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    FARRIS, Peter

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    Message  Nina le Sam 23 Sep 2017 - 11:06

    FARRIS, Peter Couv5410

    Dernier appel pour les vivants.
    Edition Gallmeister - 322 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Pour Charlie, ce ne devait être rien d’autre qu’une banale journée de travail à la banque. Pour Hicklin, ce ne devait être qu’un casse de plus. Histoire de se refaire un peu à sa sortie de prison. Pour sa petite amie accro au crack, peu importe, puisque de toute façon rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout si, dès le départ, on tente de doubler ses partenaires de la Fraternité aryenne. Et puis pourquoi prendre le jeune guichetier en otage ? Maintenant, combien de temps faudra-t-il aux flics et aux membres du gang pour les retrouver ?

    Mon avis :

    Avant de chroniquer Le diable en personne, il me semblait logique/judicieux de chroniquer Dernier appel pour les vivants, le premier roman de Peter Farris. Un roman fort, violent, cruel, qui nous montre une des facettes de cette Amérique que l’on ne montre jamais, celle de la classe très moyenne, à la limite des laissez-pour-compte.
    Charlie, le guichetier, passionné par les fusées, est un garçon très ordinaire qui ne s’en sort pas trop mal, sa mère travaille également, et même s’il y a du Tanguy en lui, il n’est pas vraiment à plaindre. Du moins, jusqu’à ce samedi matin où il a pris son travail, comme d’habitude, où la banque est braquée et où il est pris en otage – et non tué, comme sa collègue.
    Il se retrouve alors plongé dans l’univers d’Hicklin, un dur, un vrai. Il sort de prison, il a une petite amie accro au crac, il est de mèche avec des membres de la fraternité aryenne qu’il tente de doubler. Ce n’était pas vraiment une bonne idée, le déchaînement de violence qui suit le prouve.
    J’ai lu ce roman à un rythme assez lent, faisant des pauses assez longues entre chaque session. Est-ce pour cette raison que j’ai vraiment été sensibles à l’évolution de Charlie et, ans une moindre mesure, à celle d’Hicklin – ou le dernier baroud d’honneur d’un truand. Il faut dire aussi que Charlie se voit projeter dans le passé, et découvrir que tout n’est pas si lisse dans le passé de sa mère.
    Un livre à lire pour les amateurs de romans noirs.
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    Message  Pinky le Dim 24 Sep 2017 - 10:44

    merci Nina pour cette présentation, je passe mon tour
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    Message  Nina le Dim 24 Sep 2017 - 11:54

    Merci Pinky pour ta visite.
    J'ai lu encore plus noir que ce livre-ci (Nitro Mountain de Lee Clay Johnson) et ce livre-ci, je peine vraiment à le chroniquer.
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    Message  Pinky le Lun 25 Sep 2017 - 9:58

    je te comprends tout à fait, il y a des livres comme ça !
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    Message  Nina le Lun 25 Sep 2017 - 21:50

    Oui, surtout que c'est un livre (Nitro Mountain) que je n'ai pas choisi
    Spoiler:
    un éditeur me l'a envoyé sans que je demande rien.
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    Message  Pinky le Mar 26 Sep 2017 - 9:06

    tu es repérée rire très fort bonne lecture
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    Message  Nina le Ven 24 Nov 2017 - 17:46

    FARRIS, Peter Cvt_le12

    Le diable en personne
    Edition Gallmeister - 272 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

    Mon avis :

    En écrivant cet avis, je me dis : « mais je ne vais quand même pas tout vous dire ! » Non, vraiment, je ne le ferai pas. Cependant, j’ai plein de choses à vous raconter.
    Ce livre nous emmène dans un coin paumé des Etats-Unis, un endroit auquel aucun producteur américain ne consacrerait une série télévisée. Tout va bien, de toute façon, dans cette charmante forêt. Enfin, tout irait bien si Maya avait eu la délicatesse de se laisser assassiner tranquillement. Franchement, les victimes, ce n’est plus ce que c’était. Si encore (air connu), elle s’était laissé rattraper à temps. Même pas ! Elle a trouvé la protection d’un vieil excentrique, qui cumule deux inconvénients :
    – Maya ne risque rien à ses côtés, il est parfaitement respectueux envers elle ;
    – on ne peut pas en dire autant pour les deux tueurs qui sont à la poursuite de la jeune femme, et qui vont salement morfler.
    C’est après que cela se complique. Il est très difficile de faire appel à la police quand un de ses tueurs se fait tuer dans l’exercice de ses fonctions. Le point positif, c’est que le maire (oui, nous connaissons le commanditaire depuis le début, je ne trahis pas un immense secret) a d’autres tueurs tout prêts à prendre la suite des opérations, voire même à recruter parmi le vivier local des petits délinquants, prêts à s’en mettre pleins les poches, et tant pis s’il faut un peu se salir les mains. Puis, Leonard est un excentrique, tout le monde dans le pathelin le sait – il ne peut pas être bien dangereux, non ? Ils n’auront pas vraiment le temps de regretter leurs imprudence.
    Oui, j’ai trouvé Léonard sympathique – si les truands n’ont qu’à bien se tenir, il prend un soin certain de ces chats. Et les histoires qu’il s’invente, pour sanglantes qu’elles soient, sont une manière comme une autre d’aménager sa solitude, et d’éloigner les importuns. Pour le chapitre « violences faites aux femmes », il faudra chercher d’autres responsables que lui.
    Et oui : Maya, si elle a été « choisie » par le maire, si elle a été sa favorite, elle n’est qu’une parmi toutes les femmes qui furent réifiées pour le bon plaisir des hommes.
    Le diable en personne, ou le second roman d’un auteur que je continuerai à suivre.
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    Message  Pinky le Sam 25 Nov 2017 - 9:31

    merci Nina pour cette présentation d\'accord
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    Message  Keana le Dim 26 Nov 2017 - 0:00

    Merci Nina pour cette présentation originale, et c'est un compliment d\'accord !
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    Message  Nina le Dim 26 Nov 2017 - 14:05

    Merci Pinky et Keana pour votre visite.
    @Keana : je le prends ainsi, ne t'inquiète pas, je revendique l'originalité, surtout quand le livre l'est aussi.
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    Message  Nina le Sam 28 Déc 2019 - 16:10

    FARRIS, Peter Cvt_le22


    Les mangeurs d'argile
    Edition Gallmeister - 327 pages


    Présentation de l’éditeur :
    À quatorze ans, Jesse Pelham vient de perdre son père à la suite d’une chute mortelle dans le vaste domaine de Géorgie qui appartient à sa famille depuis des générations. Accablé, il va errer dans les bois et se rend sur les lieux du drame. Là, il fait la rencontre de Billy, un vagabond affamé traqué depuis des années par le FBI. Une troublante amitié naît alors entre cet homme au passé meurtrier et le jeune garçon solitaire. Mais lorsque Billy révèle à Jesse les circonstances louches de l’accident dont il a été le témoin, le monde du garçon s’effondre une deuxième fois. Désormais, tous ceux qui l’entourent sont des suspects à commencer par sa belle-mère et son oncle, un prêcheur cynique et charismatique. Alors que le piège se referme, Jesse se tourne vers Billy.

    Mon avis :
    Livre lu depuis deux mois déjà. Pourquoi ai-je tant tardé pour rédiger mon avis, alors que j’avais adoré les précédents romans de Peter Farris ? Justement : il m’a manqué quelque chose à la lecture, mais quoi ? C’est ce que j’ai eu du mal à cerner.
    Première piste : les personnages que j’ai préférés sont que l’on voit le moins. L’oncle de Jesse, disparu depuis quelques années déjà : nous le découvrons au cours des retours en arrière, qui nous montrent comment on en est arrivé à la situation actuelle. Seconde piste : la construction du récit, justement, non linéaire, dans lequel les morts encore vivants, vivent une vie encore semée d’embûches. Prenons l’exemple de Richard « Richie » Pelham, le père de Jesse. Il est décédé accidentellement lors des premières pages du roman, et nous savons très bien que ce n’était pas un accident. Un autre le sait : Billy, vagabond vétéran de l’Irak – les États-Unis n’en finissent pas d’intervenir à l’étranger, et de créer des générations de jeunes adultes qui doivent porter de lourds traumas. Richie, lui, n’a pas fait la guerre, si ce n’est une guerre personnelle pour sauver son frère des affres de l’alcool, pour sauver sa jeune épouse des affres de la dépression, pour élever ensuite son fils unique. Mais il a fini par retrouver l’amour en la personne de Grace, avec qui il a une fille – ce qui ne le fait pas négliger son fils, loin de là.
    Richie a beau être mort, son ombre bienveillante plane sur le récit. Oui, « bienveillante », parce qu’il a pensé à protéger les plus faibles – dont son fils – ce qui gênent les plans des …. Je cherche comment les appeler : des méchants ? des profiteurs ? de la mafia locale qui ne pense qu’à s’enrichir ? Choisissez. Les méchants sont réellement méchants, simplement méchants, rien n’est à sauver chez eux. Au premier rang, nous trouvons Grace, la seconde épouse de Richie, et son frère. Avec eux, nous pouvons nous interroger sur la place de la religion aux États-Unis. Quand j’ai lu les scènes consacrées aux prédications de Carroll, le frère de Grace, je me suis dit : « ce n’est pas possible ! Comment peut-on croire en de telles choses à notre époque ?  » Pour en arriver là, il faut vraiment être profondément désespéré, ne plus avoir foi en rien, surtout pas en la médecine – ou en la nature humaine. Nous nous retrouvons dans un milieu d’une rare pauvreté, et je ne parle pas seulement de pauvreté matérielle.
    S’il est des personnages qui ne sont pas manichéens, ce sont bien Billy et l’agent qui le recherche – parce que c’est ce qu’il doit faire. Le chercher, pas le traquer et l’anéantir : lui reste humain, confronté à l’inhumanité de ce qu’a vécu Billy, à l’inhumanité de ce qu’il a accompli aussi.
    Je continuerai à lire les romans de Peter Farris, lui qui explore la Georgie comme Jake Hinkson explore l’Arkansas, c’est certain. Je regrette simplement d’avoir moyennement apprécié ce livre.
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    Message  Pinky le Dim 29 Déc 2019 - 14:23

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina le Dim 29 Déc 2019 - 14:30

    Merci Pinky pour ta visite.

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