Au Fil des lignes

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    SVIT, Brina

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    Nina
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    SVIT, Brina

    Message  Nina le Sam 18 Juil 2015 - 22:02


    Une nuit à Reykjavik
    Edition Gallimard - 167 pages.

    Présentation de l'éditeur :

    Lisbeth Sorel est cadre supérieur pour une grande compagnie aérienne. A Buenos Aires, elle rencontre Eduardo Ros, danseur de tango et gigolo. Leur rencontre les amène à se dévoiler et à remettre en question leur vision de la vie.

    Mon avis :

    Après la lecture de ce livre, je crois que je peux encore une fois revendiquer mon insensibilité. Je n'ai pas été touchée, encore moins émue par l'héroïne, rien.
    L'une des raisons est simple : le maniérisme de l'écriture. J'ai eu beaucoup de mal à supporter les descriptions. D'abord, la description que Lisbeth fait de son propre corps - forcément parfait - puis de ses vêtements, ou encore de ses différents partenaires. J'ai eu l'impression que chaque élément était censé composer non une partie du portrait physique, mais du portrait psychologique des personnages. Plus facile, sans doute, que de permettre aux lecteurs de connaître les personnages par leurs actes. J'ajoute que j'en ai aussi eu assez très vite que Lisbeth rappelle qu'elle a "les cuisses nues". Oui, tu n'as pas mis de collants, ni de bas, et alors ? Quelle audace quand l'on se trouve dans une chambre d'hôtel. De même, son insistance à juger les hommes sur leur bouche et la manière dont ils enfournent la nourriture (bâillements). Si cela l'amuse, moi pas vraiment. Préoccupations de femme cultivée qui n'achète que du bio et n'avait jamais vu quelqu'un manger des frites avec les doigts.
    Il faut dire que Lisbeth est riche. Célibataire, ayant deux amants, elle peut aller en Argentine quand elle veut suivre des cours de tango et proposer à son futur amant de passer une nuit avec lui en Islande pour 5 000 €. Elle et sa soeur ont perdu leurs parents très jeunes, elle a dû s'occuper de sa soeur, gérer les crises d'angoisse et les troubles alimentaires de cette dernière. Ainsi passa la vie, jusqu'à ce que sa soeur découvre qu'elle est atteinte d'un cancer. Et je n'ai toujours pas ressenti d'émotion, sans doute aussi à cause des techniques narratives employées. Le récit lui-même dure une nuit (et 167 pages) au cours de laquelle seuls des faits très banals sont racontés tandis que le passé de Lisbeth et Lucie est inséré dans cette trame, au cours de très brefs retours en arrière (quatre à six pages à chaque fois). Le désordre apparent provient du fait que c'est Lisbeth qui choisit de se souvenir - ou pas. Cette manière de tenir le lecteur en haleine a plutôt échoué avec moi. Et si la douleur de Lisbeth est bien là, j'ai l'impression que ni elle ni sa soeur n'ont réellement vécu, plutôt qu'elles ont regardé la vie passer.
    Deuxième expérience de littérature slovène, Une nuit à Reykjavik ne me donne pas envie de poursuivre plus avant. J'avais lu plusieurs critiques élogieuses au sujet de cette romancière slovène exilée à Paris et symbole de sa communauté, je suis bien déçue en la lisant.

    Pinky
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    Re: SVIT, Brina

    Message  Pinky le Sam 1 Aoû 2015 - 8:38

    merci Nina pour cette présentation, je passe

    Nina
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    Re: SVIT, Brina

    Message  Nina le Sam 1 Aoû 2015 - 22:51

    Merci Pinky pour ta visite : j'ai déjà oublié ce livre.

    Nina
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    Re: SVIT, Brina

    Message  Nina le Jeu 12 Nov 2015 - 22:57


    Edition Gallimard - 206 pages.

    Mon résumé :

    Lea Kraji est pressenti pour devenir la slovène de l’année. Un jeune journaliste français homosexuel répond à une interview au sujet de la talentueuse prima donna décédée.

    Mon avis :

    Deuxième lecture d’un roman de cette auteur, et deuxième échec. J’ai lu ce roman de bout en bout et je suis restée totalement extérieur à ce roman. Sans doute était-ce le but de l’auteur, puisqu’elle a choisi un narrateur extérieur à la vie de la prima donna qui donne son nom au titre du roman. Ce narrateur se montre extrêmement passif. Il le dit lui-même : il aurait dû agir, n’a pas agi et se sent responsable de la mort de la diva, à laquelle, en bon personnage extérieur à l’action principale, il n’a pas assisté.
    Bien sûr… mais pourquoi bien sûr ? Parce que j’ai déjà eu l’impression de lire cette histoire ? Oui, oui, je n’ai rien vu de nouveau sous le soleil littéraire dans cette histoire de mère destructrice, qui rabaisse sa fille au rang de gamine indisciplinée, fille qui se plie aux exigences de sa mère, à ses désirs au point d’y laisser la vie.
    Sauf que c’est ce que l’on peut en déduire du récit. La prima donna a d’un côté fuit sa mère, accomplit son rêve qui n’était pas celui de sa mère, et vit très mal les rebuffades de sa mère. Oui, les deux facettes de cette personnalité peuvent être compatibles mais il aurait fallu que ce récit soit approfondi. Le lecteur en sait assez peu, finalement, sur les quinze années qui ont précédé le triomphe sur scène de Lea, qui savait si bien mourir sur scène. Il y a l’analyse du narrateur sur leurs relations, analyse assez artificielle puisqu’il n’a cotoyé madame Ingrid que peu de fois. Lui-même avait trop à faire avec ses relations amoureuses qui occupe quasiment les deux tiers du récit. J’ai même failli refermer le livre après une tirade dans laquelle il annonçait son dégoût pour Le petit Prince ! Oui, tous les goûts sont dans la nature. C’est bien pour cette raison que je n’ai pas aimé ce livre.

    Pinky
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    Re: SVIT, Brina

    Message  Pinky le Ven 13 Nov 2015 - 9:47

    merci Nina pour cette présentation

    Nina
    ML
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    Re: SVIT, Brina

    Message  Nina le Ven 13 Nov 2015 - 9:56

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: SVIT, Brina

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