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    CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

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    peyrelong
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    CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  peyrelong le Mer 16 Avr 2014 - 18:53



    La bouffe est chouette à Fatchakulla
    Ned CRABB

    Editions folio policier 2008
    Traduit de l'américain par Sophie Mayoux
    267 pages

    Résumé :Pas de quartier à Fatchakulla ! Ça dépiaute sec, on étripe à tout va au détour des chemins sous la lune. Des marécages montent d'étranges ronronnements généralement suivis de découvertes macabres. Du plus fieffé salaud du canton à d'autres proies plus délicates (quoique !), les victimes s'accumulent au fur et à mesure qu'un être mystérieux les lacère, les mange puis les éparpille aux quatre vents. Une tête par-ci, un bout de bras par-là... Fatchakulla, jusque-là connu pour ses dégénérés consanguins et ses alligators, s'est trouvé une autre spécialité. Les habitants crèvent de trouille. On parle de fantômes et d'esprits et tout le monde semble pouvoir y passer. Même la grosse Flozetta s'est fait bouffer !...

    BiBiographie de l'auteur
    Né en Alabama, Ned Crabb a été journaliste, notamment pour The Wall Street Journal. La bouffe est chouette à Fatchakulla serait son seul et unique roman.


    Mon ressenti :
    L'auteur nous conduit dans l'Amérique profonde, plus précisément la Floride profonde, celle des marais et des bayous, avec ses créatures étranges, ses bourgades improbables où la bière coule à flots, ses superstitions...
    Fatchakulla est l'une de ces bourgades. Trois de ses habitants sont sauvagement assassinés, pire encore : on ne retrouve que des morceaux des victimes. Le shérif, aidé du médecin et d'un ami, entreprend, entre deux cuites, de découvrir le coupable.
    Le dénouement est tellement inattendu et décalé qu'il en est très drôle.
    A découvrir d'urgence

    Pinky
    M
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Pinky le Jeu 17 Avr 2014 - 9:17

    merci Peyrelong pour cette présentation, je ne suis pas sûr de pouvoir te suivre dans cette petite lecture

    peyrelong
    ML
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  peyrelong le Jeu 17 Avr 2014 - 9:36

    Merci de ton passage Pinky
    Je crois que dans mon avis je n'ai pas assez insisté sur l'aspect drôle, satirique et décalé de ce roman qui annihile complètement l'aspect macabre des découvertes des victimes.

    Jo19lyne
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Jo19lyne le Jeu 17 Avr 2014 - 14:55

    Merci pour ce complément d'infos Peyrelong, je note ce titre.

    Pinky
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Pinky le Jeu 17 Avr 2014 - 19:20

    peyrelong a écrit:Merci de ton passage Pinky
    Je crois que dans mon avis je n'ai pas assez insisté sur l'aspect drôle, satirique et décalé de ce roman qui annihile complètement l'aspect macabre des découvertes des victimes.

    ha peut être, car le côté découpage, macabre à souhait, gore... ce n'est pas mon truc sauf si le trait est gros, avec humour... comme dans la vieille qui voulait tuer le bon dieu (il y a du découpage mais c'est bon enfant !)

    peyrelong
    ML
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  peyrelong le Jeu 17 Avr 2014 - 23:43

    Là on n'assiste pas au découpage. Simplement on retrouve des morceaux, ce qui donne lieu à des commentaires savoureux (si j'ose dire !)

    Pinky
    M
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Pinky le Ven 18 Avr 2014 - 8:53

    je vois bien ce que tu veux dire Peyrelong

    Nina
    ML
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Nina le Lun 1 Aoû 2016 - 23:46

     

    Meurtres à Willow Pond
    Edition Gallmeister - 436 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Sur les rives d’un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu’ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu’au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d’une main de fer. Âgée de soixante-dix-sept ans et dotée d’un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle modifie son testament. Au lodge, l’atmosphère devient électrique. Et tandis qu’un orage d’une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre.

    Mon avis :

    « Qui voudrait tuer les meilleurs guides de pêche du Maine, bordel? Quelqu’un du Massachussets  »  p. 315.

    Je préfère donner le ton dès le début pour vous montrer où vous mettez les pieds. Il est toujours des personnes qui ne veulent lire que de la littérature 100 % aseptisée, garanti sans gros mots, sans situation scabreuse, bref de la littérature dont on peut se vanter tranquillement de l’avoir lue, voire laisser traîner le livre en question en toute tranquillité sur la table du séjour. Note : rédiger ce genre d’avertissement est usant, comme si lire était dangereux pour la santé.

    Mais revenons à Willow Pond. Tous cousins dans le Maine ! pourraient dire Six et Alicia, les deux premiers personnages que nous rencontrons. Eux aussi dépotent. Quoi ! Un couple d’anciens enseignants, sexagénaires, et toujours sexuellement actifs ensemble après tant d’années de mariage, un couple qui partage toujours des passions communes, ne serait-ce pas hautement réprouvés, non pas la morale, mais par les lecteurs bien pensants ? Eux sont les seuls à apprécier Iphigene Seldon, leur cousine (enfin, une parmi tant d’autres), ce qui ne les empêche pas de cerner son caractère constamment brutal.

    « O dieux du lac, je dédie mon frère poisson aux mille dents à la mémoire d’Iphigénie Seldon, grande pêcheuse parmi les mortels« . p. 413.

    La vengeance est douce, parfois, et Iphigene, Gene pour les intimes, le Duce pour ses proches, a vécu des années dans l’ombre de son brillant frère, si aimé par ses parents, et de sa chère épouse, très brillante elle aussi. Un orage, un coup de tonnerre les a fait partir en fumée, laissant trois orphelins presque adultes et une absence de testament qui fit d’Iphigene la propriétaire du lodge et de ses neveux ses salariés – cela fait vingt ans que cela dure. Brad et Merrill, les deux aînés, sont devenus de brillants guides de pêche, l’un vouant une passion au pot de fleurs dans lequel il planque sa bouteille de whisky, l’autre plane sur un petit nuage dû à son addiction à la drogue. Quant à Kipper, le plus jeune, le chouchou d’Iphigene, il dirige le loge, a engagé Jean-Pierre, son petit ami, comme cuisinier. Tous n’ont qu’un désir (y compris leurs conjoints) : que Gene se décide à mourir. Quitte à l’aider un peu.
    Sauf que le meurtre a vraiment bien eu lieu, lors d’un orage particulièrement violent. La réalité d’un meurtre est bien différente du meurtre fantasmé, imaginé, dont le plan a été cent fois rêvé. Elle est bien différente aussi de ce que l’on peut voir dans les séries télévisées – dira-t-on jamais assez ce qu’elles ont apporté au genre ? – ou dans les romans délicieusement british que dévore Renee, la future ex-femme de Brad. Les enquêteurs locaux arrivent, aidés par une enquêtrice de la criminelle hors-norme. Ce n’est pas que les policiers du cru ne soient pas compétents, c’est qu’ils ne sont pas du tout habitués à une telle violence. Il est encore des endroits, aux Etats-Unis, où l’on peut régler une querelle sans sortir les flingues ou la batte de base-ball.  Pour un peu, on se croirait en Angleterre, non en Nouvelle-Angleterre. ce pendant, ce n’est pas du thé qui coule à flot, c’est bien du whisky et autres cocktails servis généreusement au bar, ou dissimulé dans un pot de fleurs. Le jardinage a de beaux jours.
    Angleterre, toujours, avec les cent dernières pages du livre qui nous font croire que l’on est dans un James Bond, plutôt que dans un paisible relais de pêche. Dire que certains voulaient se reposer, et finissent canardés à tout va…. Finalement, le Maine n’est pas si paisible que cela. Demandez à William G. Tapply. Ou à Tim Burton.

    peyrelong
    ML
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  peyrelong le Mar 2 Aoû 2016 - 0:00

    Merci Nina pour cette présentation. Je retiens ce titre

    Nina
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Nina le Mar 2 Aoû 2016 - 11:26

    Merci Peyrelong pour ta visite.
    Je pense que ce roman te plaira.

    Hesperide
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Hesperide le Ven 5 Aoû 2016 - 9:03

    Peyrelong et Nina, merci, vous avez reveille ma curiosite. Vivement, qu'on trduise cet auteur de polars en bulgare!

    Nina
    ML
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Nina le Ven 5 Aoû 2016 - 11:49

    Merci Hespéride. J'espère que cet auteur sera rapidement traduit en bulgare aussi.

    Pinky
    M
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Pinky le Dim 7 Aoû 2016 - 11:02

    merci Nina pour cette présentation

    Nina
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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

    Message  Nina le Dim 7 Aoû 2016 - 21:07

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: CRABB Ned - La bouffe est chouette à Fatchakulla

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