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    ADENLE, Leye

    Nina
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    Message  Nina Sam 9 Mai 2020 - 20:55

    ADENLE, Leye Cover109

    Feu pour feu
    Edition Métailié - 336 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    À Lagos, paradis des embouteillages, un jet privé s’écrase sur une résidence dans le quartier des vieilles fortunes avec à son bord le principal candidat au poste de gouverneur. Aussitôt, on lui trouve un remplaçant, assuré d’être élu : chief Ojo.
    La séduisante Amaka, l’avocate des femmes, se révolte : chief Ojo est son ennemi juré, un salaud fini, avec un goût prononcé pour les très jeunes filles et quelques cadavres dans le placard. Elle a les moyens de le faire tomber. Et assez d’astuce pour jouer avec des filous et, malgré les pièges mortels, retourner contre eux leurs propres stratagèmes.
    De l’action, de la rouerie, du suspense. Des descriptions impressionnantes des marchés de Lagos, des élections truquées, des chantages, des lyncheurs et des voleurs, mais aussi des gens honnêtes qui ne se laissent pas faire. Une intrigue menée à bride abattue, entre ethnologie et polar, qui vient fouiller les dessous peu reluisants de la société nigériane sans jamais perdre le sens de l’humour.

    Mon avis :

    Tout d’abord, je tiens à dire que vous pouvez lire ce roman noir, qui se concentre plus particulièrement sur Amanka sans avoir lu le précédent ouvrage de Leye Adenle – même si c’est là que nous faisons la connaissance de Florentine, de Guy, l’absent-présent de ce volume, ou encore d’Ibrahim.

    Nous sommes à Lagos, la plus grande ville du Nigéria, et tout donne l’impression de partir dans tous les sens possibles et imaginables. Il faut dire que deux scènes chocs ouvrent le roman. D’un côté, nous avons Douglas et sa… j’hésite sur le nom à donner : maîtresse ? call girl qu’il a mis à son bras ? montent dans un jet privé. Cela prouve déjà que le candidat et son parti ne manquent pas de moyens. Ce qui n’était pas prévu, en revanche, est que le pilote soit le fiancé de la jeune femme. Oui, le fiancé. Non, ce n’est pas une erreur. Par contre, s’en est une pour le futur gouverneur, puisque le pilote écrase l’avion sur la maison du gouverneur. Accident ? Pas vraiment.

    L’autre scène choc est un lynchage que personne ne parvient à empêcher : un jeune homme, accusé de vol, est brûlé vif, et Amaka, qui se portait à son secours, manque de se faire tuer elle aussi. Elle ne saura que plus tard à qui elle doit son salut. Il n’empêche : Ibrahim, prévenu, viendra sur les lieux. Il est de la police, mieux, il est l’un des rares policiers intègres qui soient, lui et ceux qui pensent comme lui paient hélas souvent un lourd tribu à la corruption.

    Et pendant ce temps, il faut bien trouver un nouveau candidat au poste de gouverneur, un candidat qui sera forcément élu, son parti a les moyens financiers pour cela. Ce sera chief Ojo. Je ne dirai pas « à sa grande joie » mais presque : chief Ojo est en délicatesse avec sa femme, qui a reçu des photos compromettantes, et il ne s’attendait pas à ce que son beau-père tout puissant, qui ne lui a jamais vraiment accordé les faveurs qu’il souhaitait, lui offre ce poste maintenant qu’il sait qu’il trompe sa fille unique. Seulement, Ojo n’est pas un personnage sympathique, et quiconque se met sur sa route finira mort et enterré, à plus fortes raisons s’il s’agit d’une jeune femme : les femmes ne sont là que pour satisfaire ses désirs. Il les aime jeunes, il apprécie même les enfants, ce qui ne dérange pas du tout Malik, fournisseur officiel de chair fraîche pour qui en veut. Autant dire que le combat d’Amaka contre lui semble perdu d’avance. Même si elle est fille d’ambassadeur. Même si elle a des protections. Même si pas grand chose ne lui fait peur. Il faut dire aussi que cette protectrice des filles des rues (voir Lagos lady) est une des rares femmes à se comporter ainsi, une des rares que l’on croise. Rare sont celles qui ont le courage de témoigner, ou de rompre le cycle infernal dans lequel elles se sont engagé – le rompre, dénoncer, c’est risquer la mort.

    Alors… cette lecture est sanglante, violente, elle est intranquille parce que tout ou presque peut arriver. Les personnes fiables sont rares, et Amanka elle-même, parfois, baisse les bras – avant de se rendre à quel point, parfois l’on peut se tromper sur une personne ou sur ses intentions. La jeune femme, pourtant, va au bout du bout des choses, et les actes qu’elle commet, dans un pays qui semble miné par la corruption, où les urnes se bourrent et les votes s’achètent, sont peu à l’échelle de ce qui se déroule. Il est toujours quelqu’un pour appeler et demander un service, et une autre personne au bout du fil pour le rendre ou contacter quelqu’un qui peut le rendre – et tant pis s’il s’agit d’enlever, de tuer, ou de neutraliser quelqu’un, même de son propre camp. Quant au titre, il prend tout son sens entre le début et la fin du roman.
    Pinky
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    Message  Pinky Dim 10 Mai 2020 - 11:10

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Dim 10 Mai 2020 - 11:22

    Merci Pinky pour ta visite.
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    Message  Ratdebibliotheque Dim 10 Mai 2020 - 19:24

    Merci pour cet avis, Nina.
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    Message  Nina Lun 11 Mai 2020 - 9:35

    Merci Ratdebibliothèque pour ta visite.
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    Message  Nina Jeu 28 Jan 2021 - 21:33

    ADENLE, Leye 4156yt10

    Lagos lady
    Edition Métaillié - 336 pages

    Présentation de l’éditeur :

    Mauvaise idée de sortir seul quand on est blanc et qu’on ne connaît rien ni personne à Lagos ; Guy Collins l’apprend à ses dépens, juste devant le Ronnie’s, où il découvre avec la foule effarée le corps d’une prostituée aux seins coupés. En bon journaliste, il aime les scoops, mais celui-là risque bien de lui coûter cher : la police l’embarque et le boucle dans une cellule surpeuplée, en attendant de statuer sur son sort. Le sort, c’est Amaka, une splendide Nigériane, ange gardien des filles de la rue, qui, le prenant pour un reporter de la bbc, lui sauve la mise, à condition qu’il enquête sur cette vague d’assassinats. Entraîné dans une sombre histoire de juju, la sorcellerie du cru, notre journaliste à la manque se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère, tandis qu’Amaka mène la danse en épatante femme d’action au milieu des notables pervers.

    Mon avis :

    Le personnage principal, de prime abord, est Guy Collins. Il est journaliste, du moins, il essaie de le rester, et se retrouve pris dans une affaire qui le dépasse assez rapidement. Aussi l’apparition d’Amaka dans l’intrigue et dans sa vie est comme une bouffée d’oxygène pour lui – et tant pis si Amaka s’intéresse à lui parce qu’elle le prend pour un reporter de la prestigieuse BBC. Amaka n’est pas une « bonne fée » que pour lui. Elle vient en aide à celles que personne ne voit, ces femmes, ces jeunes filles qui sont des proies faciles, mais qui savent qu’elles peuvent toujours compter sur Amaka. Prendre des précautions, faire attention, relever les plaques d’immatriculation, la vie d’une prostitués à Lagos, c’est être constamment sur ses gardes pour espérer survivre.Quand je parle de « proie », je parle aussi du « matériel » nécessaire pour la sorcellerie, le « juju », qui a besoin d’organes humains pour sa pratique. Oui, au XXI siècle, cela existe encore – les hommes de pouvoir se soucient plus du pouvoir, justement, que des femmes ou des enfants. N’oublions pas la corruption et la drogue, et nous arrivons à un portrait presque complet de ce qui se passe à Lagos.
    La police ? Elle est difficile à cerner (elle l’est davantage dans le second tome) parce qu’elle doit aussi enquêter, même si elle semble en retrait, et si ces méthodes sont très éloignées de ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Oui, il faut des résultats, c’est un leitmotiv quel que soit le pays évoqué. La manière dont le résultat est obtenu est ce qui diffère. Quant à la vérité, on repassera.
    Un polar qui bouscule.
    Pinky
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    Message  Pinky Ven 29 Jan 2021 - 10:35

    merci Nina pour cette présentation
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    Message  Nina Ven 29 Jan 2021 - 12:35

    Merci Pinky pour ta visite.

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