrivain - lui aussi très présent à ses côtés pendant toute la maladie - et moi, nous en savions désormais assez pour décrire ce que nous avions vu. C'était un appel".
     
    Mon avis
     
    Le récit est discret, délicat, plein de pudeur mais fort. La maladie nous est dévoilée au fil des pages, pas de titre à sensation. Le malade lui-même ne veut pas dramatiser sa situation et n’informe ses amis qu’au compte goutte de son état.
    Lorsque celui-ci s’aggrave, et le rend de plus en plus faible, son caractère d’un naturel déjà difficile, devient despotique, que ce soit envers ses amis ou le personnel soignant, parce que la maladie l‘emporte sur tout, sensible à chaque bruit, chaque respiration.
    L’auteur supportera tout, avec abnégation, considérant qu’être prêt de son ami est normal, important pour son moral. Il le soutiendra, dans ses moments de d’angoisse, le soulageant du mieux qu’il peut, par sa sa présence, attentif et obéissant au moindre de ses désirs.
    L’auteur, se fait voyeur de l’état physique et des émotions de son ami, mais également du personnel hospitalier, les médecins et les infirmières qui ne jugent pas, qui essayent par leurs qualités humaines et leur empathie, ainsi qu’avec leurs pauvres moyens de rendre sa vie, puis sa fin de vie la moins pénible possible. - le médecin attentif, et les femmes, ces infirmières qui se dévouent pour tous ces hommes qui n’ont aimés que des hommes mais, qui aux derniers instants de leur vie recherchent ou acceptent leur présence - Mais également d’autres membres du personnel soignant et femmes de service qui s’en moquent, imperméables à toute souffrance et qui n’hésitent pas à lui faire comprendre que s’il est là, c’est bien de sa faute et qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Déjà bien beau qu’on s’occupe de lui…
    Il est le témoin presque muet de la déchéance physique de son ami, un corps qui pourrit, les odeurs, sa cécité, son angoisse de se souiller au point de lui demander d’acheter des couches qu’il demandera à la pharmacienne totalement indifférente, de mettre dans un second sac par discrétion et pour éviter au malade, son ami une humiliation de plus. Les sanglots et les larmes de celui qui à la fin de sa vie ne supporte plus la mesquinerie des uns et des autres, qui se tord de douleur, les côtes brisées par le kiné tellement ses os sont devenus friables.
    Ce livre est très beau et je l’ai beaucoup aimé. Là on parle du sida, mais ce qui est décrit dans ce livre peut être le récit de toute personnes en fin de vie, après une longue et douloureuse maladie.

    peyrelong
    ML
    ML

    Re: de CECCATTY René

    Message  peyrelong le Sam 12 Oct 2013 - 0:21

    Merci Volodia

    Pinky
    M
    M

    Re: de CECCATTY René

    Message  Pinky le Sam 12 Oct 2013 - 11:35

    merci Volodia pour cette présentation. Je l'ai lu il y a eu un moment, il me reste en mémoire la déchéance du corps rongé petit à petit par la maladie et la présence sans relâche de l'accompagnement et de son empathie. Un regard sans fioriture, des mots forts

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: de CECCATTY René

    Message  Ratdebibliotheque le Dim 13 Oct 2013 - 13:12

    Merci pour cet avis, je le note.

    Nina
    ML
    ML

    Re: de CECCATTY René

    Message  Nina le Dim 13 Oct 2013 - 14:01

    Merci Volodia pour cet avis.

    Volodia
    LA
    LA

    René de Ceccatty

    Message  Volodia le Lun 23 Juin 2014 - 15:21




    Quatrième de couverture :
    "Que reste-t-il d'un amour, en dehors du temps qui passe au moment où il passe, une fois que l'on a esquivé l'affrontement des amants, une fois que s'est dissipé le trouble de sa présence, la terreur de perdre l'autre ?
    Maintenant que je sais que j'ai perdu Hervé, maintenant que je vois écrite la rupture et que rien ne peut renverser l'ordre du temps, je ne crains plus qu'un mot dangereux ne l'éloigne de moi. Je n'ai plus peur. Cela me donne une grande force. Je peux écrire au présent. J'ai perdu toute nostalgie parce que l'avenir m'a définitivement échappé".
     
     
    Mon avis : Volodia
    Suite au décès d'une amie, écrivain britannique, Harriet Norman, qui a fait de lui son exécuteur littéraire, l'auteur se rend en Angleterre.
    Dans le train qui l'emmène dans le Devon, l'auteur fait la connaissance de Ishmaël, qui intrigué par sa lecture du roman de Harriet Norman, engage la conversation. Marié, hétérosexuel, il s'avère qu'il est aussi l'avocat d'Harriet, qu'il se rend au même endroit que lui et lui propose donc de le déposer chez le notaire s'occupant de la succession de la romancière.
    Toutefois, le manuscrit posthume que celle-ci souhaitait voir publier, s'il le jugeait nécessaire, était inspiré d'une période douloureuse de sa vie qu'il avait eu la faiblesse de lui confier à travers de nombreuses lettres.
    A la lecture de celles-ci des réminiscences de sa liaison avec Hervé, médecin homosexuel refoulé, ayant un besoin maladif d'être aimé mais incapable de donner en retour, obnubilé par le paraître et dans un déni perpétuel, qui lui envoyait des lettres enflammées dès qu'il faisait mine de s'éloigner et l'humiliait en se refusant à lui et en le "cachant" à ses connaissances ; Il décide de brûler le manuscrit tout en éprouvant la nécessité de donner à l'histoire qu'il a vécu ses propres mots et son vrai sens. Il l'a raconte donc à Ishmaël.
    Y a-t-il douleur amoureuse plus profonde et plus radicale que celle de vouloir s'obstiner à être aimé par quelqu'un qui vit cet amour comme une aliénation, un malheur ?
    J'admire l'auteur pour l'instrospection de ses sentiments ; D'avoir eu assez de finesse pour analyser également ceux de son compagnon : Pour son courage à mettre fin à une liaison qui s'étiolait dans une longue litanie de récriminations et de rancoeurs de sa part et qui n'était qu'une succession d'humiliations ; De son effacement en faisant croire à "l'autre" qu'il avait cessé de l'aimer, et ce afin de le dédouaner d'une quelconque culpabilité.

    Pinky
    M
    M

    Re: de CECCATTY René

    Message  Pinky le Mar 24 Juin 2014 - 8:54

    merci Volodia pour cette présentation

    Contenu sponsorisé

    Re: de CECCATTY René

    Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 16:48


      La date/heure actuelle est Dim 11 Déc 2016 - 16:48