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    BONNOT, Xavier-Marie

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    Message  Nina Mer 20 Sep 2017 - 20:29

    BONNOT, Xavier-Marie Cvt_le12

    Le dernier violon de Yehudi Menuhin
    Edition Belfond - 266 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Rodolphe Meyer a été un célèbre violoniste. Le public l’adulait, les critiques l’encensaient. Il a été, il n’est plus. L’alcool a vaincu l’artiste. Reclus, il vit en compagnie du prestigieux Lord Wilton, qui fut jadis le violon de Yehudi Menuhin, modèle absolu de Rodolphe.
    Un héritage va précipiter le destin de Meyer. Émilie, sa grand-mère, lui lègue une ferme isolée, dans l’Aveyron.

    Mon avis :

    C’est un curieux objet littéraire que nous avons dans les mains. Il est question de Yehudi Menuhin, oui, mais pas seulement. Il est présent, en filigrane, dans l’oeuvre, sans jamais être un prétexte pour évoquer le sujet principal du livre.
    Et quel est-il, d’ailleurs ? La musique, l’amour de la musique ? La difficulté à jouer, jour après jour, à rester au sommet, à interpréter des oeuvres que des génies ont sublimé avant vous ? Rodolphe est un violoniste qui a lâché prise. Dernier membre vivant de sa famille, il revient dans l’Aveyron pour enterrer sa grand-mère Emilie, qui lui a légué une vaste bâtisse, et quelques secrets aussi. Il se rend compte qu’il l’a négligé, qu’il ne sais presque rien, finalement, de la manière dont sa propre mère, disparue elle aussi, a grandi dans cet endroit. A la recherche des souvenirs, de son passé ? Ou aussi, et de cet amour maternelle qu’il devait partager avec son frère aîné, mort de ses addictions, de cette part d’ombre, de sauvagerie, qui l’a dévoré.
    Les relations mère/fils sont au coeur de ce roman, ainsi que les relations père/fils. Le père apparaît tout puissant, ambitieux, accomplissant ses rêves à travers son fils. Sa mère, ayant abandonné ses études contre l’avis de ses parents, est une simple femme au foyer qui ne s’oppose pas à son mari. Et Rodolphe de découvrir que sa mère était plus proche de sa propre mère (Emilie donc) qu’il ne le pensait, et que cette dernière pensait très souvent à son unique petit fils survivant, bien que celui-ci ait bien d’autres choses à faire que de venir au fin fond de l’Aveyron.
    Puis vient l’irruption du fantastique – réussi, je dois le dire, s’appuie sur la légende de Victor, l’enfant sauvage. Victor, ce prénom se répercute dans le roman, passant d’un enfant mort-né en 1797 au frère d’Emilie, porté disparu pendant la première guerre mondiale, sans oublier cet enfant sauvage dessiné par Jean-Etienne, frère aîné de Rodolphe. Victor, encore, qui vient hanter Rodolphe dans l’Aveyron et s’avère presque son double, sa part de sauvagerie. Ce basculement dans une autre dimension, oscillant entre réel et étrange, assure une montée en puissance dans l’écriture du roman, après la dimension plus intimiste du début du roman.
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    Message  Pinky Jeu 21 Sep 2017 - 10:15

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Jeu 21 Sep 2017 - 10:33

    Merci Pinky pour ta visite.
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    Message  Nina Sam 30 Mar 2019 - 16:22

    BONNOT, Xavier-Marie Cover133

    La première empreinte
    Edition Belfond - 400 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Une spécialiste de la préhistoire retrouvée noyée dans les calanques quelques années après la mort accidentelle mais irrésolue de quatre plongeurs.
    Des meurtres sauvages perpétrés selon un rituel précis et signés d’une main en négatif. Un coupable que tout dénonce : Marseille devient le théâtre d’une affaire sans précédent… Le commandant De Palma, dit le Baron, compte bien résoudre ces énigmes au plus vite. Pour cela, il lui faudra comprendre le pouvoir qu’exerce la grotte Le Guen, centre du puzzle. Et remonter aux origines de l’humanité, à l’époque où nos ancêtres vivaient dans cette même cavité, qui se trouve aujourd’hui ensevelie à 38 mètres de profondeur…

    Mon avis :


    Des meurtres. Des meurtres de femmes, pour ne pas changer ai-je envie de dire. Ce n’est pas la construction du récit qui est laborieuse, c’est le meurtre auquel doivent faire face les enquêteurs qui sont particulièrement poisseux. Je n’irai pas jusqu’à dire que tout nous ramène à la grotte Le Guen, mais presque.
    Nous sommes à Marseille, et c’est la première enquête du commandant De Palma, surnommé Le Baron. Nous sommes à Marseille et nous nous sentons bien à Marseille, sans caricature, sans exagération. Le parler marseillais a toute sa place ici, et les personnages, même s’il s’agit d’une première enquête, ont déjà un solide passé commun – ou pas. Ils se connaissent, s’estiment, ont des souvenirs en commun.
    La victime, par contre, reste presque mystérieuse, lisse, scientifique, oui, entièrement dévouée à son métier, pour ne pas dire carriériste, et rien de plus, sa vie sentimentale n’était qu’un des moyens de parfaire sa carrière. Elle n’est que la première, d’autres suivront. Quels liens peut bien les unir ? Surtout, De palma a une forte tendance à vouloir aller au fond des choses, et tant pis si d’autres crimes, plus médiatiques, sont censés requérir toute son attention.
    Comme souvent, l’origine des crimes est à rechercher dans le passé, un passé même très ancien. Que peuvent faire les progrès de la science, quelle que soit cette science, face aux névroses profondément ancrées et aux croyances ?
    Cherchez la femme, ai-je envie de dire, et pas seulement les victimes : les survivantes, celles qui ont enterré leurs morts, celles qui ont survécu, celles qui ont fait souffrir aussi, toutes ont leur importance dans la construction de l’intrigue.
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    Message  Pinky Dim 31 Mar 2019 - 11:48

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Ratdebibliotheque Dim 31 Mar 2019 - 13:15

    Merci pour cet avis, Nina, je le note.
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    Message  Nina Dim 31 Mar 2019 - 22:34

    Merci Pinky et Ratdebibliothèque pour votre visite.
    J'ai pu rencontrer l'auteur aujourd'hui, au salon du livre de Levallois.
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    Message  Pinky Lun 1 Avr 2019 - 12:03

    c'est chouette
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    Message  Nina Mer 17 Avr 2019 - 20:37

    BONNOT, Xavier-Marie Couv2112

    Le pays oublié du temps
    Edition Babel - 437 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Nouvelle-Guinée.
    1936. Le Dr Delorme, Robert Ballancourt et leur guide, Kaïngara, remontent le fleuve Sepik. Ils se rendent dans un village paptni pour acheter des têtes surmodelées, ces crânes de vaincus ou d’ancêtres censés conserver l’esprit des défunts… Marseille, soixante-dix ans plus tard. Le commandant de police Michel de Palma, alias le Baron, découvre le corps du Dr Delorme, assassiné. Le vieil homme est assis dans son bureau, le visage affublé d’un masque.
    Devant lui, Totem et Tabou de Freud est ouvert à la page 213. Masques, statuettes et flûtes d’Océanie emplissent la villa, mais un crâne d’ancêtre a été volé… Un gros livre retient l’attention du Baron : le journal de bord de la Marie-Jeanne, goélette sur laquelle, en 1936, le Dr Delorme et Robert Ballancourt embarquèrent pour rejoindre la Papouasie… Tandis que le meurtrier du Dr Delorme continue de frapper dans le milieu des ethnologues et des marchands d’arts premiers, les questions se multiplient.

    Mon avis :

    Il est toujours agréable pour moi de découvrir un auteur de romans policiers que je ne connaissais pas, et de poursuivre l’exploration de son oeuvre, avec cette troisième enquête du Baron, alias le commandant de Palma que je lis en peu de temps.
    Ce que j’aime chez cet enquêteur, c’est qu’en dépit de son métier de policier, lourd, très lourd, il mène une vie presque normale. Il est divorcé, et là, il renoue avec une amie d’enfance, elle aussi en instance de divorce : le moment de retenter sa chance, lui qui n’avait pas osé quelques décennies plus tôt. Un peu de répit dans une enquête qui nous emmène très loin dans le passé et nous questionne sur plusieurs notions. La notion de civilisation, d’abord : nous avons vu les cultures autochtones à l’aune de notre culture occidentale (pour ne pas dire « civilisée ») et les explorateurs sont allées à la rencontre de peuples qui ne demandaient rien, les ont jugés, et ont provoqué quelques problèmes. A la civilisation s’ajoute la religion : les évangélisateurs de tout bord ne sont jamais loin, ceux qui veulent mettre de l’ordre dans les croyances et les actes (dans l’ordre que vous voulez) de ces peuples. N’oublions pas que certains le veulent encore.
    Reste ce que l’on nomme l’art, qu’il est intéressant d’étudier, de partager, qu’il est nettement moins de trafiquer. Pourtant, certains ne s’en privent pas – les collectionneurs collectionnent, et tant pis pour la provenance, tant pis pour les sensibilités de ceux à qui appartenaient ces oeuvres – pas toujours uniquement des masques, des statuettes ou des flûtes, ce serait trop simple. Reste aussi à identifier le poids que la famille, ou plutôt que le patriarche, ou le matriarche peut peser sur les siens. Nous avons beau être dans un monde dit « moderne », il est encore des personnes qui ne savent pas s’affranchir du regard, des ordres, voir de l’argent de son aïeul. Etre indépendant, c’est formidable. Encore faut-il en avoir le cran.
    Une belle enquête et un beau roman.
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    Message  Nina Mer 17 Avr 2019 - 20:40

    Premier homme
    Edition Babel - 352 pages

    Présentation de l'éditeur :


    Premier Homme est une vieille connaissance, de Palma l'a déjà arrêté, dix ans plus tôt. Mais il ne sait rien de lui, rien de sa folie, rien de son histoire. Le mettre à nouveau hors d'état de nuire relève d'un étrange défi. Le commandant doit comprendre l'histoire d'un enfant, les secrets de sa famille, les manipulations dont il a été victime... Retourner aux âges premiers de l'humanité. L'époque où les grands chasseurs du Paléolithique vivaient hors de ce qui ronge nos sociétés modernes : la cupidité, la propriété, l'asservissement... La vérité de Premier Homme réside dans les mythes les plus anciens, tracée dans le monde pariétal, dans la nuit d'une grotte dont l'entrée se trouve à au moins trente-huit mètres sous le niveau de la mer. Et qu'il le veuille ou non, le Baron va devoir apprendre à aimer cet enfant devenu le plus terrifiant des meurtriers...

    Mon avis :

    Sixième et dernière enquête du commandant de Palma dit "le Baron", mais bouclage de boucle avec sa première enquête publiée La première empreinte. Déjà, il est agréable, mine de rien, de voir dans ce policier un homme ordinaire. Oui, il est à dix jours de la retraite, et non, cela ne le dérange pas plus que cela. Certes, il ressent un peu de nostalgie face à tout ce qu'il ne fera plus, certes, il ne sait pas encore comment il occupera sa retraite, cependant (je vous spoile un peu), il n'a pas l'intention de se faire tuer sous les balles d'un forcené.En revanche, ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'une ancienne affaire reviendrait sous les feux de l'actualité. Le Baron n'est pas le genre de policier à ressasser sans arrêt ses affaires passées, et l'affaire Autran, qui l'avait vu arrêter Thomas et Christine Autran, jumeaux et criminels, ne lui avait franchement pas laissé de bons souvenirs. Ces nouveaux développements encore moins.L'on retrouve, dix ans après, les témoins de cette époque. Pour certains, ils n'ont pas changé, et c'est tant mieux pour eux : l'on n'est pas responsable de ce que font ses voisins. Pour d'autres, par contre, le temps est passé, et la peur est restée : eux savent pourquoi.Ce que j'ai aimé ? Le questionnement de De Palma sur ce que l'on appelle la "folie" et sur la place que notre société veut bien lui faire. Ah, pardon, la société ne veut pas, justement, leur laisser la place. L'on pense que la psychiatrie a évolué depuis sa création. Oui et non, parce que les infirmiers, les psychiatres ne cessent de tirer la sonnette d'alarme sur l'état de la psychiatrie en France. Et pour un psychiatre comme le docteur Dubreuil qui paraît vraiment se préoccuper de ses patients, combien d'autres qui ne pensent qu'à leur intérêt propre ?Autre sujet auquel je suis sensible (forcément) : la maltraitance des enfants. On n'en a pas fini de dire qu'il n'est pas de criminel né, qu'on ne peut pas détecter les criminels dès la maternelle (non, je ne plaisante pas, je pense à une théorie qui avait ressurgi voici quelques années), on ne pense pas assez que les dégâts commis dans l'ensemble par des parents maltraitants, des parents qui ne voulaient pas d'enfants, ou qui ne voulaient pas de cet enfant-là sont difficilement réparables.Oui, l'on saura tout dans ce dernier volume des zones d'ombre de La première empreinte. L'on comprendra mieux certains faits - et sans dédouaner le meurtrier, on comprendra qu'il est bien plus coupable que lui.
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    Message  Pinky Jeu 18 Avr 2019 - 11:32

    merci Nina pour ces présentations
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    Message  Nina Ven 19 Avr 2019 - 11:16

    Merci Pinky pour tes visites.
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    Message  Ratdebibliotheque Dim 21 Avr 2019 - 14:52

    Merci Nina pour ces avis.
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    Message  Nina Dim 21 Avr 2019 - 17:58

    Merci Ratdebibliothèque pour tes visites.
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    Message  Nina Dim 14 Juil 2019 - 17:08

    BONNOT, Xavier-Marie 51f5k310

    La voix du loup
    Edition Pocket _ 352 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Le premier de l’an, Romano Valdez, jeune violoniste à l’opéra, est retrouvé mort dans la boue du chantier du parking de l’Hôtel de Ville de Marseille. Décapité. Pour le commandant De Palma, alias le Baron, cet acte odieux va au-delà du simple homicide. Car le mode opératoire de l’assassin de Romano Valdez est exactement le même que celui de Sylvain Moretti, le meurtrier de Laurence Monello, une jeune fille décapitée… 25 ans plus tôt. A cette époque, De Palma avait arrêté un homme, Sylvain Moretti, surnommé « l’éboueur ». Cet homme avait été jugé, condamné à mort et guillotiné dans la cour de la prison des Baumettes. Une affaire qui aurait fini dans les oubliettes de l’histoire si un livre célèbre n’avait pas innocenté l’éboueur. Moretti, le coupable idéal était alors devenu l’innocent idéal… Pour le Baron, l’enquête sur l’assassinat de Romano Valdez se transforme très vite en un jeu de piste infernal qui débute dans les coulisses de l’opéra pour finir dans le pire de ses souvenirs : une aube amère, un couperet qui tranche la vie de Sylvain Moretti.

    Mon avis :

    Je commencerai par une phrase très plate : ce roman est à lire pour tout ceux qui sont pour la peine de mort. Pour ma part, je me dis que je suis heureuse de vivre dans un pays où elle a été abolie. Tuer ne résout jamais rien. L’auteur le dit mieux que moi dans ce roman.
    Le Baron a été rudement éprouvé quand il a assisté à l’exécution de Sylvain Moretti. Les faits ne nous sont pas épargnés, et c’est avec raison. Je le martèle : rien ne justifie une exécution. L’auteur n’a pas choisi la facilité : oui, Sylvain Moretti était coupable, et c’est une raison de plus pour dire à quel point cette partie du récit est courageuse. Il n’est pas non plus angélique, il montre ceux qui sont pour, ceux qui ne regrettent pas cette exécution, ceux qui disent que si c’était à refaire, ils le referaient – on parle peu, finalement, des assistants du bourreau; Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture facile, mais c’est une lecture forte.
    Vingt-cinq ans plus tard, le Baron est obligé de se replonger dans cette affaire. Parce qu’un meurtre a été commis, selon le même mode opératoire. Parce qu’il est des personnes qui pensent que Sylvain Moretti était innocent, victime des brutalités policières. Parce qu’un autre tueur aurait rôdé à Marseille à l’époque du meurtre et aurait pu être le véritable meurtrier de Laurence. Oui, cela fait beaucoup, cela fait trop, et de Palma se doit de tout mener de front. De plus, une toute nouvelle policière intègre le groupe, passionnée de musique, comme lui, à fond dans le travail, comme lui, n’hésitant pas à poser les questions qui peuvent fâcher le Baron. Il voit en elle quasiment sa fille spirituelle et lui souhaite de ne surtout pas finir comme lui. Oui, le Baron est sans illusion sur ce qu’il est devenu.
    Pas vraiment de moments d’apaisement dans cette enquête. Michel de Palma a beau être amateur d’opéra (et moi aussi), le théâtre en lui-même devient lieu de l’enquête, et si le commandant pensait en connaître beaucoup sur le monde de l’Opéra, il découvre qu’il en ignorait plus encore.
    – Ce sont des gens comme les autres ! lui dit sa petite voix.
    – Non, ce sont des musiciens. Tu ne comprends rien à rien.
    – C’est bête de croire que les hommes et les femmes qui sont dans cette fosse sont incapables de faire le mal !
    – Parfois, on a besoin de ce genre de croyance pour embellir la vie.

    La musique, et cette fameuse « voix du loup » que je ne connaissais pas, est l’un des fils conducteurs de ce roman, musique qui n’adoucit ni le présent, ni les souvenirs, autour d’un instrument que l’on retrouvera dans l’oeuvre de Xavier-Marie Bonnot : le violon.
    Une oeuvre forte, comme les précédentes enquêtes du Baron.
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    Message  Pinky Lun 15 Juil 2019 - 10:53

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Lun 15 Juil 2019 - 11:04

    Merci Pinky pour ta visite.
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    Message  Nina Ven 9 Aoû 2019 - 8:54

    BONNOT, Xavier-Marie 51tfxz10

    Les âmes sans nom
    Edition Belfond - 440 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Belfast, années 80, l’ère Thatcher bat son plein et la guerre civile fait rage. L’IRA multiplie les attentats meurtriers. Sean Flanagan, l’un de ses combattants les plus déterminés, n’hésite pas à conclure des alliances douteuses avec certains nationalistes bretons, des illuminés passés par la Légion avant d’intégrer des groupuscules fascistes. L’action pour la cause irlandaise est le centre de sa vie, jusqu’au jour où sa femme, Barbara, est assassiné. Vingt ans plus tard, à Marseille, Pierre Martel, un officier de la DST en mission dans la turbulente cité de La Sauvagère, est massacré suivant un rituel étrange. Michel de Palma, dit le Baron, flic insoumis et brillant, est chargé de l’enquête. De mystérieux documents découverts chez Martel lui font vite comprendre qu’il ne pourra élucider les crimes du présent qu’en s’immergeant dans le passé trouble et inquiétant de cet homme apparemment sans histoires.

    Mon avis :

    Années 80.
    Années 2000.
    Marseille.
    Belfast.
    Le commandant de Palma ne change pas. Il est toujours aussi rétif à se soumettre à l’autorité. Ce n’est pas qu’il n’en fait qu’à sa tête, c’est qu’il tient à ce que justice soit rendue. Et là, franchement, cela ne commence pas forcément bien : un officier de la DST en mission a été assassiné, là, à Marseille. Est-ce lié à sa mission ? Non, ce serait trop simple. le Baron doit se plonger dans le passé de cet homme, et surtout, dans le passé de l’Irlande, du temps de Margareth Tchatcher, la dame de fer qui laissa mourir les grévistes de la faim irlandais. Oui, je prends partie.
    Différente de ses enquêtes précédentes ? Oui et non. Oui, parce qu’il se plongera dans le nationalisme irlandais, et son étrange alliance avec des indépendantistes bretons. Il remontera même jusqu’à la seconde guerre mondiale, parce que les indépendantistes avaient été séduits par la collaboration avec les allemands. Bien sûr, pas tous, mais les extrémistes se rejoignent plus qu’on ne le pense. Non, parce que la famille est au coeur de cette intrigue, et que la vengeance est un désir universel qui, je le rappelle, est très éloigné de la justice. Je n’ai absolument pas envie de défendre ceux qui règlent des comptes des années après. Seul Kevin trouve grâce à mes yeux parce qu’il vit dans le présent, parce qu’il constate, quotidiennement, ce qui se passe vraiment en Irlande du Nord, la désespérance des jeunes qui se suicident et qu’il enterre les uns après les autres, presque au même rythme qu’il disait adieu à ses compagnons de lutte ou au victime d’attentat.
    Les âmes sans nom est un roman policier solide qui, comme La voix du violon, nous emmène dans un passé récent mais presque oublié.
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    Message  Pinky Dim 11 Aoû 2019 - 12:19

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Dim 11 Aoû 2019 - 15:24

    Merci Pinky pour ta visite.
    Nina
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    Message  Nina Jeu 4 Fév 2021 - 23:13

    BONNOT, Xavier-Marie Cvt_le34

    Les vagues reviennent toujours au rivage
    Edition Belfond - 299 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Depuis qu’il est retraité de la police, Michel de Palma, alias le Baron, vit sur un bateau et a tiré un trait sur ses années de brigade criminelle au bénéfice de la voile et du violon. Mais quand il apprend l’étrange suicide de Thalia Georguis, c’est un grand amour de jeunesse qui ressurgit et bien plus qu’une mort suspecte signifiant son retour à la case police. Thalia avait voué sa vie aux missions humanitaires en Méditerranée et avait reçu des menaces de l’extrême droite identitaire. Elle a aussi laissé derrière elle un manuscrit retraçant le parcours d’Amira, réfugiée syrienne, une ombre parmi les ombres qui risquent tout pour fuir la guerre. De Palma mettra tout en œuvre pour retrouver ce témoin clé, quitte à entrer dans l’enfer de Raqqa, à parcourir le camp de la honte de Moria. Et à affronter toute la monstrueuse violence qui sévit en Méditerranée, cet abandon sans fin de l’humanité comme les vagues qui reviennent au rivage. Avec le grand retour du commandant de Palma pour son enquête la plus intense et personnelle, Xavier-Marie Bonnot, écrivain engagé, rend hommage à la Mare Nostrum, ce berceau des grandes civilisations que la crise migratoire du XXIe siècle a transformée en plus grand cimetière marin du monde.

    Mon avis :

    Flic un jour, flic toujours pourrai-je dire. Michel de Palma a beau être retraité de la police, il n’a pas perdu ses réflexes de policier, il a encore moins perdu son envie de justice. Pourtant, au tout début de ce récit, il semblait bien que ses seules occupations allaient être la vie sur son voilier, et l’apprentissage du violon. Il n’est pas d’âge pour accomplir un rêve ! Il n’est pas d’âge non plus pour être choqué, ému par une mort, celle de Thalia, grand amour de jeunesse du Baron. Elle s’est suicidée. Baron n’y croit pas, il y croit encore moins quand le légiste l’autorise à voir le corps, quand il visite l’appartement de la morte. Retraité, le Baron n’oublie pas les méthodes qui étaient les siennes, hors de question de se renier. Oui, les temps ont changé, oui, la paperasserie, les règles de procédure règnent en maître pour celle qui lui a succédé : Michel a encore des fidèles, dont Karim. Il a aussi beaucoup de détermination, pour faire toute la lumière sur la mort de Thalia et sur la disparition d’Amira.
    Amira, c’est une jeune fille parmi tant d’autres, une migrante que Thalia a croisé dans un camp et dont elle a voulu raconter l’histoire. Je ne dirai pas « triste histoire », je ne dirai pas « histoire horrible », je dirai histoire tristement banale, histoire d’une jeune fille qui a vécu la guerre, la mort de proches, la fuite, et tente de survivre – vivre est un terme trop fort pour ce qu’elle endure au quotidien. Soyons honnête : si le sort des réfugiés n’intéressait pas grand monde, c’est encore pire depuis le début de la crise sanitaire. Dois-je parler de l’acharnement de certains groupuscules, prêts à tout pour se débarrasser des migrants ? Il est bon qu’un roman montre de quoi sont capables certains. Il est bon aussi de montrer l’audace, la hardiesse même de ceux qui mettent leur vie en jeu pour en sauver d’autres.
    Les vagues reviennent toujours au rivage – une invitation à garder les yeux ouverts.
    louloute
    louloute
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    Message  louloute Ven 5 Fév 2021 - 9:37

    Merci Nina pour ta critique  Very Happy
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    Message  Nina Ven 5 Fév 2021 - 10:24

    Merci Louloute pour ta visite.
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    Message  Pinky Ven 5 Fév 2021 - 10:43

    merci Nina pour cette présentation
    Nina
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    Message  Nina Ven 5 Fév 2021 - 16:14

    Merci Pinky pour ta visite.

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