Au Fil des lignes

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    AUBERT, Brigitte

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    AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Lun 24 Jan 2011 - 21:09

    Titre : Le secret de l'abbaye.
    Auteur : Brigitte Aubert.
    Éditeur : 10/18.
    Nombre de pages : 406.

    Quatrième de couverture :

    Louis Denfert, dynamique reporter au petit éclaireur, est toujours sur la brèche, à la recherche d'un scoop palpitant. La découvert du corps mutilé de nouveau-nés siamois dans les sous-sols d'une clinique parisienne le scandalise et le lance sur une nouvelle affaire, plus glaçante que jamais. Son unique piste : l'Homme Gris, entrevu dans l'ascenseur de l'hôpital... Accompagné de sa fiancée, la ravissante comédienne Camille De Saens, et aidé de ses inséparables acolytes, le rugueux Emile,ex-sergent et champion de boxe, et le délicat Albert, brillant médecin légiste, Denfert mène l'enquête, de sordides cités de chiffonniers parisiens aux fastes de Cannes et de la Côte d'Azur, et jusqu'à la mystérieuse île de Saint-Honorat, au coeur d'une abbaye millénaire. Ils croiseront la route des personnalités les plus illustres du siècle finissant, mais aussi de redoutables monstres.

    Mon avis :

    Je commence chaque livre en redoutant d'être déçue, et je le termine en me disant : "vivement la suite !".

    Louis Denfert n'est vraiment pas chanceux. Il faut toujours que sa route croise celles de cadavres. Nous avions déjà franchi un degré dans l'horreur, avec la mort des jeunes bergers dans Projections macabres, nous descendons un peu plus dans le sadisme avec des expériences scientifiques effectuées sur des nouveaux-nés siamois, expériences effectuées de leur vivant.

    Curieusement, il faudra vraiment que Louis motive ses amis pour qu'ils se lancent avec lui sur la piste du tueur. En effet, Emile juge normale leur élimination , pour leur éviter une vie de souffrance, et Albert pencherait plutôt vers des tentatives de séparations qui auraient échoué. Même l'opinion public ne s'émeut guère. Ah ! si cela avait été des nourrissons "normaux".... Louis repense sans arrêt, tel un leitmotiv entêtant, aux circonstances de son propre abandon. Le sort funeste qui lui a été évité grâce au capitaine Denfert le pousse à rendre justice à ses jeunes morts.

    Parfois, les questions éthiques soulevées me semblaient presque anachroniques, même en ce 19e siècle finissant. Les moines qui dénient toute humanité à Fonfon, le jeune trisomique, j'ai l'impression qu'ils pourraient participer à un concile nommé "tous les êtres humains ont-ils une âme ?" Quant aux médecins qui s'arrogent un droit de vie et surtout de mort sur des "monstres", ils annoncent l'eugénisme et rappellent qu'il n'y a pas si longtemps, dans l'ex-Union soviétique, des expériences étaient menés sur des siamois (j'ai vu un documentaire à ce sujet, voici quelques années).

    Le moins que je puisse dire est que les péripéties se succèdent à un rythme soutenu. J'aurai volontiers dit "infernal" si ce n'est que l'enquête mène Louis et ses amis, enfin gagnés à sa cause, au sein d'une confrérie millénaire, dont certains membres essaient de renouer avec un culte bien antérieur au christianisme. Les passages secrets et autres cachettes improbables n'ont plus de secrets pour Louis. Ses amis reconnaissent son don pour les trouver ... et pour les en sortir, il faudra plutôt compter sur des artistes tels que Reynaldo Hahn, ou un certain Marcel Proust, qu'il est amusant de retrouver en figure frileuse et téméraire.

    Par contre, je tiens à vous préciser que sur certains sujets, Louis reste toujours aussi naïf : les preuves ont tendance à lui être soustraites systématiquement, bien qu'il prenne bien plus de précautions que dans ses précédentes enquêtes (Complot ? Complicité ? Le dénouement apporte des réponses si simples qu'il aura l'impression qu'elles lui crevaient les yeux). Camille a le don de se mettre en danger, ou d'être prise en otage, plongeant ainsi Louis dans un dilemme insoluble. Puis, s'il se félicite des conquêtes amoureuses d'Emile, il ne comprend toujours absolument pas pourquoi un homme peut sortir au petit matin de la chambre d'Albert....

    Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre. Je vous conseillerai simplement de ne pas le lire avant d'aller dormir...

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Mer 26 Jan 2011 - 0:23


    Titre : Projections macabres.
    Auteur : Brigitte Aubert.
    Editeur : 10/18.
    Nombre de pages : 427

    Quatrième de couverture :

    En mai 1897, un dramatique incendie ravage le hangar du Bazar de la Charité, qui réunissait pour une vente caritative la fine fleur de la bonne société parisienne. Parmi les invités se trouve Louis Denfert, le jeune et sémillant journaliste du Petit Eclaireur. Lorsqu’il découvre dans les décombres fumants le corps brûlé d’une jeune femme assassinée, son sang ne fait qu’un tour. Il ne tard pas à faire le lien avec une autre affaire sur laquelle il enquête au même moment. De Paris à Aix-les-Bains, dans le luxueux tourbillon cosmopolite de la station thermale la plus en vogue d’Europe, efficacement secondé par ses amis, Emile le boxeur, Albert le médecin légiste et Camille; l’infatigable reporter traque le tueur sanguinaire, qui, avec une discrétion et une sauvagerie redoutables, continue son œuvre macabre.

    Mon avis :

    J'ai retrouvé avec plaisir le jeune Louis Denfert et ses camarades dans cette troisième enquête imaginée par Brigitte Aubert. Ce troisième opus a les mêmes qualités que le premier, sans les lourdeurs du second (chapitres "mondains" qui ralentissent le bon déroulement de l'action).

    Roman policier ET historique, il s'ouvre sur un événement mondain et tragique connu (enfin, par moi, qui ai lu un très grand nombre de biographie d'Elisabeth d'Autriche, plus connue sous le nom de Sissi) : l'incendie du bazar de la charité, dans lequel mourut Sophie d'Alençon, sœur cadette de l'impératrice. L'auteur rend de façon magistrale la terreur et le sentiment d'urgence qu'ont dû vivre les participants. Lâcheté et héroïsme se sont côtoyés, elle n'en fait pas mystère, et c'est presque naturellement qu'un meurtre prend place au milieu de cet incendie. Dès lors, l'intrigue policière va se développer, avec aisance.

    Louis Denfert, depuis Le miroir des ombres, a un peu perdu de sa naïveté. La chasse au scoop n'est plus un élément moteur, elle n'est que le prétexte qu'il donne à ses supérieurs pour pouvoir enquêter. Il s'intéresse toujours au progrès du cinématographe, et découvre surtout son usage dévoyé. Pas de voyage à l'étranger cette fois-ci, c'est la France rurale et ses crimes cachés ou ignorés que Louis Denfert explore. Il va ainsi découvrir des liens entre les crimes qu'il a découverts à Paris, et ceux commis dans les régions reculées. Ceux-ci sont d'autant plus effroyables qu'ils sont bien réels, et qu'ils ont donné lieu à l'arrestation du premier tueur en série français, par un juge Emile Fourquet, dont les méthodes n'ont rien à envier à nos modernes profileurs. L'art de Brigitte Aubert est de construire son intrigue, crédible, tout en y intégrant tous ses faits historiques, sans lourdeur, dans un style fluide et agréable à lire.

    On pourra objecter que Louis Denfert et ses amis ont beaucoup de chance : ce n'est pas faux. Louis a un don "naturel" pour découvrir des cadavres qui demandaient à rester cacher, et à laisser échapper des criminels, qui eux, sont ravis de lui échapper. On pourra regretter une fin trop abrupte. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette enquête, et j'espère qu'un quatrième tome est en cours d'écriture.

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Mer 26 Jan 2011 - 0:27


    Titre : La danse des illusions.
    Auteur: Brigitte Aubert.
    Editeur : 10/18.
    Nombre de pages : 410.

    Quatrième de couverture :

    Lors de l’extraordinaire vague de froid qui s’abat sur Paris pendant l’hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d’un petit ramoneur en bord de Seine. L’enfant n’a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu’une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique… Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l’intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d’une mystérieuse caméra et d’un pervers assoiffé de sang. Mais dans les brouillards méphitiques de la lagune, il s’avère plus insaisissable qu’un démon.

    Mon avis :

    Ce livre est la suite du miroir des ombres. L'écriture est toujours aussi alerte, et fluide, les péripéties toujours aussi nombreux et mouvementés. Nous retrouvons le même genre de criminel, évanescent, fantomatique et inhumain. Ce successeur (mais ne serait-ce pas plutôt le même ?) ne sévit plus à Londres, mais à Paris et à Venise. Ses crimes sont d'autant plus sordides qu'ils exploitent la misère des plus fragiles : les enfants, livrés à eux-mêmes, et exploités de toutes les manières possibles.

    La profession de Louis le fait passer sans transition (ou presque) de scènes poignantes (la mort du jeune ramoneur, la noyade de la jeune fleuriste) ou révoltantes (la visite des hospices) à des scènes mondaines et festives (le chapitre II) qui le mettent en relation avec les intellectuels et les artistes les plus connus du moment. Ces scènes ralentissent l'action à mon goût mais, avec le recul (j'ai terminé le livre il y a une semaine), je me dis qu'elles étaient sans doute nécessaires pour apporter de la légèreté à une intrigue particulièrement sordide.

    J'ai été plus sensible à ces personnages de music-hall, physiquement différents, mais profondément humain que sont Champ' et Edmond. Celui-ci se montre un allié courageux et précieux, il n'hésite pas à accompagner Louis dans sa quête, à Venise. Quête du scoop d'abord : même si le patron de Louis est très sympathique, il n'autorise pas ses reporters à quitter la rédaction pour un oui ou pour un non. Quête du portrait de l'assassin ensuite, dont le dessinateur est à Venise, justement. Quête de l'aventure, enfin, car Louis et ses amis sont davantage des aventuriers, ne craignant pas de mettre leur vie en danger que des enquêteurs chevronnés. La chance a une part importante dans leur histoire : Louis a un don certain pour découvrir des personnes fraîchement assassinées (et pour déguerpir très vite, afin de ne pas être accusé injustement). Leur débrouillardise aussi : il faut toute leur ingéniosité et la combinaisons de leurs qualités individuelles, pour sauver leur vie. Louis, Albert et Emile sont les trois hommes à abattre, sans sommation.

    Le progrès se dispute avec l'obscurantisme. Au coeur de l'intrigue, toujours, l'invention du cinéma, et des interrogations : le progrès apporte-t-il une amélioration à la vie quotidienne ? Faut-il renoncer au progrès si des criminels le détournent de son utilisation ? Au milieu de cette course aux inventions, ce sont pourtant contre des croyances ancestrales que Louis et ses amis vont devoir lutter : la Lune, et surtout l'eau, l'un des quatre éléments, leur sont hostiles : Louis et ses amis manquent de se noyer à plusieurs reprises. Dans Projections macabres de Brigitte Aubert , le troisième volume, ils affronteront un autre élément : le feu.

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Mer 26 Jan 2011 - 0:30


    Titre : Le miroir des ombres.
    Auteur : Brigitte Aubert.
    Editeur : 10/18.
    Nombre de pages : 377.

    Quatrième de couverture :

    En 1891, Louis Denfert, jeune et impétueux reporter au Petit Eclaireur, ronge son frein entre chroniques sportives et articles mineurs lorsqu'il est envoyé en reportage à Dijon sur une affaire au parfum de scandale : une honorable gouvernante anglaise a été retrouvée, dans le train de nuit Paris-Marseille, sauvagement égorgée et démembrée. Ce meurtre aurait-il un lien avec la disparition, un an auparavant, dans le même train, de Louis Aimé Augustin Leprince, un inventeur franco-anglais qui venait de mettre au point un appareil de projection d'images révolutionnaire ? Louis était impatient d'en découdre, il va être servi ! Brigitte Aubert plonge au cœur de la glorieuse épopée des pionniers du cinématographe. Dans les coulisses de la lanterne magique, péripéties, mystères et drames se succèdent à un train d'enfer

    Mon avis :

    Un excellent roman policier et un excellent moment de lecture.

    Certes, je me plains souvent que les romans policiers s'égarent, et nous parlent de bien autres choses que d'une enquête policière. Ce livre avait donc au départ peu de chances de me plaire : le héros n'est ni détective ni policier, il est journaliste. Il découvre les pionniers du cinématographe, et cherche à comprendre leurs inventions. De longs passages leur sont consacrés. Mais Louis est un personnage extrêmement attachant. Aidé par un informateur (un policier !), il enquête non seulement pour avoir le scoop avant ses collègues, mais aussi pour trouver le coupable. Louis ressent de la compassion pour les victimes, s'indigne du sort qu'elles ont subi, et cette idignation le motive pour poursuivre son enquête, qui le mène de Paris à Londres.

    Louis a beau être journaliste, en couple avec une jeune chanteuse, il reste très naïf. Je ne pouvais m'empêcher de sourire quand je comprenais avant lui les véritables penchants d'Albert, assistant du médecin légiste et authentique illusionniste.

    Louis noue des amitiés durables dans cette oeuvre. La présentation des personnages se fait au fil du récit, sans lourdeur ni manichéisme : chacun a ses défauts, ses faillures, issues d'un passé douloureux, et ce sont ses petites failles qui les rendent si proches du lecteur.

    L'enquête est résolue, pourtant il reste suffisamment de matière pour un second tome, que j'ai lu depuis, tout comme les suivants. Ils sont tous aussi bons que ce premier opus.

    Pinky
    M
    M

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Pinky le Mer 26 Jan 2011 - 11:46

    merci Nina pour ces policiers....

    Martika
    LEH
    LEH

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Martika le Mer 26 Jan 2011 - 12:30

    ]


    Titre :
    Une âme de trop
    Auteur: Brigitte Aubert.
    Editeur : Points
    Nombre de pages : 284.

    Quatrième de couverture :
    Elvira, infirmière quadragénaire, accuse le coup : elle ressemble fort
    aux trois femmes sauvagement dépecées au cours des deux dernières
    semaines. Pire, les victimes sont en lien avec l'hôpital où elle
    travaille. En proie à une terrible angoisse, Elvira garde son couteau en
    poche et reste cloîtrée dans son appartement. Est-ce que l'inspecteur
    Alvarez prendra cette affaire au sérieux avant qu'il ne soit trop tard ?

    Née à Cannes en 1956, scénariste et productrice, Brigitte Aubert a publié de nombreux thrillers et romans policiers dont La Mort des bois, Grand Prix de Littérature Policière en 1997. Ses livres sont disponibles en Points.

    "Brigitte
    Aubert jubile à construire des intrigues impossibles, maniant l'humour
    et le suspense comme dans cette Ame de trop. Avec une redoutable
    perversité."

    Sud Ouest


    Mon Avis :
    J'ai un faible pour Brigitte Aubert car nous sommes de la même ville,
    j'apprécie beaucoup ces livres car à chaque fois je me balade "chez
    moi". Et ce livre-ci j'en attendais d'autant plus la lecture que j'y
    suis née dans le fameux hôpital !
    Avec une telle 4ème de couverture je me doutais bien qu'il allait lui arriver des bricoles à Elvira !
    D'autant plus qu'elle a beau être quadragénaire c'est pas loin de la cousine à Gaston Lagaffe !!
    "Cloîtrée dans son appartement ?"
    Tout est relatif ! Certes elle ne va plus travailler - à cause de sa
    phobie - mais elle sort de chez elle et ses choix de sorties ne sont pas
    forcément judicieux.
    N'empêche que je m'attendais à une lecture agréable, un polar gentillet ben oui je savais qu'Elvira ...et puis je trouve très très souvent "l'assassin" avant la fin du livre et bien elle m'a tenu en haleine jusqu'au bout Brigitte Aubert !
    Je me suis faites avoir comme une bleue !
    Je ne l'ai pas lu ! Je l'ai englouti !

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Mer 26 Jan 2011 - 13:38

    Merci Pinky.
    Merci Martika pour ce résumé. Je l'avais lu il y a deux ans, et la fin m'avait bluffée.

    lilou57
    LEH
    LEH

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  lilou57 le Mar 8 Fév 2011 - 22:05

    Funérarium



    Polar

    Fils d'une " hôtesse " violée par des Marines en virée dans le port de Cannes, Léonard " Chib " Moreno exerce le métier de thanatopracteur.
    Heureusement pour sa santé mentale, son meilleur ami, Gregory, dit " le nanti ", l'emmène souvent en boîte pour le distraire. Tout se passe bien jusqu'au jour où une certaine Blanche Andrieu lui demande d'embaumer sa petite fille morte, Elilou, qu'elle a l'intention d'exposer dans sa chapelle privée.
    Très réticent, Léonard finit par accepter, mais s'aperçoit en faisant son travail que la petite a été sans doute victime de sévices. Intrigué, il commence à poser des questions et, séduit par cette femme assez déséquilibrée, entame une enquête où l'horreur et l'incompréhension d'un milieu auquel il est étranger sont constamment au rendez-vous.

    Une ambiance très glauque, un rebondissement toutes les deux pages pour un roman qui se lit d'une traite malgré un héros peu charismatique et plutôt enclin à se laisser porter par les évènements.
    Je découvre Brigitte Aubert avec ce titre et je ne vais pas en rester là! Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir en lisant un polar. A la fois surprenant et rythmé, il va faire paraître mes lectures à venir très fades.
    Vraiment une auteure -française en plus!- à découvrir très vite.

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Jeu 29 Mai 2014 - 11:17


    Le royaume disparu
    Editeur : 10/18 - Nombre de pages : 380.

    Présentation de l'éditeur :

    Paris, 1898. Au jardin d'Acclimatation, les visiteurs se pressent pour admirer un village dahoméen postiche reconstituant le folklore du peuple d'Afrique de l'Ouest. Mais quand deux villageois sont retrouvés décapités, des bâtons à messages plantés dans le fond de la gorge, il n'est malheureusement plus question de représentation. Louis Denfert embarque alors pour le Dahomey, dans l'espoir de rapporter les premières images animées du continent noir, et s'élance sur les traces d'un insaisissable meurtrier...

    Mon avis :

    J'ai attendu longtemps cette nouvelle aventure de Louis Denfert, dont la parution a été annoncée, puis repoussée. J'ai lu cette histoire avec plaisir, mais sans ressentir de coup de coeur, contrairement aux précédents opus.
    Nous sommes en 1898, personne ne s'oppose à la colonisation de l'Afrique. Il est normal que les peuples vaincus paient un impôt à leurs vainqueurs, il est normal que des occidentaux dirigent l'ex-Dahomey, et exhibent à Paris les membres de la tribu, sans chercher à approfondir les clichés qui circulent déjà sur les sauvages, sans se demander s'ils ne possèdent pas leurs cultures, leurs remèdes, leurs dynastie.
    Un meurtre atroce a eu lieu ? Normal, ce sont des sauvages. Le mobile ? Ce sont des sauvages, vous dis-je. N'insistez pas, c'est inutile de chercher à comprendre leurs motivations. Ne nous penchons pas sur leurs querelles, cela ne nous regarde pas - mais attrapons tout de même le coupable, sans nous demander s'il l'est vraiment. Même Louis Denfert, qui est l'un des personnages à l'esprit le plus large de cette enquête, ne se pose pas trop de questions aux débuts. Il faut vraiment que le récit progresse, qu'il se lie presque d'amitié avec Figdabé pour qu'il se décide enfin à se lancer à la poursuite du meurtrier, et accompagne Albert, son ami légiste, dans une expédition sur le continent africain - Camille et Emile sont également de la partie.
    L'Afrique : un retour à la maison pour certains, un retour aux sources pour d'autres, comme ce militaire américain défiguré, ou cet avocat, dont les aïeuls ont été vendus comme esclaves. Louis Denfert n'est pas le seul à s'interroger sur ses origines. Il n'est pas le seul à aimer la littérature, et s'il côtoie Proust, certains aiment particulièrement l'oeuvre d'Arthur Rimbaud et gardent jalousement le souvenir de l'homme aux semelles de vent.
    Et pourtant....Les personnages passent presque comme des ombres. A peine le temps de s'attacher à l'un d'eux qu'il disparaît, assassiné par le tueur fou, qui n'a rien à envier aux autres tueurs en série que Louis et ses amis ont croisé jusque là. De même, Emile et Albert sont en retrait par rapport aux épisodes précédents, valorisant cette dizaine de personnes secondaires qu'ils croisent, avant de disparaître.
    Le royaume disparu est une enquête en demi-teinte, comme une étape intermédiaire dans le voyage de Louis et ses compagnons. Où leurs pas les conduiront-ils ? Le mystère est entier.

    Pinky
    M
    M

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Pinky le Ven 30 Mai 2014 - 9:55

    merci Nina pour cette nouvelle présentation

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Ven 30 Mai 2014 - 18:03

    Merci Pinky pour ta visite.

    snoopy9010
    LH
    LH

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  snoopy9010 le Dim 1 Juin 2014 - 15:18

    Nina a écrit:

    Titre : Le miroir des ombres.
    Auteur : Brigitte Aubert.
    Editeur : 10/18.
    Nombre de pages : 377.

    Quatrième de couverture :

    En 1891, Louis Denfert, jeune et impétueux reporter au Petit Eclaireur, ronge son frein entre chroniques sportives et articles mineurs lorsqu'il est envoyé en reportage à Dijon sur une affaire au parfum de scandale : une honorable gouvernante anglaise a été retrouvée, dans le train de nuit Paris-Marseille, sauvagement égorgée et démembrée. Ce meurtre aurait-il un lien avec la disparition, un an auparavant, dans le même train, de Louis Aimé Augustin Leprince, un inventeur franco-anglais qui venait de mettre au point un appareil de projection d'images révolutionnaire ? Louis était impatient d'en découdre, il va être servi ! Brigitte Aubert plonge au cœur de la glorieuse épopée des pionniers du cinématographe. Dans les coulisses de la lanterne magique, péripéties, mystères et drames se succèdent à un train d'enfer

    Mon avis :

    Un excellent roman policier et un excellent moment de lecture.

    Certes, je me plains souvent que les romans policiers s'égarent, et nous parlent de bien autres choses que d'une enquête policière. Ce livre avait donc au départ peu de chances de me plaire : le héros n'est ni détective ni policier, il est journaliste. Il découvre les pionniers du cinématographe, et cherche à comprendre leurs inventions. De longs passages leur sont consacrés. Mais Louis est un personnage extrêmement attachant. Aidé par un informateur (un policier !), il enquête non seulement pour avoir le scoop avant ses collègues, mais aussi pour trouver le coupable. Louis ressent de la compassion pour les victimes, s'indigne du sort qu'elles ont subi, et cette idignation le motive pour poursuivre son enquête, qui le mène de Paris à Londres.

    Louis a beau être journaliste, en couple avec une jeune chanteuse, il reste très naïf. Je ne pouvais m'empêcher de sourire quand je comprenais avant lui les véritables penchants d'Albert, assistant du médecin légiste et authentique illusionniste.

    Louis noue des amitiés durables dans cette oeuvre. La présentation des personnages se fait au fil du récit, sans lourdeur ni manichéisme : chacun a ses défauts, ses faillures, issues d'un passé douloureux, et ce sont ses petites failles qui les rendent si proches du lecteur.

    L'enquête est résolue, pourtant il reste suffisamment de matière pour un second tome, que j'ai lu depuis, tout comme les suivants. Ils sont tous aussi bons que ce premier opus.












    Un très bon livre , très jouissif , plein de bonnes surprises et très interressant au niveau de la documentation historique. Il m'a permis de voir la Belle-Epoque avec un oeil neuf . Impatient de lire la suite! Il y a de tout là-dedans , du Hergé , du Lovecraft , de l'humour , des poursuites , de l'astuce , du Jekyll , de la bagarre et meme du Proust ! Je ne comprend pas pourquoi la télé ou le cinéma ne s'en sont pas encore emparé.

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Dim 1 Juin 2014 - 17:43

    Moi non plus, Snoopy, je ne le comprends pas - mais le cinéma a massacré Transfixions, de la même auteur, alors....
    Apparemment, la série devrait comprendre huit tomes, cinq ont paru actuellement.

    snoopy9010
    LH
    LH

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  snoopy9010 le Ven 6 Juin 2014 - 15:08

    Je ne comprend pas : certains auteurs sont remarquables d'imagination , de style , d'érudition et ne font pas de ventes à la mesure de leurs oeuvres alors que d'autres, qu' on à de la peine à appeler "écrivains" , nous escroquent régulièment en nous proposant leur logghorée scriptuaire ...

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Dim 8 Juin 2014 - 12:46

    snoopy9010 a écrit:Je ne comprend pas : certains auteurs sont remarquables d'imagination , de style , d'érudition et ne font pas de ventes à la mesure de leurs oeuvres alors que d'autres, qu' on à de la peine à appeler "écrivains" , nous escroquent régulièment en nous proposant leur logghorée scriptuaire ...

    Je confirme : Brigitte Aubert n'a pas l'audience qu'elle mérite.

    Sycele
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Sycele le Lun 9 Juin 2014 - 9:03

    Après vous avoir lu, je sens qu'elle va avoir une lectrice de plus ! Very Happy

    Nina
    ML
    ML

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Nina le Lun 9 Juin 2014 - 10:45

    Merci Sycele !

    Céline 37
    LA
    LA

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Céline 37 le Jeu 26 Mar 2015 - 19:57

    Une âme de trop





    L'histoire :
     
    Elvira, infirmière quadragénaire, accuse le coup : elle ressemble fort aux trois femmes sauvagement dépecées au cours des deux dernières semaines. Pire, les victimes sont en lien avec l'hôpital où elle travaille. En proie à une terrible angoisse, Elvira garde son couteau en poche et reste cloîtrée dans son appartement. Est-ce que l'inspecteur Alvarez prendra cette affaire au sérieux avant qu'il ne soit trop tard?
     
    Ce que j'en ai pensé :
     
    J'ai eu du mal à plonger dans l'intrigue. J'ai relu 2 fois les 35 premières pages. La protagoniste, Elvira, est une infirmière agoraphobe paranoïaque en arrêt maladie.
     
    Elle vit seule confinée dans un logement qu'elle loue à Steven un collègue infirmier, qui vit au dessus de chez elle, et qu'elle espionne en passant la tête dans le conduit de sa cheminée, d'où elle entend tout ce qui s'y passe.
    Recluse dans son appartement, d'où elle n'en sort qu'en absolue nécessité, elle alterne les soins relaxants, les verres de cognac et les chats internet sur les sites de rencontres.
     
    L'intrigue se justifie enfin quand une femme assassinée est amenée dans l'hôpital où elle travaille. Sa collègue Céline, petite amie du commissaire en charge de l'affaire, est aux premières loges, et de ce fait, la tient au courant de l'avancement des enquêtes, quand deux autres femmes, tuées dans des circonstances similaires, y sont également amenées.
     
    Et là, enfin, cela commence à être intéressant car les 3 femmes tuées ont des caractéristiques communes avec Elvira. Se sentant alors menacée, et pas prises au sérieux par les policiers qu'elle harcèle, elle panique, et elle mène son enquête de son côté, toujours de son appartement.
     
    Ecrit à la première personne, le roman peut se concevoir un peu comme le journal personnel de Elvira, sur lequel elle poserait ses suppositions et ses conclusions, au fur et à mesure de l'avancement des évènements. L'intrigue et le suspens va crescendo, les soupçons se portant tour à tour sur plusieurs personnages.
     
    Je note un point négatif : N'étant pas du tout fan du langage codé SMS j'ai eu un peu de mal à déchiffrer certains échanges de textos.
    Pour autant la lecture dans son ensemble est très fluide car il s'agit pour l'essentiel de dialogues et de notes mises sur le papier dans un langage parlé et non écrit.
     
    Pour ce qui est de l'épilogue, je ne m'attendais pas du tout à cette fin là. Du coup j'ai relu quelques passages pour mieux comprendre certaines situations. Mais, au final je reste sur ma faim car du coup, je trouve que plusieurs évènements ne sont plus du tout crédibles...... ou alors je n'ai absolument rien compris?!.....
     
    Pour conclure, mon avis est vraiment mitigé pour ce roman. Entre un début laborieux, où j'ai eu bien du mal à entrer dans l'intrigue, et une fin, qui pour moi n'est pas du tout convaincante, je suis déçue d'autant qu'entre les deux, le rythme était soutenu et le suspens bien présent.





    A relire sur mon blog ici

    Pinky
    M
    M

    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Pinky le Ven 27 Mar 2015 - 11:40

    merci Céline pour cette présentation

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    Re: AUBERT, Brigitte

    Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 0:50


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