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    Bartlett, Alicia Gimenez

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    Hesperide
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    Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Hesperide le Jeu 12 Fév 2015 - 17:48

    Aujourd'hui je me suis rappele encore un remarquable roman d'auteure espagnole.

    Vous avez surement lu les polars d'Alicia Gimenez Bartlett ou il y a la dame detective Petra Delicado? Cela doit etre traduit en francais.

    Dans son dernier roman "Donde nadie te encuentre" (La ou personne ne te rencontrera), Alicia abandonne Petra Delicado et ecrit un roman sur une des plus sombres periodes de l'histoire espagnole - le temps qui suit la Guerre civile et les dures repressions du regime franquiste.


    Un psychiatre de La Sorbonne, spécialiste en mentalité criminelle, arrive à Barcelone en 1956. Il veut mener une étude sur le cas de Teresa Pla Meseguer, aussi appelée La Pastora, accusée de vingt meurtres. Elle opère dans le maquis, très recherchée par la Guardia Civil, et elle est devenue une légende populaire parce qu'elle est toujours libre. Seul un journaliste de Barcelone semble avoir des indices importants sur cette personne, mais ce que le voyageur français lui propose est plutôt inhabituel: il ne veut pas d'informations sur Teresa, mais un rendez-vous face à face. L'idéaliste Lucien Nourissier et le cynique Carlos Infante entreprennent alors un voyage vers les terres du Maestrazgo, où se cache Teresa. Tout au long de cette quête, ils doivent tromper la vigilance de la guardia civil, distinguer les pistes vraies des fausses et éviter les mille obstacles qui se présentent à eux...

    Les survivants de l'Armee republicaine, n'ayant pas recu l'appui attendu errent dans les montagnes septentrionales en Espagne. Leurs chemins croisent ceux de la Bergere - un personnage legendaire qui a reellement existe. A. Bartlett approche avec maitrise l'image humaine de cette Bergere. L'ecrivaine le fait avec beaucoup de talent et de l'intuition et ediffie ce personnage a la base de sources tres insuffisantes. Un suspense sobre et compose avec beaucoup de retenu, devoile le sort bouleversant du dernier "maquis" dans les montagnes d'Aragone, le drame d'un etre humain entre les deux sexes survivant toujours entre l'horreur de la poursuite et la solitude. La solitude dans ce roman a une valeur universelle.
    J'ai ete bien satisfaite apres avoir ferme le livre. Il ne plaira peut-etre pas a tout le monde, mais qui sait?

    Nina
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Nina le Jeu 12 Fév 2015 - 18:17

    Merci pour cette présentation Hespéride.
    J'ai un de ses romans dans ma PAL, dédicacé par l'auteur (je suis une grande chasseuse de dédicace).

    Hesperide
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Hesperide le Jeu 12 Fév 2015 - 18:38

    Tu les prends a des presentations de livres? A Paris?

    Nina
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Nina le Jeu 12 Fév 2015 - 20:22

    Je les prends le plus souvent dans des salons du livre : Paris, Montreuil, Saint-Maur-des-fossés, Caen, Le Mans sont les "grands" salons que je fréquente, mais certains "petits" salons locaux tels que Romilly sur Andelle ou Franqueville Saint Pierre pour la Normandie permettent de faire de belles rencontres.

    Pinky
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Pinky le Ven 13 Fév 2015 - 11:03

    merci Hesperide pour cette présentation

    Hesperide
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Hesperide le Mer 1 Avr 2015 - 19:51

    Un roman pas encore traduit en francais selon mes recherches: Nadie quiere saber - Personne ne veut savoir

    Nous retrouvons donc l’inspecteur  Petra Delicado qui comme le veulent  les lois du polar, est douee d’un cerveau tres efficace et d’un caractere tres particulier. Elle refuse formellement de meler sa vie professionnelle a sa vie privee. Elle s’est meme impose tout expres de se considerer comme deux personnalites tout a fait differentes – Petra detective et Petra femme ordinaire et epouse. Une theorie que son mari n’accepte pas tout a fait, mais cela ne fait que nourrir les idees bien arretees de Petra.
    Dans ce roman, elle et son adjoint  Fermin Garzon doivent faire face a un cas assez inhabituel. Jusqu'à ce moment-la, l’inspecteur Delicado n’a pas mene une enquete sur un crime commis il y a plusieurs annees. Don Adolfo Siguan, un riche producteur  et commercant de l’industrie textile est assassine et les circonstances du crime sont bizarres. La premiere enquete n’a rien donne.

    Dix ans plus tard, la veuve Siguan demande que l’enquete recommence et voila que c’est Petra et Garzon qui doivent analyser des tas de documents, acquerir de nouvelles connaissances, suivre de pistes a peine visibles et donner des reponses a plein de questions. C’est par ces questions qu’ils commencent . Pourquoi personne n’a cherche a tirer au clair pourquoi  l’assasin presume de don Adolfo a été tue lui aussi quelues mois plus tard ? Et pourquoi personne n’a pas penser chercher comment les problemes financiers de don Adolfo ont provoque sa mort ? Est-ce des coincidences ou toutes ces questions ont leurs reponses concernant l’enquete ?
    Petra Delicado a ses motifs pour etudier les coincidences qui apparemment n’ont pas de sens. Son adjoint la trouve naive, mais Petra persiste, elle se met a revoir le cas. Lentement et attentivement, rien ne presse. L’assassin s’est enfui il y a longtemps.

    Alicia Gimenez Bartlett a un style tres fluide et un humour magnifique, c’est tres important pour le genre du polar. Et il y a aussi les themes – pertinents et importants – que l’auteur traite dans ses histoires. Des le debut du roman, une question, aussi genante qu’importante, se pose. N’est-ce pas la nature humaine elle-meme ce qui rend les crimes possibles – Adolfo Siguan est mort « dans les bras » d’une prostituee nulle et mineure. La jeune « dame » et son « tuteur » choisissent expres des vieux monsieurs qu’ils  endorment et volent . Mais  aucune victime n’a porte plainte, il n’est pas facile d’etaler cela en public. La mort de Siguan met fin a ce schema.
    Cinq ans plus tard, la jeune prostituee continue de dire que l’assassin, c’est quelqu’un que la premiere enquete a proclame innocent. Et pourquoi la veuve a l’idee d’une nouvelle enquete ?

    Je vous laisse decouvrir …

    Pinky
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Pinky le Jeu 2 Avr 2015 - 10:13

    merci Hesperide pour cette présentation intéressante

    Nina
    ML
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Nina le Lun 11 Mai 2015 - 18:29

    Merci Hespéride ! Effectivement, ce roman n'est toujours pas traduit en français. Voici le tout dernier à avoir été traduit :

    Le silence des cloîtres.

    Présentation de l’éditeur :

    L’inspectrice Petra Delicado vit désormais avec l’architecte Marcos Artigas (rencontré dans Un vide à la place du cœur), avec lequel elle s’est remariée pour la troisième fois. De son côté, son collègue, l’inspecteur adjoint Garzón a fini par épouser Beatriz.
    Tout commence lorsque les sœurs du Sacré-Cœur, qui dispensent des cours d’instruction religieuse à Marina, la jeune fille de Marcos, se font voler dans des circonstances singulières une relique d’une valeur inestimable : la dépouille du bienheureux Asercio, saint du Moyen Age, exposée habituellement dans la chapelle du couvent. Deux hommes auraient été vus par une mendiante le soir du vol. Mais surtout, les sœurs ont trouvé à la place de la momie du saint le cadavre de frère Cristobal, religieux et historien, spécialisé dans la restauration des corps momifiés et qui travaillait sur celui du bienheureux Asercio. Un seul indice, qui obscurcit encore davantage le mystère : un petit carton déposé sur le corps de la victime et ainsi libellé en caractères gothiques : « Cherchez-moi là où je ne peux plus être ».

    Mon avis :

    Il ne fait pas bon être policier en Espagne ! Est-il d’ailleurs un pays où il fait bon enquêter ? Je ne crois pas. Il est cependant une lenteur, une pesanteur dans cette enquête qu’Alicia Gimenez-Bartlett a parfaitement su montrer dans son récit. La raison ? Le peu d’importance donnée à la police dans ce pays. Voir l’explosion de Petra : « Vous avez vu comment c’est dans ce pays, Fermin ? Ici, tout est sacré, tout passe avant la loi : le nom et l’honneur, le règlement intérieur d’un couvent, la famille… Quelle vision de la police les Espagnols peuvent-ils avoir ? Qu’est-ce qu’ils croient, les gens, que les enquêtes ne servent qu’à emmerder le monde ? On dirait qu’on est là juste pour décorer, comme un truc luxueux qui ne sert à rien. »
    Mais revenons au tout début du roman. Petra commence une nouvelle vie. Elle est mariée (pour la troisième fois), elle a quatre beaux-enfants et aujourd’hui, elle garde Marina, six ans. Celle-ci a une communication à lui faire : la mère supérieure du couvent où elle suit ses cours de catéchisme veut parler à Pétra de toute urgence. L’inspectrice a beau avoir de l’imagination, elle ne s’attend pas du tout à devoir enquêter sur le meurtre d’un moine et le vol du corps momifié de saint Asercio, relique exposée dans la chapelle, que le moine était chargé de restaurer. L’inspectrice est à deux doigts de perdre le peu de sens des convenances qu’elle a quand elle découvre que le meurtre est connu depuis plusieurs heures et que les religieuses n’ont pas prévenu les forces de l’ordre. Oui, certains pensent encore pouvoir régler les problèmes sans quitter la clôture du couvent.
    L’intérêt de ce roman naît de la confrontation entre ce monde du silence et la société contemporaine, représentée non seulement par les enquêteurs, mais aussi par tous les journalistes, les experts, qui vont disserter sur les mobiles supposés des voleurs et tueurs (un second meurtre est commis). Fanatisme religieux ? Désir de vengeance ? Le lecteur en apprend beaucoup sur les conflits liés à l’église et à la religion catholique qui ont eu lieu en Espagne au cours du XXe siècle – et de s’apercevoir que, finalement, il ne sait pas grand-chose à ce sujet, moins en tout cas que les beaux-enfants de Petra. (Note : j’ai appris certains faits révélés ici… dans Le tableau volé de Pieter Aspe – qui a dit que les romans policiers n’étaient pas de la littérature ?). Toutes ces théories, construites par des experts ou par des religieux férus d’histoire, paraissent tirées par les cheveux à Petra, qui est bien forcée de les écouter puisqu’elle ne dispose d’aucune piste sérieuse. Elle doit même parfois les suivre, et n’hésite pas à déléguer à une de ses subordonnées, qu’elle ne peut voir en peinture.
    Elle et Garzon, son fidèle adjoint, ont beau être athées, ils se montrent tous les deux respectueux des règles de vie des religieux – dans la mesure où elles n’entravent pas leur enquête. Demander la permission de la révérende mère pour se rendre à la bibliothèque, demander la permission pour que les sœurs se rendent au commissariat pour témoigner (et en reviennent totalement affolées, elles qui vivent en sécurité à l’abri des murs du couvent) est un peu pesant. Ce respect n’empêche pas le franc parlé, que ce soit pour faire progresser l’enquête ou mettre la révérende-mère face à ses contradictions. Une amitié semble être née entre mère Guillermina et Petra, à grand coup de thé éventé, de biscuits secs pas très bons et de cigarettes fumées ensemble, et j’aimerai sincèrement revoir ce personnage dans un prochain tome. Ce n’est pas moi qui décide, vous en conviendrez, mais Guillermina, loin de tout manichéisme, est réellement charismatique.
    Ce qui pourrait déplaire aux fans de romans policiers est que l’enquête est indissociable de la vie privée de Petra. Attention ! Il ne s’agit pas, comme une célèbre enquêtrice française, de résoudre une enquête en cuisinant des plats de pâtes en famille, ou encore de se laisser submerger par ses problèmes personnels, familiaux ou sentimentaux au point de négliger son travail et de voir le coupable vous passer sous le nez. Il s’agit de trouver la juste mesure entre vie privée, vie de famille et travail, afin de ne pas crever les abcès qui ont mûri toute la journée au bureau ou sur le terrain à table ou dans la chambre à coucher. Pas facile non plus de garder la juste mesure avec ses beaux-enfants. Ils ont 12 et 6 ans, des mères qu’ils qualifient volontiers « d’hystériques », des mères qui appartiennent à un milieu social supérieur – tellement supérieur qu’elles trouvent inimaginables ce remariage, et le fait que leurs enfants doivent fréquenter une policière ! Faut-il tout leur cacher, pour les préserver ou bien ne pas hésiter à leur montrer la réalité, pas toujours plaisante il est vrai ? Un défi de plus à relever pour Petra.
    Ce n’est pas ce roman qui est à découvrir, c’est véritablement cette auteur et ses personnages-phares qui méritent le détour !

    Hesperide
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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Hesperide le Lun 11 Mai 2015 - 18:58

    J'ai lu avec beaucoup d'interet ton commentaire, il m'a beaucoup plu. Merci, Nina!

    Pinky
    M
    M

    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Pinky le Mar 12 Mai 2015 - 8:32

    merci Nina pour cette présentation géniale

    Jo19lyne
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    ML

    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

    Message  Jo19lyne le Mar 12 Mai 2015 - 9:22

    Merci pour ces présentations, je ne connaissais pas cette auteure.

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    Re: Bartlett, Alicia Gimenez

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