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    KEMELMAN, Harry

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    Nina
    ML
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    KEMELMAN, Harry

    Message  Nina le Jeu 13 Sep 2012 - 18:57


    Titre : On soupçonne le rabbin.
    Auteur : Harry Kemelman
    Editeur : 10/18.
    Nombre de pages : 240.

    Quatrième de couverture :

    Publié en 1965, On soupçonne le rabbin valut à son auteur le Prix Edgar Poe du meilleur premier roman. Le héros de ce livre (et de ceux qui l’ont suivi) est le rabbin David Small. Accusé de meurtre, ce chef religieux d’une petite communauté juive des environs de Boston se trouve contraint de mettre son bon sens, le pilpoul et la sagesse des Écritures saintes au service de la Justice.

    Mon avis :

    Ce roman est parfait pour toute personne qui n’a plus envie de lire. Je dois dire qu’il a été une vraie bouffée d’air frais. Et pourtant, dans cette petite communauté, tout est loin d’aller bien. David Small est un rabbin bien trop respectueux des rites pour les membres de sa communauté, il aime trop rappeler certaines vérités, et pas seulement les vérités religieuses. Passionné par les livres, les études, peu soucieux de son apparence dans une société américaine où elle compte déjà beaucoup, David a une sensibilité et une finesse qui détonnent.

    Aussi, quand il se retrouve bien malgré lui accusé du meurtre d’une jeune femme, doit-il se défendre alors qu’il risque au même moment de perdre sa place, le conseil d’administration souhaitant son renvoi. Ce qui m’a touchée à ce moment est le soutien inattendu et publique que reçoit sa femme, de la part d’une personne qui pourtant, n’appréciait pas forcément le rabbin. J’aime cette idée de dépasser ses inimitiés au nom de la justice et de la solidarité. Et il en a bien besoin, le rabbin. Si j’ai découvert beaucoup en lisant ce roman sur la religion juive, j’ai également été choquée par l’antisémitisme qui ne demande qu’à exploser. L’ignorance, la bétise, conduisent à la violence.
    L’amitié qui se noue entre le rabbin et le policier permette à David Small d’aider les enquêteurs. Il faut dire qu’il a un immense avantage sur eux : il sait qu’il n’est pas coupable, ce qui lui permet de voir (et moi avec lui) certains indices autrement. Proche des membres de sa communauté, il est à l’écoute de leurs tourments, de leur souffrance, sans aucun voyeurisme, mais avec beaucoup de compassion.
    J’ai très envie de poursuivre la lecture de cette série.

    Pinky
    M
    M

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Pinky le Ven 14 Sep 2012 - 9:20

    merci Nina pour cette présentation, je ne connais pas du tout

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Lariflette le Mer 26 Sep 2012 - 13:34

    J'ai dû en lire un, de mémoire, Lundi le rabbin s'est envolé pour Tel-Aviv ou queke chose comme ça, c'est vrai c'est rigolo et bien fait.
    Merci Nina.
    Voyages, voyages...

    B

    Nina
    ML
    ML

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Nina le Mer 26 Sep 2012 - 17:28

    Merci Lariflette pour ta visite.
    Ce devait être, "Lundi, le rabbin s'est envolé pour Israël". Very Happy

    Lariflette
    LH
    LH

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Lariflette le Mer 26 Sep 2012 - 23:46

    Exact Nina, merci Very Happy

    B

    Nina
    ML
    ML

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Nina le Sam 30 Aoû 2014 - 20:16


    Le jour où le rabbin a quitté la ville.
    édition 10/18 – 286 pages.

    Mon résumé :

    Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis que David Small est devenu rabbin dans une petite communauté juive des environs de Boston. Lui et sa femme ont eu deux enfants. Depuis longtemps, il rêvait de quitter le rabbinat et d’enseigner. C’est aujourd’hui chose faite. Son successeur ne remporte pas tous les suffrages  – mais David, à ses débuts, non plus. Et un nouveau drame secoue la communauté.

    Mon avis :

    Ce titre est la douzième et dernière enquête du rabbin Small, l’auteur est décédé peu de temps après la parution de cet opus, en 1996. Alors que David Small quitte sa petite ville pour s’établir à Boston, il est temps de mesurer le chemin parcouru, ou plutôt de se dire que rien n’a véritablement changé en vingt et un ans (nombre d’années qui sépare le premier et le dernier tome).
    La petite communauté se plaint toujours autant de son rabbin non conventionnel ! Comment, ce n’est plus le même ? Ce n’est pas une raison pour ne pas se plaindre, et même des deux, tandis que l’on y est !  Le rabbin Small vient à la synagogue débraillé, sans avoir ôté la poussière de ses chaussures – il avait en tête son sermon, non son cirage, il faut le comprendre. Le rabbin Selig (son remplaçant) fait du jogging… en jogging ! Il court avec d’autres membres de la communauté. Est-ce bien sérieux ? Pire : il a menacé de frapper le professeur Kent ! Certes, le doyen de la faculté a regardé la femme du pasteur en train de se déshabiller mais c’est un septuagénaire ! Et vous ne savez pas tout : on a retrouvé, quelques jours plus tard, le professeur Kent mort, dans l’allée de la maison du rabbin, sous une couche de neige. Ah, une telle chose ne serait pas arrivé du temps du rabbin Small !
    Comment ? Il avait été soupçonné du meurtre d’une jeune fille retrouvée dans son allée ? Oui, mais c’était une monumentale erreur ! D’ailleurs, allez le chercher à Boston, pour qu’il nous aide à débrouiller cette affaire ! Pas envie de dissension entre les communautés, c’est moi qui vous le dis ! Puis, il connaissait le professeur Kent, il enseignait dans la même université. Oui, bon, il l’a vu, cela revient presque au même!
    Plus qu’un roman policier, ce livre est un regard porté sur une petite communauté, les rumeurs qui y bruissent, les amitiés, les inimitiés qui s’y nouent. Il brosse aussi un portrait cynique du milieu universitaire. Être publié ou périr pourrait être la devise des professeurs, tant on se moque de leurs qualités de pédagogues. A vrai dire, ils semblent prendre beaucoup de liberté avec leur enseignement, quand ils ne prennent pas des privautés avec des collègues moins diplômés ou moins pistonnés qu’eux.
    Il faut beaucoup de patience et de finesse pour découvrir l’identité du coupable, et ramener la paix à Barnard’s crossing. Rendons grâce au rabbin d’y être parvenu une dernière fois.

    Raphaèle
    LEH
    LEH

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Raphaèle le Dim 31 Aoû 2014 - 9:15

    Merci Nina pour cette présentation je note cet auteur que je ne connais pas

    Pinky
    M
    M

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Pinky le Dim 31 Aoû 2014 - 11:03

    merci Nina pour cette présentation

    Nina
    ML
    ML

    Re: KEMELMAN, Harry

    Message  Nina le Dim 31 Aoû 2014 - 12:34

    Merci Raphaèle et Pinky pour votre visite.
    Il n'est malheureusement plus édité, je me fournis chez les bouquinistes parisiens pour trouver les titres.

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    Re: KEMELMAN, Harry

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