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    DESILVA, Bruce

    Nina
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    Message  Nina Dim 18 Sep 2016 - 11:14

    DESILVA, Bruce 41owl510
    Pyromanie.
    Edition Babel Noir - 362 pages.



    Présentation de l’éditeur :
    Liam Mulligan est un journaliste de la vieille école. À Providence, Rhode Island, il connaît tout le monde : les prêtres et les prostituées, les flics et les voyous, les politiques et les mafieux (souvent les mêmes). Quand les immeubles du quartier où il a grandi se mettent à brûler les uns après les autres, connaissant le flair de la police, Mulligan décide de mettre les mains dans le cambouis.
    Mon avis :
    Rhode Island, un état peu connu, sans doute le plus petit des Etats-Unis – et le plus corrompu. Ce n’est pas de moi, mais de Liam Mulligan, journaliste, doté d’un ulcère à un stade très douloureux et d’une future ex-femme, Dorcas, au langage répétitif et peu châtié. Rhode Island devrait son nom à Rogue Island, l’île des voyous. Ce n’est bien sûr pas la version officielle, bien plus policée, bien plus plaisante pour ses habitants. A la lecture du roman, elle a pourtant de quoi convaincre.
    Pyromanie est-il un roman policier ? Oui et non. Oui, parce qu’une enquête est bien ouverte sur les incendies criminels qui tuent, aussi bien les habitants que les pompiers. Les descriptions sont très réalistes, et hantent aussi bien Mulligan que le lecteur. Non, parce que les deux enquêteurs sont des incapables, à un degré rarement atteint. Bref, Mulligan, Gloria, photographe de talent, et Mason, fils à papa et nouvel arrivé à la rédaction, feront bien plus pour trouver l’auteur et le commanditaire des incendies que toutes les forces de police réunies.
    Pyromanie est un roman sur le journalisme et sur les fonctions de la presse. Jusqu’où est-on prêt à aller pour avoir le scoop qui fera démarrer sa carrière ? Quels risques est-on prêt à prendre pour faire éclater la vérité ? La presse écrite est en pleine crise et si ce qui est bon pour sa carrière est aussi bon pour le journal, il n’en est pas de même d’une enquête approfondie sur les sujets qui fâchent. Il faut penser aux annonceurs et aux procès éventuels qui pourraient couler le journal. Ah, oui, il faut aussi penser, de temps en temps, à vérifier les histoires que l’on vous raconte, qu’elle soit « jolie » ou pas. La leçon est valable pour tous, dommage que tous les journalistes ou qui se déclarent tels l’oublient.
    Pyromanie est un roman réaliste parce qu’il se déploie dans le temps. Une telle enquête ne se résout pas en un jour, si tant est qu’elle puisse se résoudre un jour. Un livre à découvrir pour tous ceux qui n’ont pas peur de prendre leur temps.
    Pinky
    Pinky
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    Message  Pinky Lun 19 Sep 2016 - 9:48

    merci Nina pour cette présentation
    Nina
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    Message  Nina Lun 19 Sep 2016 - 11:05

    Merci Pinky pour ta visite.
    Nina
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    Message  Nina Mar 23 Oct 2018 - 23:31

    DESILVA, Bruce 41xmbu10

    Dura lex
    édition Actes Sud – 448 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Un très jeune tueur en série, qui a sauvagement assassiné deux femmes et trois petites filles à coups de couteau de cuisine, est arrêté, en partie grâce à l’enquête du journaliste Mulligan. Mais le coupable, qui n’a que 15 ans, devrait bénéficier d?une faille dans le code pénal de Rhode Island, qui prévoit que tout délinquant juvénile, quel que soit son crime, doit être libéré à 21 ans. Pour Mulligan, le meurtrier doit rester derrière les barreaux, quitte à ce que la justice prenne quelques arrangements avec le droit. Pour son supérieur Mason, l’application stricte de la loi passe avant tout. Lorsque le meurtrier est relâché, partisans du droit et défenseurs de l’éthique se retrouvent dans le même camp : celui des proies.

    Mon avis :

    Bruce Desilva est l’auteur de trois romans traduits à ce jour en français. J’ai lu son premier roman Pyromane, voici deux ans, et après avoir lu sur mon ordinateur (j’ai emprunté l’ebook à la bibliothèque de Rouen), je fais le même constat que je faisais à l’époque : pourquoi ne parle-t-on pas davantage de cet auteur ?
    Oui, il est atypique, puisque son enquêteur est un journaliste d’investigation qui travaille pour un journal au bord du dépôt de bilan, ce qui n’empêche pas d’avoir une éthique – on a trop souvent tendance à l’oublier quand on voit certains reportages télévisées que les mots doivent être pesés avant d’être dits, publiés, et les sources vérifiées. Mulligan est un homme particulièrement touchant, rendant visite à sa meilleure amie Rosie, lui apportant des fleurs – peu importe qu’elle ait été assassinée alors qu’elle tentait d’éteindre un incendie, elle est encore dans ses pensées, parce qu’elle était une amie, justement. Gloria, la photographe du journal, est toujours présente elle aussi, même si surmonter ses traumatismes physiques et psychologiques a été tout sauf facile. Merci-Papa est toujours son supérieur, et il n’est pas un si mauvais journaliste que cela, l’intrigue le prouvera.
    L’intrigue, justement, venons-en à elle. Il n’y aura guère de suspens, parce que le coupable sera arrêté très rapidement. Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je ne suis pas fan du tout des histoires de tueurs en série, surtout quand nous sommes dans la tête du tueur. Heureusement, cela ne dure pas longtemps, mais cela nous permet de cerner sans préjugés aucun sa véritable personnalité et de ne pas être dupe de ses propos ultérieurs. D’ailleurs, bien qu’il ait tué cinq personnes, il n’est pas considéré complètement comme tel puisqu’il a tué deux fois – deux victimes d’abord, trois victimes ensuite – il aurait fallu qu’il tue une troisième fois pour recevoir ce titre peu enviable. Heureusement, il a été arrêté avant. Malheureusement, nous sommes dans l’état de Rhode Island, l’état le plus corrompu qui soit, mais aussi l’état le plus tranquille et sa législation n’est pas adaptée à l’existence de ce tueur en série mineur : il devrait donc être relâché à sa majorité. S’il ne l’a pas été, c’est à cause des infractions qu’il a commis pendant son emprisonnement, ce qui, au moment où s’ouvre la partie la plus importante du récit, est fortement remis en cause. Se pourrait-il que de fausses accusations aient été créées contre lui afin de le maintenir en prison, et si oui, a-t-on vraiment le droit d’agir ainsi, même si c’est pour le bien d’une communauté ? En effet, si l’on triche une fois, on peut être amener à le faire d’autres fois, et c’est la porte ouverte à tous les abus.
    C’est cette enquête que nous allons suivre, ou plutôt ces deux enquêtes. D’un côté, Merci Papa, fils du patron et patron de Mulligan, oeuvre pour faire éclater la vérité sur les fausses accusations portées contre le tueur. Minutieux, il obtiendra même de lui rendre visite en prison grâce à sa nouvelle avocate, et pourra entendre sa version des faits, également sa version des crimes. De l’autre, nous avons Mulligan. Lui était le journaliste qui était là quand le jeune homme a été arrêté : Mulligan avait détesté chaque minute qu’il avait passé sur cette affaire. Avant Kwame Diggs, il avait vécu parfaitement tranquille sans côtoyer le mal incarné. Il se demanda s’il réussirait à chasser de ses rêves la puanteur du sang. Mais après dix ans passés à jouer et plus de trois passés à écrire sur ceux qui jouaient, il avait accompli quelque chose d’important. Il comprenait à présent ce que ressentait Rosie – et c’était un sentiment agréable. Peut-être était-il taillé pour ce genre, après tout. Lui connaît les détails des crimes, et n’a aucun doute sur la culpabilité du jeune homme. Il est quasiment certain qu’il recommencera. Pire : il est certain qu’il a dû commettre d’autres crimes, et que les enquêteurs de l’époque, en dépit de leur minutie, sont passés à côté d’une agression. Pour le journaliste, il n’a pu tenir aussi longtemps entre ces deux crimes connus sans en avoir commis un autre. Lui aussi se met à chercher, ce qui est tout sauf facile avec le recul du temps.
    Ce recul permet aussi de savoir ce que sont devenus les proches. Les proches des victimes, d’abord, qui ont dû vivre avec les images de leurs soeurs, leurs nièces, massacrés, qui ont choisi de construire leur vie, malgré l’horreur. La famille de l’assassin n’est pas à oublier non plus, parce que son frère et sa soeur ont souffert également de ce qu’il a fait. Par la voix de Mulligan, l’auteur le déclare : il n’y a pas d’hérédité du crime, on ne devient pas meurtrier parce que l’on n’a pas été aimé, parce que l’on a été maltraité, non, on peut devenir un tueur sans émotion en ayant été entouré d’amour et de soin.
    S’engage alors une course contre la montre, afin qu’il ne soit pas relâché, tout en respectant la loi. Tout le monde a le droit à la justice, tout le mode a le droit d’être protégé le mieux possible. Il faut aussi résister à la pression de l’opinion public, qui ne veut surtout pas entendre parler de la libération du tueur – et tant pis pour la loi. Parallèlement, une autre affaire est évoquée, mais elle est presque secondaire. Pourtant, le sujet est le même : la libération d’un homme dont les actes ont été jugés monstrueux. La différence ? Son âge et sa très faible capacité à nuire encore. Ah ! Il est blanc, mais c’est accessoire, dira-t-on. Ah ! Il a su se montrer plein de remords lors de son procès – et tant pis s’il a joué la comédie.
    Dura lex est un roman très intéressant, qui je l’espère connaîtra enfin le succès qu’il mérite.
    Pinky
    Pinky
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    Message  Pinky Mer 24 Oct 2018 - 9:00

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Mer 24 Oct 2018 - 9:26

    Merci Pinky pour ta visite.
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    Message  Nina Lun 29 Oct 2018 - 11:44

    DESILVA, Bruce 41ngrz10

    Jusqu'à l'os
    Edition Actes Sud - 371 pages

    Présentation de l’éditeur :

    En marge d’une soirée mondaine à Newport, on retrouve un macchabée en smoking en bas d’une falaise. Il s’agirait de Sal Maniella, un ponte du porno à la tête d’un véritable empire : clubs de striptease, sites Internet et studios de tournage. Au même moment, Mulligan doit couvrir pour le Dispatch, le canard régional où il émarge, une affaire de membres humains retrouvés dans la nourriture des cochons sur l’exploitation de Cosmo Scalici, un éleveur qui s’approvisionne en déchets comestibles dans tout l’État de Rhode Island – des membres d’enfants qui plus est. Industrie du sexe d’un côté, business du traitement des déchets de l’autre : au jeu des associations d’idées, Mulligan a vite fait de soupçonner la mafia. Reste à savoir qui, du corrompu ou du corrupteur, est le plus coupable.

    Mon avis :

    Emprunté hier à la bibliothèque (merci le service de réservation de la bibliothèque de Rouen) et lu dans la foulée. On peut donc dire que j’ai lu à ce jour l’oeuvre intégrale de Bruce DeSilva, dont les romans se déroulent dans l’Etat peu connu du Rhode Island.
    Son enquêteur n’est pas un policier, son enquêteur est un journaliste, pas remis de la mort de Rosie, amie d’enfance et pompier de son état – il lui rend visite très fréquemment au cimetière, en un rituel très précis, puisqu’elle était la seule personne à le connaître réellement. Mulligan est empêtré, toujours, avec une ex-future femme qui refuse le divorce tant que ces exigences à elle ne seront pas satisfaites – très vaste programme. Face à ce qu’il découvre, pourtant, c’est presque le cadet de ses soucis, comme une routine – il a personnalisé soigneusement les sonneries de son téléphone portable. Des membres humains, appartenant très certainement à des enfants, ont été retrouvés dans l’exploitation d’un éleveur de cochon. Je vous entends déjà murmurer : rien de tels que des cochons pour se débarrasser d’un corps (liste des romans policiers qui utilisent cette solution à créer, même si c’est peu ragoûtant). D’où viennent ces morceaux de corps ? Difficile à dire puisque l’éleveur s’approvisionne dans tout l’Etat. Même s’il est l’un des plus petits des USA, il est tout de même assez vaste pour que l’identification soit difficile.
    Parallèlement, Mulligan doit rédiger d’autres articles, parce que le personnel du journal se réduit comme peau de chagrin, et il devient un peu journaliste à tout faire, tout en cornaquant le fils du patron, surnommé Merci-Papa, en dépit de ses qualités de journaliste, que Mulligan lui reconnaîtra bien volontiers. Voici donc Mulligan en journaliste sportif, en représentant de la rubrique mondaine, en rédacteur de nécrologie parfois fantaisiste, qu’il est immédiatement sommé de corriger. Mais les soirées mondaines ne sont plus ce qu’elles étaient, et un ponte de la pornographie et de la prostitution est assassiné. Et oui, jusqu’à une date récente, la prostitution était parfaitement légale en Rhode Island. Mulligan enquête donc, à nouveau.
    Ce qu’il découvre ? Rien de beau. Son cynisme est une forme de protection face aux laideurs de certains êtres humains. Derrière le joli vernis des apparences, le pire peut se cacher. Derrière une personne en qui l’on faisait entièrement confiance, le pire peut également être là. Non, je ne me répète pas, je dis simplement que si Mulligan est pour la justice, s’il peut se laisser aller à des mouvements d’humeur, s’il peut comprendre certaines attitudes, il est des pas qu’il n’est pas près à franchir, et c’est tant mieux, finalement, même s’il en sort plus écorché qu’il ne l’était encore.
    Pinky
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    Message  Pinky Mar 30 Oct 2018 - 10:50

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Mar 30 Oct 2018 - 10:59

    Merci Pinky pour ta visite.

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