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    COOK, Robin (GB)

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    COOK, Robin

    Message  Lariflette le Mer 29 Aoû 2012 - 17:05



    VIRUS

    Le livre de poche -1988 - 315 pages

    Présentation de l'éditeur :

    Los Angeles. Dans un centre médical, huit personnes meurent : le directeur et sept patients, emportés par un virus inconnu. Le CDS, organisme hautement spécialisé dans le combat contre les maladies contagieuses, confie l'enquête à l'un de ses médecins, Marissa, qui, très vite, va se retrouver en plein cauchemar. Le virus est extrêmement dangereux, une véritable peste noire venue d'Afrique, plus terrible que celle du Moyen Age. Mais, inexplicablement, il ne sévit que dans les centres médicaux. Au fur et à mesure que Marissa progresse dans son enquête, une hypothèse s'impose à son esprit... et elle est effrayante !Marissa, en première ligne, affrontera tous les dangers et devra user de toutes ses armes pour faire connaître la vérité.

    Mon avis :

    La jeune Marissa, médecin employée au CDS est envoyée pour constater les ravages causés par un virus dans différents hôpitaux du pays. Systématiquement la première victime est un médecin, puis son assistante, les infirmières et les patients.
    Le virus fait de plus en plus de morts et il finit par être non pas maîtrisé mais reconnu et déjà stocké dans le laboratoire du CDS. Il s'agit d'un virus tout autant foudroyant qu'Ebola.
    N'accède pas au labo qui veut, il faut franchir plusieurs portes à code, des sas de décompression, être équipé comme un cosmonaute et surtout se décontaminer avant de quitter les lieux.
    Evidemment les soupçons vont à un ou plusieurs membres du CDS et Marissa qui commence à comprendre les choses met, de ce fait, sa vie en grand danger.
    Nous entrons avec ce livre dans le complexe système de santé américain où hôpitaux publics et privés se livrent une guerre sans merci d'autant que des enjeux économiques énormes entrent en ligne de compte et il n'y a pas de pitié quand il est question d'argent. Qu'est-ce que la vie de plusieurs centaines de personnes contre des millions voire des milliards de dollars.
    Collusion il y a, certes, mais qui ? Et les amis ne sont-ils point des ennemis. Vaste sujet ! Dans une enquête intéressante et surtout espérons-le fictive, la pugnacité de Marissa lui permettra de démanteler le groupe fautif sans pour autant ressusciter les morts. Cook en tant qu'ancien toubib sait de quoi il cause et son bouquin, bien écrit, ne manque pas d'intérêt.
    Bonne lecture de vacances, les doigts de pied en éventail devant une mer d'huile couleur des mers du sud, un Mei-Tei dans la main et Halle Berry qui vous tartine le dos de crème solaire. Vous, je en sais pas, mais pour moi, c'est ainsi que cela se passe.

    3,5 etoile jaune

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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Pinky le Mer 29 Aoû 2012 - 20:38

    merci Lariflette pour cet avis

    j'ai bien aimé ce livre que j'ai lu, il y a un petit moment. C'est bien écrit et Cook c'est de quoi il parle en effet... bon je ne l'ai pas lu dans les mêmes conditions que toi, il me semble clin d\'oeil
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Jeu 30 Aoû 2012 - 13:29

    Merci de ton passage panthère.

    On lit comme on peut, s'pas. Chacun son truc, hein ? sourciller

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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Atti' le Sam 1 Sep 2012 - 21:28

    Merci pour cet avis Lariflette. Wink
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Dim 2 Sep 2012 - 14:23

    Merci de ton passage Atti.

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    COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Mar 14 Fév 2017 - 18:12




    Les mois d’avril sont meurtriers (The devil’s home on leave ?)

     

    Folio police – 1984 – 319 pages

     

    Résumé :
    - Tout ça a été bouilli, dit Bowman, et puis ne nous étendons pas sur le sujet, d'accord ' Surtout en roulant, ça me donne envie de dégobiller, et j'ai vu presque tout. Voilà pourquoi il n'y a pas d'empreintes, il n'y avait plus de peau sur les doigts - on l'a fait complètement bouillir, on l'a fait cuire, tu vois ' Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d'un psychopathe à l'étrange bonne conscience...


     

    Mon avis :

     

    Je ne sais pas si c’est un coup de cœur ou une déception. C’est ainsi quelquefois et il m’est difficile d’expliquer pourquoi.

    Pourtant les ingrédients sont présents pour que ce soit une réussite, notamment cette enquête qui est bien menée, d’autant qu’un corps bouilli dans son sang, coupé en morceaux et mis dans quatre sacs, sans empreinte ce n’est pas évident comme point de départ.

    Le sergent à qui l’affaire est confiée, dont on ne connaîtra jamais le nom, est en charge des crimes non résolus. Il travaille seul, à l’Usine (nom donné au commissariat), bureau 205, son supérieur est appelé « la voix » et leurs échanges sont croustillants d’impertinence et d’ordres absolus :

     

    -          Vous me surveillez ça toute la nuit s’il le faut !

    -          Et si je dois aller aux toilettes ?

    -          Aussi, c’est un ordre, l’esprit doit dominer le corps… (etc.)

     

    Cette impertinence qui lui est reprochée tout au long du bouquin vient du fait que cet homme est un zombie, il est mort à l’intérieur, il n’est plus qu’une enveloppe. Sa femme, Edie, a tué leur petite fille, Dahlia, en la poussant sous les roues d’un véhicule parce qu’elle l’énervait.

    Il va voir sa femme Edie de temps en temps à l’asile. Elle ne le reconnaît plus, le conspue, l’insulte, exprès ou pas ? Il s’en fiche. Sauf que la petite Dahlia le hante dans ses rêves, souvent, douloureusement, elle l’appelle : je t’attends Papa, viens me rejoindre, alors il se réveille, se lève et espère le jour.

    Ce caractère au fil des pages est entier, plein, intéressant et le lecteur comprend quand le sergent va se jeter dans la gueule du loup sans arme et en passant le premier. L’appel de l’enfant est puissant, drôlement puissant, tellement puissant, présent, là, oui, il faut…

     

    Le tueur un psychopathe, ancien militaire, béret rouge est une tête brûlée, son portrait est superbement bien ficelé par Cook, au même titre que tous les personnages qu’il met en scène.

     

    Le livre est bien construit, les chapitres se suivent facilement, les mots sont bien liés, le phrasé sent bon, bref le lecteur est bien, il se laisse flotter dans ce récit, au fil de l’eau le regard sur la ligne que forment les lettres. Une lecture qui va bien et que j’ai appréciée.

     

    Deux bémols qui font tâche :

    La traduction est faible, phrases parfois incompréhensibles que la teneur globale permet d’interpréter et aucune explication sur les citations de personnages ou de lieux.

     

    La traduction du titre me laisse perplexe…

    A noter un magnifique poème page 171 :


     

    Là, au bout de ce chemin je vais tourner

    Et m’enfoncer dans notre chagrin

    J’ai peur qu’aujourd’hui ne soit perdu

    Et que nous n’ayons hypothéqué demain…

     

    Idéal pour la Saint-Valentin…

     

    Il est très long, je le transcrirai un jour, peut-être quand je serai plus courageux.

     

    4,5/5

     

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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Pinky le Mer 15 Fév 2017 - 9:27

    merci Lariflette pour cette présentation
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  peyrelong le Mer 15 Fév 2017 - 10:41

    Merci Lariflette. Je vais passer mon tour  : le sang bouilli ne m'attire pas
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Mer 15 Fév 2017 - 16:20

    Merci de votre visite Mesdames, c'est un plaisir.
    En fait, Peyrelong, de sang bouilli on ne parle qu'au début du bouquin, il n'a pas, par la suite d'autres horreurs. L'étude des personnages et notamment du caractère du tueur est beaucoup édifiante que l'horreur de son crime.

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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  peyrelong le Mer 15 Fév 2017 - 16:21

    Merci pour ces précisions. Je vais peut-être réviser mon jugement
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Mar 21 Fév 2017 - 10:29

    Je reproduis ci-après, pour ceux que cela pourrait intéresser, le poème cité dans le livre ci-dessus, intitulé Le chemin du chagrin :

     

    -          A noter que ni l’auteur, ni le traducteur ne nomment le poète –

     

    Là, au bout de ce chemin je vais tourner

    Et m’enfoncer dans notre chagrin ;

    J’ai peur qu’aujourd’hui ne soit perdu

    Et que nous n’ayons hypothéqué demain.

     

    A travers l’obscurité et le tonnerre

    Je nous ai fait prendre le chemin du chagrin ;

    Je vais faire briller nos lumières une fois encore

    Mais je sais que nous sombrons.

     

    Ne mettez pas de noir pour notre douleur,

    Ne portez pas de voile,

    Mais priez pour nous, nous vous en supplions,

    A mesure que pâlissent les nuits,

     

    Soulève-nous et sauve-nous tous deux,  Dieu,

    Après l’horreur,

    Nous avons échoué aujourd’hui,

    Et ne réussirons point demain.

     

    Comme la vie était douce,

    Comme étaient profonds sa vérité et son amour,

    Telle l’eau auprès de laquelle nous nous embrassions

    Sous le soleil d’août.

     

    Nous avons donné tout ce que nous avions

    Et nous avons dû emprunter ;

    Maintenant nous sommes seuls et tristes

    Dans le bosquet de notre chagrin.

     

    Adieu, douces heures de la nuit

    Adieu, doux air ;

    Les autres sont là-ba&s dans la lumière

    Mais nous n’y sommes point.

     

    L’aide n’est jamais venue.

    Et maintenant l’aide ne pourra jamais venir ;

    Priez pour l’âme de mon ami

    Priez pour l’homme.
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  peyrelong le Mar 21 Fév 2017 - 12:38

    L'éthique voudrait que l'auteur cite sa source, faute de quoi c'est un plagiat...Ou bien c'est Robin Cook lui-même qui a composé ce poéme ? 
    En tout cas il est très beau
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Jeu 23 Fév 2017 - 12:25

    Oui et j'ai bien pensé m'adresser à Folio pour savoir. Mais, bof, le savent-ils eux mêmes, d'autant que Cook est mort.
    C'est dommage!
    Merci de ton passage peyrelong Very Happy
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Pinky le Ven 24 Fév 2017 - 12:46

    merci Lariflette pour ce beau partage
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    Re: COOK, Robin (GB)

    Message  Lariflette le Ven 24 Fév 2017 - 14:51

    Merci à toi, pour ta visite, Panthère

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    Re: COOK, Robin (GB)

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