Au Fil des lignes

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    WATERS Sarah

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    Pinky
    M
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    WATERS Sarah

    Message  Pinky le Jeu 20 Jan 2011 - 19:48

    Du bout des doigts



    749 pages édité en janvier 2005 chez 10/18

    roman

    Résumé

    Londres,
    1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant
    Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par
    un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière.
    Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir
    par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier.
    Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions
    souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement
    cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de
    Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie
    érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des
    Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de
    l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de
    mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on
    l'attendrait. Un roman décadent et virtuose.

    Mon avis

    C'est un grand coup de coeur, c'est un livre sublimissime ... dans un grand chaudron, il faut mettre une pincée :
    - d'amour,
    - d'érotisme
    - de sensualité
    - de machiavélisme,
    - de perversité,
    - de pauvreté,
    - de misère,
    - de saleté,
    - de malversation,
    - de drogue....
    et
    j'en oublie... pour avoir une recette autour de trois personnages
    principaux qui vont vous raconter une belle histoire avec de nombreux
    seconds rôles... le lecteur va forger son avis au fur et à mesure, pour
    se rendre compte qu'il s'est complétement fourvoyer...

    Un livre
    que je n'ai pas lâché avec de nombreux rebondissements, un suspense
    haletant et une fin ahurissante... le livre se termine sur le mot fin...
    pantelant, on en redemande...

    A découvrir absolument

    Pinky
    M
    M

    Re: WATERS Sarah

    Message  Pinky le Jeu 20 Jan 2011 - 19:52

    L'indésirable



    Roman

    707 pages édité chez Denoël en juin 2010

    Résumé

    Au
    hasard d’une urgence, Faraday, médecin de campagne, pénètre dans la
    propriété délabrée qui a jadis hanté ses rêves d’enfant : il y découvre
    une famille aux abois, loin des fastes de l’avant-guerre. Mrs Ayres, la
    mère, s’efforce de maintenir les apparences malgré la débâcle pour mieux
    cacher le chagrin qui la ronge depuis la mort de sa fille aînée.
    Roderick, le fils, a été grièvement blessé pendant la guerre et tente au
    prix de sa santé de sauver ce qui peut encore l’être. Caroline, enfin,
    est une jeune femme étonnante d’indépendance et de force intérieure.
    Touché par l’isolement qui frappe la famille et le domaine, Faraday
    passe de plus en plus de temps à Hundreds. Au fil de ses visites, des
    événements étranges se succèdent : le chien des Ayres, un animal
    d’ordinaire docile, provoque un grave accident, la chambre de Roderick
    prend feu en pleine nuit, et bientôt d’étranges graffitis parsèment les
    murs de la vieille demeure. Se pourrait-il qu’Hundreds Hall abrite
    quelque autre occupant ? Dans ce roman à tiroirs, Sarah Waters revisite
    avec le talent qu’on lui connaît les codes des classiques anglais,
    d’Henry James à Edgar Allan Poe.


    Mon ressenti

    Encore un coup de cœur pour cette auteure, c’est sublissime, fantastique… Un roman d’atmosphère et d’envoûtement.

    1919
    :Tout commence par un anniversaire dans une très grande bâtisse
    victorienne.J’ai suivi avec curiosité la description de cette maison au
    travers les yeux d’un petit garçon qui pour la première fois a le droit
    d’y entrer. Sa mère travaille dans cette maison. Il va s’approprier un
    petit bout de la maison.

    1949
    :le petit garçon a maintenant 40 ans et est devenu docteur, il va
    revenir dans cette maison qui lui semblait merveilleuse. Mais comme
    toujours, ce que vous gardiez comme souvenir en étant petit (d’un lieu,
    d’une personne, d’un livre …)est complètement différent voire erroné à
    vos yeux d’adulte. Vous avez tous fait cette expérience…

    Au
    hasard d’une consultation, il revient à Hundreds. Quelle dégringolade…
    ce n’est plus magique du tout… Le roman est lent, il n’y a pas beaucoup
    d’action et il y a quatre personnages principaux (je ne vous dis pas
    lesquels…) et pourtant… !


    Plus
    l’action est lente, plus j’ai lu encore plus vite. Sarah a une manière
    décrire qui vous captive et qui ne vous lâche plus du tout. C’est une
    atmosphère gothique, avec une réalité palpable. Quand elle parle
    d’humidité, vous la sentez ! quand elle parle de froid, vous le sentez !
    Quand elle parle de peur, vous avez peur !

    Chair
    de poule, crispation de l’intestin, battement de cœur… pour le lecteur
    !La force des mots est de suggérer une ambiance, une sensation, faire
    naître une inquiétude face à ce qui pourrait arriver, et qui n’arrivera
    peut être pas ou plus tard ou jamais… Vous vous retrouvez aux aguets du
    moindre bruit…

    Et puis, il y a
    le combat incessant entre la science rationnelle des faits et ce que
    disent les gens autour d’une puissance surnaturelle… qui croire ? Il y a
    toujours un déséquilibre qui renforce cette impression d’étouffement,
    de claustrophobie entre les personnages, la raison pure et ces corridors
    sombres avec leurs tapisseries en lambeaux… qui sont autant d’écho à
    mon esprit malmené autour de cette lecture…

    C’est
    un chef d’œuvre pour moi, fan de Daphnée du Maurier ou d’Henry James,
    j’ai retrouvé ce mélange d’ambiance qui vous prend aux tripes…


    A lire absolument

    Elspeth
    LEH
    LEH

    WATERS, Sarah

    Message  Elspeth le Jeu 27 Jan 2011 - 20:51

    *Du bout des doigts*

    En somme, j'ai bien aimé. Une belle histoire très bien écrite. L'auteure sait faire vivre des émotions au lecteur et celui-ci reste accroché à l'intrigue.
    J'ai cependant trouvé qu'il y avait quelques longueurs.
    C'est certain que je vais lire Affinités!

    Pinky
    M
    M

    Re: WATERS Sarah

    Message  Pinky le Mar 24 Jan 2012 - 22:38

    CARESSER LE VELOURS



    Roman

    590 pages édité chez 10/18 en août 2003

    Résumé

    « Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l’Angleterre victorienne. C’est le récit, tout à la fois érotique et historique, des aventures de Nancy, une jeune provinciale vendeuse d’huîtres dans un petit port sur la côte du Kent, dont le sort bascule lorsqu’elle tombe amoureuse d’une chanteuse de music-hall aux allures de dandy […].
    Sarah Waters a du souffle, et les tribulations amoureuses de son adepte de Sapho dans un Londres fin de siècle, entre gloire et misère, sont un délice de cruauté. Câlins et caresses compensent la dureté de l’Angleterre victorienne, et cette éducation sentimentale au féminin conjugue pudeur et impudeur avec une incroyable virtuosité. Chapeau pour un premier roman. »

    Mon ressenti


    Au délà de la découverte de l’amour, à la sensualité et à l’épanouissement de sa vie de femme pour Nancy, ce sont de très beaux portraits de femmes et d’hommes, mais surtout une époque, un milieu, une société.

    Car comme à son habitude, Sarah a une très belle plume, elle tire les ficelles pour mieux nous entraîner vers les méandres de la sensualité, de la débauche, de l'érostime, de la vraie vie, de la misère, de la violence... Avec son écriture, et la peinture précise qu’elle fait à la fois de ces personnages, des atmosphères que de l’époque, j’ai pu sentir et ressentir, vivre… tout en étant parfois déranger.

    Ce n’est pas simple d’être différent des autres et de se faire une place, quelle que soit l’époque car c’est toujours d’actualité aujourd’hui. Les carcans sociaux, moraux sont compensés derrière certaines apparences autour de débordements que permet la richesse. Parallèlement c’est aussi à cette époque que l’on voit apparaître un militantisme qui suit les luttes ouvrières, syndicales et politiques.

    Que l’on soit homme ou femme, hétéro, homo ou bi ou autre… l’amour n’est pas toujours simple à trouver, à comprendre, à garder et se cache parfois de bien des façons. …

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