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    WENTWORTH Patricia

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    peyrelong
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    WENTWORTH Patricia

    Message  peyrelong le Jeu 26 Déc 2013 - 10:57



    Le point de non retour

    Patricia Wentworth
    Traduit de l'anglais par Patrick Berthon

    Editions 10/18 grands détectives     2000
    287 pages

    Résumé
    Une demeure ancestrale, une jeune infirme, un bel inconnu égaré, la campagne anglaise... Ce décor serait banal si Maggie Bell n'en disparaissait soudain, comme par enchantement. Et Miss Silver, appelée à la rescousse, devra exploiter une fois de plus les ingénieuses ressources de son esprit, acéré comme une aiguille à tricoter, pour démêler un prodigieux écheveau de ragots et de faux bruits, et découvrir ainsi une vérité qui - comme toujours - se cache au fond du puits.

    Mon ressenti
    J'aime beaucoup Patricia Wentworth. Elle a vécu quelques années avant Agata Christie et son héroïne, Miss Silver, pourrait être la sœur jumelle de Miss Marple. Armée de son tricot et de son insatiable curiosité, elle parvient toujours à résoudre les enquêtes et trouver les coupables.
    Mais ce livre m'a déçue : on attend la page 135 avant le 1er meurtre. Il y a beaucoup de personnages nommés tantôt par leur nom tantôt par leur prénom, il faut ajouter à ça le nom des propriétés...Je m'y suis très vite perdue et ne savais plus qui était qui, ni qui habitait où. Au début on pense s'acheminer vers une histoire d'espionnage et de fuite de documents, puis ça bifurque vers le crime crapuleux. Pourtant il n'y manque ni le passage secret, ni l'histoire romantique (où le héros demande la main de la belle après l'avoir vue 2 fois !)
    Si vous devez lire du P. Wentworth - qui est un très bon auteur de polars british - ne commencez pas par ce roman.

    Nina
    ML
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Jeu 26 Déc 2013 - 11:28

    Merci pour cette présentation Peyrelong.

    Nina
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Jeu 26 Déc 2013 - 11:30





    La maison du Loch


    Présentation de l’éditeur :
    Glasgow. Un vieil homme très riche, Elias Paulett, est en train de mourir. Il n’a pas de descendant direct, juste une nièce Hilda, qui vit avec lui et que son secrétaire, Gale, drague en espérant bien mettre la main sur le magot une fois ce dernier décédé. Mais Elias brise net ses illusions : il a une autre nièce, avec qui il n’a jamais eu aucun contact et pourtant, c’est bien cette Ann Vernon qui héritera de lui. Ann, qui vit dans une grande pauvreté, décide de devenir dame de compagnie chez une vieille femme de 80 ans, Mrs Halliday, seule avec son fils, James. Ann est engagée, sans se douter que James est de mèche avec Gale. Et que tous deux projettent son assassinat…
    Mon avis :
    Le sujet du livre aurait intéressé Molière ou Marivaux. Charles et Ann s’aiment, Charles demande Ann en mariage, et Ann refuse. Pourquoi ? Parce qu’Ann est pauvre, très pauvre, au point qu’elle ne se nourrit que de pain sec depuis une semaine, et qu’elle espère bien décrocher enfin un emploi pour manger à sa faim. Charles, lui, n’est pas pauvre, mais pas suffisamment riche pour garder sa propriété familiale.  Bien qu’il l’aime, Ann craint, qu’un jour, quand leur amour ne sera plus aussi fort, érodé par les difficultés quotidiennes, il ne lui reproche cette perte. S’aimer dans les années 30 n’est pas facile – la propre mère d’Ann a été chassée de sa famille car son mari ne convenait pas, son frère a refusé de lui tendre la main après son veuvage, elle s’est tuée à la tâche pour élever sa fille.
    La situation d’Hilda n’est pas tellement plus favorable. Oh, elle est mariée, et bien mariée avec son beau Gale. Seulement… il ne l’a épousé que pour son argent, et ne s’en cache pas. D’ailleurs, c’est ainsi qu’elle a réussi à se faire épouser, en lui faisant miroiter son prochain héritage – qu’elle ne touchera sans doute pas, au final. Triste situation ? Moins que celle d’Ann, en tout cas, car Hilda n’est concernée que par sa petite personne, et n’est guère sympathique.
    Ann ne la connaît pas, et pourtant, les deux jeunes femmes sont liées. Ann Vernon est au centre d’un complot dans le but de capter un héritage dont elle ignore l’existence. Les méthodes pour la spolier ne manquent ni d’ingéniosité, ni de violence, physique, et morale. Les péripéties, dans ce roman dont miss Silver est absente, sont très variées et tiennent le lecteur suffisamment en haleine pour qu’il ait envie de ne pas refermer le livre avant d’avoir le mot de la fin. Elle pourrait déplaire, elle est en tout cas fort surprenante, compte-tenu du contexte historique.
    Si vous aimez Patricia Wentworth, si vous aimez les mystères et une pointe de fantastique, lisez la maison du Loch.

    Ratdebibliotheque
    ML
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Ratdebibliotheque le Jeu 26 Déc 2013 - 14:33

    Ces livres ne m'attirent pas trop.

    Keana
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Keana le Jeu 26 Déc 2013 - 20:46

    Ce sont plutôt des livres sanglants ou soft ?

    peyrelong
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  peyrelong le Jeu 26 Déc 2013 - 20:49

    plutôt soft. Ambiance très Agatha Christie

    Keana
    ML
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Keana le Jeu 26 Déc 2013 - 21:08

    Merci Peyrelong, ces livres me disent bien alors, surtout au vue de la référence que tu prends, ça ne peux que me dire !

    peyrelong
    ML
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  peyrelong le Ven 27 Déc 2013 - 1:46

    Oui, je pense que ça te plaira. Il y a beaucoup de titres. La maison du loch, recommandée par Nina en est un bon d\'accord

    Sycele
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Sycele le Ven 27 Déc 2013 - 11:16

    Je viens de faire quelques recherches sur cette dame, elle me plait bien !

    Je l'ajoute à ma liste, mais avant de faire chauffer ma carte je vais voir si ma fille m'en trouve à la bibli.. 

    Merci  donner la main

    Pinky
    M
    M

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Pinky le Ven 27 Déc 2013 - 11:42

    merci Peyrelong et Nina pour ces présentations, j'ai eu l'occasion de lire quelques uns de ses livres. Ce sont des policiers comme je les aime avec une ambiance particulière

    peyrelong
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  peyrelong le Ven 27 Déc 2013 - 11:49

    Waouh Sycélé ! Bravo pour ton nouveau look (avatar) bravo  d\'accord

    Sycele
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Sycele le Ven 27 Déc 2013 - 12:01

    rougir  Oui, on se rajeunit comme on peut ! bisous

    caro
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  caro le Ven 27 Déc 2013 - 15:47

    Il est dans ma PAL celui-là  Very Happy

    Jo19lyne
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    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Jo19lyne le Ven 27 Déc 2013 - 19:47

    Chez 10/18, collection poche 3 enquêtes de Miss Silver, la vieille dame au tricot, pour lesquelles je garde un bon souvenir:
    - Le mystère à la clef
    - Anna,où es-tu?
    - Pleins feux

    Note de l'éditeur: Patricia Wentworth, pseudonyme de Dora Amy Elles, est née en 1878 à Mussoorie (Inde). C'est à la suite d'un concours organisé par le Daily Mail, en 1923, que le public découvre les romans policiers de Patricia Wentworth, déjà connue pour ses ouvrages historiques. Cinq ans plus tard, elle crée un détective hors du commun: Miss Maud Silver. Prototype de "l'armchair detective", Miss Silver, tout comme sa cadette Miss Marple (qui ne verra le jour qu'en 1930 sous la plume d'Agatha Christie), est une délicieuse vieille dame douée d'un sens de l'observation hors pair. Héroïne d'une trentaine d'intrigues, Miss Silver assurera des lors la renommée de Patricia Wentworth décédée en 1961.

    Bonne lecture à toi Sycele

    Nina
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Sam 28 Juin 2014 - 21:22


    Dernière Demeure
    Edition 10/18 - 336 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Pour Judy Elliot, en ces temps de guerre, la place de femme de ménage qu’on lui propose à Pilgrim’s Rest, vieille demeure familiale perdue dans la campagne anglaise, est une aubaine. Pourtant, l’inspecteur Frank Abbott lui déconseille vivement d’accepter. Des bruits sinistres circulent, on parle d’une série " d’accidents " mortels, d’une malédiction… Mais Judy n’en a cure. Il lui faut travailler. Entre-temps, Miss Silver reçoit la visite de l’héritier de Pilgrim’s Rest qui prétend avoir été victime d’une ou de plusieurs tentatives de meurtre… Pour sa toute dernière enquête, Miss Silver sera confrontée à une situation particulièrement délicate, dont elle se tirera avec son brio habituel.

    Mon avis :

    Dernière demeure est aussi la dernière énigme de Miss Silver.
    J’ai commencé ce roman en même temps que les oeuvres d’Elisabeth Gaskell que j’ai déjà chroniqué, et j’ai l’impression que rien n’avait changé en Angleterre en plus de cent ans, dans la bonne société. Judy a du mal à trouver un emploi, parce qu’elle a une petite fille à charge : les enfants dérangent les employeurs, surtout quand ils pensent que la charmante jeune femme qui se présente à eux leur ment, et que la gamine n’est pas sa nièce orpheline, mais sa fille illégitime ! Heureusement pour l’enfant, Judy se montre une tante exemplaire, fidèle à la mémoire des parents de la petite fille, et ce travail à Pilgrim’s rest est pour elle une chance inespérée !
    Bien sûr, on pourra s’agacer d’entrée de jeu qu’elle refuse d’accéder à la demande de Franck Abbott, qui l’adjoint de ne pas y aller, parce que le lieu est dangereux. Quel coin d’Angleterre n’est pas dangereux, en période de guerre ? Et puis, pourquoi Judy devrait-elle dépendre d’un homme ? Pourquoi son jugement serait-il meilleur que le sien, je vous le demande ? Elle part donc, et se trouve fort satisfaite de sa place.
    Pilgrim’s rest est une maison de famille, de ses vieilles familles comme on en voit dans les romans d’Agatha Christie. Personne ne manque  à l’appel, comme les tantes restées vieilles filles. L’une choque, parce que trop masculine : elle aime le jardinage, porte des pantalons. L’autre est bien trop préoccupée de sa petite personne pour songer à qui que ce soit d’autres qu’elle-même. Restent leurs quatre neveux : l’un vient de perdre son père, héritier de la famille, son frère est à Saïgon, blessé, son cousin Henry s’est volatilisé à la veille de son mariage. Jérôme, le quatrième, est revenu de la guerre depuis trois ans, défiguré (pense-t-il) et gravement atteint psychologiquement. Stress post-traumatique dirait-on de nos jours. Heureusement, son infirmière veille jalousement sur lui. Pardon, je voulais dire qu’elle prend soin de lui, en interdisant les visites, bref, en le coupant encore plus du monde qu’il ne le ferait de lui-même. Je n’ai garde d’oublier les domestiques, les Robbins – leur fille et leur petite-filles sont mortes dans les bombardements de Londres, trois ans plus tôt, et Mrs Robbins n’en finit plus de les pleurer. Pas Robbins.
    Rien n’a changé, vous dis-je. Maggie Robbins était une fille mère, qui avait fait d’excellentes études, avait un bon travail, mais elle restait une fille-mère, et son père l’a chassé définitivement de chez lui, interdisant tout contact entre elle et sa mère. Il n’est pas le seul père abusif  de ce récit, il n’est pas le seul à estimer savoir ce qui est bon pour son enfant, et tant pis si sa "puissance paternelle" lui gâche la vie. Agatha Christie, elle, attachait une grande importance aux mères, qui, dans son œuvre, montraient le plus souvent un jugement sûr. Ici, les mères meurent jeunes, très jeunes, comme si, une fois qu’elles avaient donné la vie, elles avaient accompli leur seul rôle et pouvaient disparaître, sans qu’il restât d’elles qu’une photo et des souvenirs.
    L’intrigue policière est vraiment ancrée dans cette famille et cette maison, enjeu de lutte. Ceux qui veulent la vendre, ceux qui veulent la garder, deux clans désavantagés. Ceux qui veulent rester sont plus nombreux, ceux qui veulent vendre ont le pouvoir mais ne le garde pas longtemps : ils finissent par mourir, les uns après les autres, de manière opportune et accidentelle.
    Qui est le coupable ? Comptez sur le trio Miss Silver/Franck Abbott/Randalph pour le trouver… Enfin, comptez surtout sur la première, parce que les deux autres sont trop préoccupés, ou trop terre à terre pour oser sortir des sentiers battus. Et comptez aussi sur une intrigue pleine de rebondissements, pas toujours très moraux !

    Pinky
    M
    M

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Pinky le Dim 29 Juin 2014 - 9:53

    merci Nina pour cette intéressante présentation, j'aime beaucoup

    Nina
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Dim 29 Juin 2014 - 10:26

    Merci Pinky pour ta visite.

    Sycele
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Sycele le Dim 29 Juin 2014 - 12:44

    Merci Nina, je l'avais notée et oubliée, heureusement que vous les jeunes vous êtes là pour nous rafraîchir  la mémoire  Embarassed   oui

    Nina
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Dim 29 Juin 2014 - 18:31

    Merci Sycele !

    Céline 37
    LA
    LA

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Céline 37 le Mer 20 Aoû 2014 - 14:02

    Les ennuis de Sally West




    L'histoire :

    "Fuyons!" Murmurée à son oreille par une mystérieuse inconnue, cette angoissante injonction va définitivement bouleverser le cours de la vie de James Elliot. Pourtant, ce céibataire écossais pensait tout connaître des femmes. Entouré de quatorze encombrantes cousines, il avait surtout appris à ne jamais leur faire confiance. Mais l'irruption inattendue de l'ensorcelante jeune femme va faire voler en un clin d'oeil toutes ses certitudes. Sans le moindre préavis, cette adorable peste l'entraîne dans une aventure bien périlleuse! Entre un insupportable écrivain à succès et sa vénéneuse épouse, un aventurier de retour des Indes, une vieille tante cachottière et un collier de diamants, James devra faire appel à tout son flegme britannique pour sauver sa peau et celle de sa belle.

    Ce que j'en ai pensé :

    J'ai bien aimé, il y a un peu d'aventure et de mystère.
    C'était sympa, ça se lit bien, mais j'en ai lu des mieux.
    J'en ai d'autres de cette auteure, je referai un essai plus tard.


    Article à retrouver sur mon blog : http://le-monde-de-celine.over-blog.com/2014/07/les-ennuis-de-sally-west-patricia-wentworth.html

    Pinky
    M
    M

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Pinky le Jeu 21 Aoû 2014 - 8:55

    merci Céline

    Keana
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Keana le Sam 23 Aoû 2014 - 17:03

    J'ai quelques livres de cette auteur, je n'ai pas encore ouvert un de ses livres, mais ça ne saurait tarder.

    Merci pour cette présentation Céline !

    Nina
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Dim 7 Juin 2015 - 11:16


    La trace de l'ombre
    Edition 10/18 - 349 pages.

    Mon résumé :

    Jonathan Field est un bienfaiteur, il s'est occupé de sa nièce Georgiana, et maintenant qu'il a découvert l'existence de Mirrie, autre nièce, orpheline et désargentée, il entend bien prendre soin d'elle. Et pourquoi pas en faire son unique héritière ? Colérique, un peu monomaniaque (il collectionne les empruntes digitales), il suffit d'un rien, d'une fausse accusation pour qu'il déshérite Georgiana et lègue tout à Mirrie. Tout ? Est-ce aussi simple, avec un homme aussi colérique ? Surtout qu'il est retrouvé assassiné peu de temps après. L'inspecteur Abbott enquête, bientôt rejoint par Miss Silver.

    Mon avis :

    Autant vous le dire d'entrée de jeu : si vous voulez découvrir cette auteur et son héroïne, ce n'est pas son meilleur roman à mes yeux. Pourquoi ?
    On y retrouve tous les ingrédients qui font le succès des auteurs anglaises - il est beaucoup de points communs entre les romans d'Agatha Christie et de Patricia Wentworth. Une famille, élargie, un huis-clos (Jonathan a été assassiné dans son bureau), un petit village où les commérages sont fréquents sans être envahissants, des domestiques fidèles et peu bavards, le souvenir de la Seconde guerre mondiale et du Blitz, un enquêteur rigoureux et une charmante vieille dame qui sait écouter et paraît totalement insignifiante. A la place de miss Silver, on pourrait croire que je parle de Miss Marple ! La grande différence est que la première est une détective, dûment embauchée et rémunérée, qui avertit ces clients qu'elle recherche la vérité, non à les protéger.
    Reste à savoir ce que l'on fait de ses ingrédients. Jonathan m'a rappelé plusieurs personnages d'Agatha Christie, ces vieux messieurs à qui une jeune fille, surtout si elle ressemble à un jeune chaton égaré et trempé, fait beaucoup d'effets. Je pense notamment au héros de Un cadavre dans la bibliothèque - le courage et la lucidité en moins, le tempérament colérique en plus. Non, Jonathan, la victime, tel qu'il est présenté ici, n'est pas le plus sympathique des héros, bien que certains traits laissent à penser qu'il peut avoir du recul face à ses actes - parfois. Si ce n'est qu'il perd la vie avant que l'on ait pu s'attacher à lui - ou mesurer jusqu'à quel point il peut être influençable.
    Mirrie, elle, est une jeune fille naïve, privée de tout dans sa jeunesse. Naïve, oui, mais pas innocente : elle sait tirer partie de ses apparentes faiblesses pour survivre, dans un milieu familial particulièrement strict. Faut-il lui jeter la pierre pour autant ? Non : elle ne cherche jamais à nuire à autrui - mais ce n'est pas nécessairement le cas de ceux qui l'entourent.
    Et c'est là que le roman me déplaît vraiment, et je vais spoiler un peu (vous êtes prévenus). J'ai trouvé rapidement qui pouvait bien être le coupable, parce qu'il correspond véritablement à une logique de l'écriture de romans policiers de cette époque. Le coupable ne peut être qu'un intrus, quelqu'un qui en-dehors du cercle de famille qui vient apporter le chaos, quelqu'un qui a déjà commis des actes graves - comme une gradation vers le crime. Et comme si un criminel était forcément isolé dans la société. Faiblesse du récit ? Oui, bien sûr, même l'inspecteur Abbott a ses moments de faiblesse, lui qui accuse promptement - même miss Silver qu'il accuse de manquer de lucidité. C'est dire qu'il n'est pas au mieux de sa forme.
    Restent les romances, parce qu'il est rare qu'un roman policier de Patricia Wentworth ne se conclut pas par un mariage, ou par une réconciliation. Il est finalement peu question d'amour mais d'argent - à partir de quelle somme d'argent peut-on se marier et vivre sans trop d'efforts ? A partir de quelle somme une jeune femme est trop riche pour qu'un jeune homme pauvre l'épouse ? Des questions qui taraudent les personnages, et trouvaient des résolutions plus cocasses chez Agatha Christie (voir Pourquoi pas Evans ?).
    Un des derniers romans de Patricia Wentworth, mais pas son meilleur.

    Keana
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Keana le Dim 7 Juin 2015 - 12:37

    Je crois bien que j'ai trois livres de cette auteur, mais celui là n'en fait pas parti.
    Alors je n'ai pas vraiment tout lu des passages spoliés, mais j'ai bien noté que les romans - en général - de cette auteur ressemble à ceux d'Agatha Christie, et ça c'est un point extrêmement positif pour moi.
    Merci pour cet avis.

    Nina
    ML
    ML

    Re: WENTWORTH Patricia

    Message  Nina le Dim 7 Juin 2015 - 13:42

    Merci Keana pour ta visite.
    Oui, les points communs entre les romans d'Agatha Christie et ceux de Patricia Wentworth sont nombreux. Ainsi, le châle chinois (de Wentworth) a quasiment le même point de départ que La maison du péril d'Agatha Christie. Les deux femmes ont développé les intrigues de manière très différente.

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    Re: WENTWORTH Patricia

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