Au Fil des lignes

Voici un endroit où partage, respect et convivialité sont les maîtres mots. Si vous aimez, lire rejoignez-nous !


    STAALESEN, Gunnar

    Partagez
    avatar
    lilou57
    LEH
    LEH

    STAALESEN, Gunnar

    Message  lilou57 le Dim 13 Fév 2011 - 19:39



    Fleurs amères
    Polar norvégien

    Varg Veum trouve le corps d'un homme flottant dans la piscine d'une villa comme un poisson dans un aquarium. Une fillette de sept ans a disparu. Des militants écologistes assiègent une usine qui polluerait avec des déchets toxiques sournoisement évacués dans la nature. Une riche famille d'industriels respectée pour sa réussite sociale voit la façade de sa notoriété se lézarder et laisser deviner des secrets de famille insoutenables pour ceux qui les connaissent. Varg Veum, lui-même remis à l'eau minérale, se trouve de nouveau au coeur d'une enquête éclatée dont toutes les pistes convergent vers un drame irrésolu vieux de huit ans. Saura-t-il survivre aux démons d'un monde moderne à la violence toujours plus diffuse?

    Septième enquête du privé norvégien Varg Veum.
    Pour le resituer un peu, Varg Veum est un ancien travail social de la Protection de l'enfance qui a ouvert son agence de détective après s'être fait licencier pour avoir passé à tabac un dealer. Il est divorcé, a un fils et une tendance plus que prononcé à noyer ses peines dans l'aquavit. Mais cette fois c'est un homme neuf puisqu'il sort d'une cure de désintoxication et ne boit désormais plus que de l'eau. C'est d'ailleurs lors de cette cure qu'il a fait la connaissance de Lisbeth,une kiné avec laquelle il s'est lié d'amitié et qui va lui procuré son premier travail après sa sortie. Il s'agit d'un banal travail de surveillance dans une villa mais les choses vont déraper très vite. Lors de la visite des lieux, Lisbeth découvre un corps dans la piscine, prévient Veum et disparaît...Le privé va bien sûr mener une enquête qui le mènera au coeur d'une sordide affaire où se mêleront une enfant disparue, des militants écologistes, des industriels peu scrupuleux, etc.
    Je retrouve toujours Varg Veum avec beaucoup de plaisir. Terriblement humain, très empathique, il aime à se mêler de ce qui, d'après la police, ne le regarde pas et s'obstine jusqu'au bout malgré les embûches. Cette enquête longue est plutôt alambiquée se laisse lire avec bonheur, ne serait-ce que pour les très belles descriptions de Bergen, ville dont l'auteur est visiblement amoureux malgré des propos parfois pessimistes sur son avenir.
    avatar
    Atti'
    M
    M

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Atti' le Dim 13 Fév 2011 - 21:42

    Pas tenté, je passe mon tour.

    Merci Lilou pour cette présentation. Wink
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Ven 18 Jan 2013 - 20:07


    Le loup dans la bergerie.
    Edition Folio - 316 pages.

    Quatrième de couverture :

    Varg Veum, ancien salarié à la protection de l’enfance de la ville de Bergen en Norvège, est devenu détective privé après avoir été remercié pour avoir eu la main lourde sur un type qui prostituait une gosse en perdition. Les affaires ne vont pas fort. La police officielle ne l’aime pas. Divorcé, il refuse toutes les affaires sentimentales et s’en console à l’aquavit.
    Jusqu’au jour où un avocat de renom lui demande de suivre son épouse pour un constat d’adultère. Ce que Veum refuse, il l’accepte le lendemain quand un autre homme se présente avec le même portrait de femme en lui demandant de retrouver sa sœur perdue de vue…

    Mon avis :

    Comment me réconcilier avec la littérature policière norvégienne et me faire passer un très bon moment de lecture ? En découvrant l’oeuvre de Gunnar Staalesen !
    Ne vous fiez pas à la date donnée parfois, par l’éditeur : ce roman date des années 70, et le fait de le savoir d’entrée de jeu empêche certaines déconvenues. Et oui, le privé ne peut pas se servir de son portable pour prévenir les secours, puisqu’il n’en a pas. Il ne peut pas faire une recherche rapide sur Internet pour tout savoir sur ses clients potentiels – et ses dossiers sont désespérément vides parce qu’il n’a pas d’affaires, non parce qu’il a tout informatisé. De même, une femme qui veut changer d’apparence ne testera pas une nouvelle coupe de cheveu, une nouvelle coloration : elle portera une perruque.
    Il y a du Nestor Burma, l’un de mes détectives préférés,dans ce Varg Véum. Lui aussi pratique une ironie mordante, y compris envers lui-même. Lui aussi a un léger souci pour régler ses factures, qui s’entassent les unes sur les autres avec une régularité confondante. Aussi, quand une affaire se présente, il est étonnant de le voir refuser cette manne providentielle, au nom de son éthique. Il est encore plus étonnant de le voir se faire proposer la même affaire, quelques jours plus tard, non plus par le mari de la jeune femme, mais pas son frère. Là, Varg cède, parce qu’il est un tendre, au fond – et parce que les factures ne se règleront pas toutes seules.
    Naïf, Varg ? Un peu seulement. Pas au point de se rendre compte qu’il s’est mis lui même dans un beau guépier, lui que la police n’apprécie guère. Pas au point de ne pas tout tenter pour trouver le vrai coupable. Au passage, il découvrira ce qui se cache derrière la respectabilité de certaines façades, bien que lui n’avait plus guère de doute, après son passage à la protection de l’enfance. Il restait peut-être encore quelques illusions au lecteur.
    Le loup dans la bergerie est une très belle rencontre livresque, et j’ai très envie de découvrir d’autres titres de cet auteur.
    avatar
    Pinky
    M
    M

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Pinky le Sam 19 Jan 2013 - 9:40

    merci Nina pour cette présentation policière
    avatar
    caro
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  caro le Sam 19 Jan 2013 - 12:45

    Merci Nina, rien qua ta 1ère phrase donne envie Very Happy Tu as lu beaucoup de "Nestor Burma" ? Je ne le connais qu'à travers les téléfilms et ça ne me tentait pas du tout.
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Sam 19 Jan 2013 - 13:39

    Merci Pinky pour ta visite.
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Jeu 1 Nov 2018 - 11:18


    Où les roses ne meurent jamais
    Edition Gaïa - 267 pages.
    Parution : 2018.

    Présentation de l’éditeur :

    Petite-Mette jouait gentiment dans le bac à sable devant la fenêtre de la cuisine. Soudain, elle ne fut plus là, seul son nounours traînait encore dans le sable. Presque vingt-cinq plus tard, sa mère lance un ultime appel, juste avant la date de prescription pour ce genre de crime. Et les cas désespérés sont pour Varg Veum. Un suspense haletant où le privé norvégien enquête dans les communautés hippies de la fin des années 1970, icônes de partage et d’ouverture d’esprit. Ou de secrets et mensonges ?

    Mon avis :

    Varg Veum n’est pas en forme, il n’est pas en forme du tout. A vrai dire, cela fait trois ans qu’il ne va pas bien du tout. Cependant, s’il est un fait qui peut encore le motiver, c’est la défense des enfants, lui qui a travaillé à la protection de l’enfance pendant des années, et se souvient très bien de ce qu’il a vu. Aussi, quand la mère de la petite Mette le contacte pour qu’il rouvre le dossier de la disparition de sa fille avant que la prescription ne soit effective; Mais que peut espérer trouver Varg vingt-cinq ans plus tard ? Peut-il vraiment réussir là où la police a échoué ?
    Déjà, il se met en quête des policiers qui ont enquêté, retrouvant par là son vieil ennemi, désormais à la retraite, très occupé à jardiner. Il retrouve aussi une ancienne policière qui lui parle de ce qu’elle a ressenti, c’est à dire ce qui ne fait pas partie des preuves concrètes mais, qui sait ? peut aider le détective.
    Puis, il doit chercher toutes les personnes qui ont été interrogés dans cette enquête, et c’est là que le bas blesse. Leur devenir, vingt-cinq ans après les faits, est assez parlant : sur les quatre couples qui vivaient là, trois ont divorcé. Quasiment personne ne souhaite revenir sur ce qui s’est passé, se montrant même parfois assez virulent, voire violent avec Varg. Que cherchent-ils donc à dissimuler ? Le fait qu’ils ne pensent pas qu’un privé puisse faire mieux que la police ? Allons donc !
    Autre temps, autre moeurs, pourrait-on dire. Sauf que là, on est dans le présent, et Veum a bien l’intention de recevoir des réponses à ses questions – qu’est-ce qui peut être plus important que de savoir ce qu’il est advenu d’une petite fille ? Le détective agit finalement comme un miroir, forçant les anciens membres de ce qu’il faut bien qualifier de communauté à dévoiler leurs secrets et à se regarder en face. Etranger à tout ce qui s’est passé, prompt à identifier les causes de certains comportements, Veum peut déranger, et n’a pas l’intention de s’arrêter, alors que la vérité n’est pas si loin que cela. Les enfants sont toujours les premières victimes des errances des adultes.
    Une enquête qui m’a donné envie de me replonger dans les polars norvégiens.
    avatar
    Ventenpoupe
    LEH
    LEH

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Ventenpoupe le Jeu 1 Nov 2018 - 16:54

    Toujours dans le tour du monde des polars, Nina.
    Merci pour cet avis.

    B
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Jeu 1 Nov 2018 - 18:52

    Oui, toujours. Very Happy
    Merci de ta visite Ventenpoupe.
    avatar
    Pinky
    M
    M

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Pinky le Dim 4 Nov 2018 - 11:06

    merci Nina pour cette présentation
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Dim 4 Nov 2018 - 18:43

    Merci Pinky pour ta visite.
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Dim 25 Nov 2018 - 11:24


    Comme dans un miroir
    Edition Gaia - 432 pages

    Présentation de l’éditeur :

    En 1957, une femme sublime se tue en voiture avec son amant saxophoniste, dans un pacte macabre. Elle laisse deux filles. Trente-cinq ans plus tard, lorsque l’une disparaît avec son mari, sa soeur imagine le pire et appelle Varg Veum. Entre le mythe des amants suicidés en 1957 et le présent, beaucoup de recoupements, de ressemblances, comme dans un miroir. Les chalets de montagne sur les hauteurs de Bergen se renvoient les échos du passé par-delà les fjords.
    Sur fond de trafic en tous genres, la Norvège des années 90 a bien les deux pieds dans son époque. Varg Veum aussi: il vient d’acheter un téléphone portable !
    Un nouvel épisode jazzy pour le privé norvégien.

    Mon avis :


    Il n’est pas facile de trouver le détective privé norvégien en bonne forme. Il ne se remet pas d’avoir tué un homme lors de sa précédente enquête. On a beau lui répéter que c’était de la légitime défense, qu’il n’avait pas le choix, que cet homme n’était pas une innocente victime, puisqu’il avait déjà tué, Veum se repasse le film et se demande comment il aurait simplement pu le blesser, le désarmer, plutôt que de le tuer.
    C’est dans cet état d’esprit qu’il accepte une enquête, il précise bien une enquête qui ne concerne pas une affaire conjugale. Berit, avocate, divorcée, sans enfants, s’inquiète parce que sa petite soeur Bodil et son mari ont disparu sans laisser de traces. Quelques décennies plus tôt, leur mère s’était suicidée avec son amant, en un pacte macabre. Bodil avait deux ans, Berit six, ni l’une ni l’autre n’ont réussi à avoir un enfant, mais, en fouillant la maison désertée de Bodil, Veum a constaté qu’une chambre d’enfants, intacte, était bien là, en dépit des années qui ont passé depuis la fausse couche de Bodil. Faut-il y voir un indice, oui, mais de quoi ? De plus, le mari, Fernando, venait de donner sa démission d’une société pourtant prospère, société dont le nom revient bien trop souvent au cours de l’enquête de Varg. On utilise souvent cette phrase, détournée, mais il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège.
    Comme souvent, l’enquête mène Varg à plonger dans le passé des victimes – et moi, à me demander pourquoi certains accueillent trop vite des évidences. Il n’est pas si facile de se (re)construire après un drame, cela demande une énergie énorme. Certains vont de l’avant, même s’ils n’utilisent pas ces termes – on n’a pas toujours le temps de verbaliser. D’autres cherchent autre chose, ressassent, ne parviennent pas à vivre tout simplement, à avoir un peu de légèreté, de bonheur.
    Comme dans un miroir est un livre sombre, qui montre encore et toujours à quel point il suffit de peu pour provoquer des ravages.
    avatar
    Pinky
    M
    M

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Pinky le Dim 25 Nov 2018 - 11:53

    merci Nina pour cette présentation
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Dim 25 Nov 2018 - 13:30

    Merci Pinky pour ta visite.
    avatar
    Ventenpoupe
    LEH
    LEH

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Ventenpoupe le Mar 27 Nov 2018 - 16:25

    Merci Nina pour cet avis. Apparemment les bouquins se suivent ?

    B
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Jeu 29 Nov 2018 - 9:46

    Merci Ventenpoupe pour ta visite.
    Oui, c'est exactement cela. Je les lis dans le désordre, selon qu'ils me tombent sous la main, mais l'on peut constater une continuité dans les récits.
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Sam 8 Déc 2018 - 19:20


    Le vent l'emportera
    Edition Folio - 416 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Le privé le plus populaire de Norvège prêt à renoncer au célibat ? Pas si le destin s’en mêle.
    Au large de Bergen, à quelques encâblures des fjords, une ou deux îles sont battues par les vents. Un pont les relie au continent, le tourisme pourrait s’y développer, si le site n’était pas promis à être défiguré par de hautes silhouettes bruyantes et menaçantes : peut-on rêver endroit plus idéal que ces îles sous le vent du Nord pour un parc d’éoliennes ? Une famille déchirée par des intérêts divergents, un mari qui disparaît la veille d’une consultation décisive, des écologistes soft et d’autres prêts à des actions d’éclat beaucoup plus violentes.

    Mon avis :

    Il est plus facile de chroniquer un livre dont l’auteur, sauf accident, ne viendra jamais vous lire. Parce que, même si le sujet est sensible, même si le dénouement est tout sauf réjouissant, j’ai envie, tout de même, de rédiger cet avis sous un mode un peu comique – un peu seulement.
    C’est quoi tout ce raffut, me direz-vous ? Et bien figurez-vous que l’on veut faire construire des éoliennes, ces nouveaux trucs écolos à la mode à peine moche, et que cela ne plaît pas à tout le monde, pour ne pas dire que cela ne plaît à personne ou presque. Même les familles se déchirent à ce sujet – parce qu’elles étaient déjà déchirées avant, il ne faut pas se leurrer. Un père, une belle-mère, un fils, une fille très investie avec son petit ami contre le projet. La mère ? Elle a disparu après une journée à la plage, quinze ans plus tôt, un accident a-t-on dit, un suicide murmure-t-on, surtout que le père, Mons a refait très rapidement sa vie, pour ne pas dire qu’il a régularisé une liaison qui existait déjà. Quand le père disparaît à son tour , Varg Veum est engagé pour le retrouver, parce qu’on lui a assuré que ce n’est pas une affaire « de divorce », mais une véritable disparition. La suite donnera malheureusement raison à cette personne. Veum retrouve le disparu – mais dans quel état !!!!
    Personne ne sort indemne de cette enquête : les dommages collatéraux sont importants, très importants. Les causes ? Ce n’est même pas l’écologie, plutôt la capacité qu’ont les parents à décider ce qui est bon ou non pour leurs enfants. Faut-il toujours leur dire la vérité ? C’est un sujet de réflexion intéressant, mais pour Veum, pour Karin sa fiancée, la réponse aurait dû être « oui ». La faute en est aussi à une société qui n’est pas prête à accepter certains faits, une société rigoriste, où le souffle de liberté des années 70 semble très vite s’être éteint pour eux – ou quitter un carcan pour en trouver un autre. La société n’est pas prête, non plus, à aider les femmes qui ne veulent pas être mère. Alors de là à aider, comprendre, celles qui sont mères et ne se sentent pas faites pour cela. Oui, c’est dérangeant, parce que cela va à l’encontre des idées reçues, parce qu’il faut aussi écouter cette parole, même si elle est dérangeante. Mais il faut penser aussi aux enfants, qui doivent grandir avec ce non-amour. J’ai pensé aussi à ce cliché « les enfants seront mieux sans moi, je ne veux pas être un fardeau pour eux » – ce n’est jamais qu’une solution de facilité, et il est souvent trop tard (pour les enfants) quand on le comprend.
    Le vent l’emportera avait commencé sur un sujet de société banal mais capable de déchaîner les passions. Il se poursuit de manière sanglante et se termine en tragédie. La suite, Où les roses ne meurent jamais, nous montre ce qu’il en aura coûté au héros pour remonter la pente.
    avatar
    Pinky
    M
    M

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Pinky le Dim 9 Déc 2018 - 11:34

    merci Nina pour cette présentation
    avatar
    Nina
    ML
    ML

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Nina le Dim 9 Déc 2018 - 12:53

    Merci Pinky pour ta visite.
    avatar
    Ventenpoupe
    LEH
    LEH

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Ventenpoupe le Dim 16 Déc 2018 - 20:25

    Va savoir Nina, il n'y a que les montagnes pour ne pas se rencontrer...La Norvège ce n'est pas si loin après tout!

    B

    Contenu sponsorisé

    Re: STAALESEN, Gunnar

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 18 Déc 2018 - 13:57