Au Fil des lignes

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    FOSSEY, Didier

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    Nina
    ML
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    FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Dim 30 Mar 2014 - 21:05


    Tr@que sur le web.
    Editions les deux encres.

    Présentation de l’éditeur :

    Sur Internet, les sites de rencontres se sont multipliés et, pour des millions d’internautes, sont devenus aujourd’hui un moyen de communication… Mais aussi un formidable vivier pour des prédateurs en recherche d’une proie. Quand le premier cadavre d’une femme atrocement mutilée est découvert dans le 13e arrondissement à Paris, le commandant Boris Le Guenn est loin d’imaginer où va le conduire cette affaire.

    Mon avis :

    Si vous aimez les flics normaux et les enquêtes qui tiennent la route, ce roman est fait pour vous !
    Qui a décrété que les policiers devaient tous être divorcé/père d’une fille/alcoolique/drogué pour ne pas dire corrompu ? Boris Le Guenn est marié, a deux enfants, et s’il est vrai que sa femme se plaint souvent de ses horaires de travail plus que flexible, elle a épousé un policier, et s’en accommode. Certes, elle s’ennuie un peu… et trouve un charmant compagnon (canin et carlin) pour lui tenir compagnie. Fred, son adjointe, et les autres membres de sa brigade ne semblent pas non plus avoir une vie chaotique – être policier suppose aussi routine, paperasse, et repos bien mérité le soir.
    L’enquête qui leur est confié remet pourtant en cause ce rythme de vie presque normal : un crime a été commis, très vite suivi d’un second. Personne n’aime les tueurs en série, sauf les scénaristes américains, et Boris Le Guenn met tout en oeuvre pour le retrouver.
    La différence avec un auteur américain, c’est que Didier Fossey donne vie à ses personnages. Les victimes de ce tueur d’internet avaient un métier, des loisirs, des proches, avant de faire cette mauvaise rencontre. Elles n’étaient pas non plus des écervelées imprudentes. Si ce constat rend le tueur redoutable, il permet aussi de mettre au point plus facilement une stratégie pour le retrouver. Et, contrairement à certains personnages américains, les policiers français savent ce qu’est internet, un ordinateur, et une souris. La carte de Paris se double alors de celle de son réseau informatique. La modernité de ses cyber-cafés côtoie l’intemporalité de ses terrains vagues où l’on retrouve les cadavres, aujourd’hui comme hier.
    Bien sûr, certains pourraient reprocher à cet opus des péripéties très nombreuses. Cependant, les enquêteurs prennent le temps – de vérifier les preuves, de chercher des indices. Ils ne foncent pas tête baissé sur le premier coupable, se félicitant puis se mordant les doigts après coup. L’intuition n’a que peu de place dans ce récit, face à la minutie de l’investigation.
    J’ai plaisir à retrouver Boris Le Guenn et son équipe dans une autre aventure.

    Pinky
    M
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Pinky le Lun 31 Mar 2014 - 9:39

    merci Nina pour cette présentation

    Ratdebibliotheque
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Ratdebibliotheque le Lun 31 Mar 2014 - 13:27

    Ce livre est-il récent ? Pas sûre de l'avoir déjà lu, mais j'ai un doute.

    Nina
    ML
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Mer 2 Avr 2014 - 12:27

    Merci Pinky et Ratdebibliothèque pour votre visite.
    @Ratdebibliothèque : il est sorti en mai 2010.

    peyrelong
    ML
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  peyrelong le Mer 2 Avr 2014 - 15:34

    Merci Nina. Je le note, il me tente bien

    Nina
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Mer 2 Avr 2014 - 17:01

    Merci Peyrelong pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Jeu 22 Mai 2014 - 22:11


    Ad Unum
    Editions les deux encres - 290 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Paris, Février 2011, le froid, la neige, le verglas. Un délinquant notoire est retrouvé pendu, portant une inscription sur son front : « Ad Unum », dont la traduction signifie « Jusqu’au dernier ». Deux autres victimes ont déjà été découvertes dans les mêmes conditions. Quelles sont les motivations du tueur qui s’avère méthodique et discret ? L’enquête s’avère difficile pour le Commandant Boris Le Guenn et les membres de son groupe, le tueur n’hésitant pas à les impliquer personnellement dans sa descente aux enfers pour arriver à ses fins. Mais tout bon rouage est susceptible d’être grippé. Même si ce ne sera pas sans dégâts…

    Mon avis :


    C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le commandant Boris Le Guenn pour cette nouvelle enquête. Tout va bien dans la vie privée de ce commandant "normal", ses enfants sont en bonne santé, son petit carlin est en pleine forme, et sa femme… Ah, pardon, c’est là que cela coince. Autant, dans le premier volume, Soizic savait bien qu’elle avait épousé un flic et qu’on ne pouvait pas lui demander d’avoir des horaires de bureau, autant elle s’impatiente sérieusement quand Boris oublie de la prévenir de ses retards conséquents. Et Boris de ne plus comprendre grand chose aux femmes en général, et à la sienne en particulier.

    Il faut dire que la nouvelle enquête qu’il a sur les bras est assez conséquente : trois meurtres, trois exécutions, dirait-on. Les points communs ? Tous ont été pendus, tous étaient de petits délinquants, plusieurs fois condamnés, sans jamais avoir effectué de très longs séjours en prison. C’est quand même pénible, ceux qui se prennent pour des juges et bourreaux ! Comme si Le Guenn n’avait pas assez à faire avec les vrais procureurs, les vrais avocats qui ne portent pas les policiers dans leur coeur.

    Oui, l’enquête n’est pas facile, et remonter la piste du tueur demande de l’acharnement. Comme dans un polar américain, une course contre la montre s’engage pour l’empêcher de faire de nouvelles victimes. Comme dans un polar américain, un "profileur" apporte son aide généreuse et dresse un profil relativement intéressant du meurtrier. La différence, dans ce polar français, est qu’il se concentre sur l’aspect humain, non sur la violence. Pas de scènes d’autopsie à rallonge, pas de description minutieuse des conditions de l’exécution. Nous sommes d’abord du côté des (futures) victimes, puis des enquêteurs et enfin, seulement, de celui des membres de ce tribunal hors-la-loi et de leur chef. Des retours en arrière nous permettent d’appréhender la personnalité de ce dernier, et d’éprouver une certaine empathie pour celui qu’il a été. Pas pour celui qu’il est devenu. Mais qui est le coupable, cette fois-ci ?

    Ad Unum est un très bon roman policier, que je ne peux que vous recommander.

    Pinky
    M
    M

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Pinky le Ven 23 Mai 2014 - 8:28

    merci Nina pour cette présentation

    Nina
    ML
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Ven 23 Mai 2014 - 21:46

    Merci Pinky pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Mar 2 Déc 2014 - 23:28

    Na Zdrowie
    Edition L'atelier Mosesu - 234 pages.


    Mon résumé :
    Luc Mandoline, thanatopracteur de son état et ancien soldat, est un héros crée par Sébastien Mousse. Ce personnage prend vie sous la plume de plusieurs auteurs, selon les opus. Ici, c’est Didier Fossey, auteur de Tr@que sur le Web et d’Ad Unum qui emmène Luc jusqu’en Russie, à la poursuite d’un braqueur qu’il a déjà eu l’occasion de rencontrer, dans son autre vie.
    Mon avis :
    J’ai déjà eu l’occasion de dire que j’aimais les romans de Didier Fossey. Si je découvre aujourd’hui le personnage récurrent de Luc Mandoline, personnage « participatif », j’aime tout autant ce que l’auteur en fait.
    Il n’est pas facile de bâtir une intrigue policière d’un côté, tout en faisant du personnage principal un être crédible, avec un passé, des émotions, des proches, sans que cet aspect ne prenne le pas sur l’intrigue policière. Rien de pire qu’un héros qui passe son temps entre son plat de pâtes, ses factures, et ses peines de coeur – puis se rappelle tout de même qu’il a une enquête à mener. Heureusement, ce n’est pas le cas de Luc.
    Enfin, quand je dis « heureusement »…. Je ne crois pas qu’Elisa, son amie de coeur, pense la même chose. Je suis même sûre qu’elle voudrait qu’il coupe-son-portable-merci-beaucoup, surtout quand ils sont ensemble. Luc, thanatopracteur free lance, répond toujours à l’appel du devoir, et c’est parfois vraiment rasoir.
    Enquêteur ? Non. Légiste ? Non plus, il n’est pas rentré dans le moule. En revanche, trouver des indices que personne d’autres ne remarque et approfondir ses recherches de son côté sont parfaitement dans ses cordes. L’affaire sur laquelle la police enquête n’est rien moins qu’un braquage ayant entraîné la mort de huit policiers. L’auteur brocarde au passage les officiels qui rendent un hommage très codifié aux hommes tombés en service, presque indifférent tant il semble mécanique, à l’opposé de la douleur bien réelle des familles. Ne faudrait-il pas mettre certains instances plus souvent face à la réalité du terrain ?
    Ce gigantesque carnage met en avance ce braquage faramineux, mais aussi le fait que quelqu’un a dû transmettre le renseignement à la police. Et le bon vieux personnage de l’indic n’a pas forcément de beaux jours devant lui. Il est loin, le « cousin » un peu trouble, toujours à la limite de la légalité. D’ailleurs, Luc Mandoline reste-t-il lui-même dans la légalité ? Oui, bien sûr – disons qu’il « n’entrave pas la bonne marche de la justice ».
    J’en ai déjà beaucoup dit sur cette intrigue. J’ai vraiment beaucoup aimé lire ce roman, qui joue avec les codes du genre, nous promène en Europe via un circuit touristique pas toujours de tout repos, et nous montre une police qui doit faire le ménage dans ses propres rangs. En bref, un bon moment de lecture.

    Pinky
    M
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Pinky le Mer 3 Déc 2014 - 10:07

    merci Nina pour cette présentation

    Nina
    ML
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    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Mer 3 Déc 2014 - 20:37

    Merci Pinky pour ta visite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Dim 22 Mai 2016 - 9:43



    Burn-Out
    Edition Flamant noir - 286 pages.


    Présentation de l’éditeur :

    Paris. Avril 2014. Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup mais, lors d’une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu. Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d’un de ses hommes…

    Mon ressenti :


    Depuis quelques semaines, j’ai vu et revu à la télévision des reportages montrant à quel point des manifestants détestent la police – et affirment que tout le monde les déteste. Ainsi va l’opinion publique, la foule, qui adorera sans doute demain ceux qu’elle conspue aujourd’hui (entendre et réentendre une des chansons de Renaud).
    Qu’en est-il réellement des policiers, pas ceux des séries télévisées, qui, pour certains, me sortent par les yeux, mais des policiers bien réels et bien réalistes ? Le mois dernier, une policière s’est suicidée sur son lieu de travail. Une quarantaine de policiers mettent fin à leur jour chaque année. D’autres sont tués en service, grièvement blessés – et il est rarement question de l’impact sur leur vie privée.
    Boris Le Guenn n’est pas un inconnu pour moi, je l’ai déjà côtoyé dans deux précédentes enquêtes. Il réussit plus ou moins à maintenir un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, équilibre qui provient surtout du fait que sa vie professionnelle passe avant tout, qu’il ne compte pas ses heures, ni en semaine, ni le week-end. Sa femme, ses enfants, s’accommodent de la situation – mais ce n’est pas forcément définitif. La preuve : sa fidèle adjointe prépare un concours et quitte le groupe – son mari aussi en avait un peu assez de passer après le travail.
    Il faut dire que les différents groupes sont submergés par les enquêtes. Rappel : il n’y a guère que dans les séries qu’un groupe entier peut se consacrer à une enquête. Six, sept enquêtes pour des effectifs pas toujours très en forme est le quotidien.
    La première enquête aurait pu être très simple : des vols dans des cimetières. Rien de grave ni de dangereux, si ce n’est qu’un policier est tué, reprenant l’adage « mauvais endroit, mauvais moment ». Sa mort ne laisse pas les autres policiers indifférents, ni ceux qui sont chargés de l’enquête, ni ceux qui travaillaient avec lui, qui ont forcément envie de savoir qui, et pourquoi. Ils ne peuvent enquêter eux-mêmes (contrairement à ce qui se passe dans certaines très mauvaises séries policières) mais… est-ce si simple pour eux ? Bien sûr que non.
    Ce n’est pas que l’enquête prend son temps, l’enquête avance au rythme des analyses, des découvertes, des témoignages – et des absences. L’un des membres du groupe Le Guenn manque à l’appel – pas pour le lecteur, qui suit sa descente aux enfers. Ou comment un roman policier peut aussi parler avant tout des êtres humains qui mènent les enquêtes ou sont proches des victimes. Il peut aussi ne pas s’arrêter après que le ou les suspects ait été identifié/cerné/repéré/arrêté. L’après, et ses conséquences sur les enquêteurs sont parfois aussi difficiles que d’enquêter.

    Pinky
    M
    M

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Pinky le Dim 22 Mai 2016 - 9:53

    merci Nina pour cette présentation qui soutient aussi l'envers du décor qui sont tout aussi des hommes ou femmes, pas toujours facile de faire la part des choses lorsque la colère est la conseillère

    Nina
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Dim 22 Mai 2016 - 10:20

    Merci Pinky pour ta visite.
    Non, pas toujours facile mais c'est aussi pour cela que les policiers travaillent (dans ce livre et je crois dans la réalité) en groupe, parce qu'il en est toujours au moins un pour ne pas se laisser submerger par ses sentiments et raisonner les autres. Le danger est de se transformer en justicier solitaire.

    Ratdebibliotheque
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Ratdebibliotheque le Dim 22 Mai 2016 - 11:40

    Merci pour ton avis, Nina, je le note.

    Nina
    ML
    ML

    Re: FOSSEY, Didier

    Message  Nina le Dim 22 Mai 2016 - 13:31

    Merci Ratdebibliothèque pour ta visite.

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    Re: FOSSEY, Didier

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