Au Fil des lignes

Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Au Fil des lignes

Voici un endroit où partage, respect et convivialité sont les maîtres mots. Si vous aimez, lire rejoignez-nous !

Le Deal du moment : -33%
Samsung HW-T420 – Barre de son 2.1 – 150W ...
Voir le deal
109.99 €

    BRUNET, Mehdy

    Nina
    Nina
    ML
    ML

    BRUNET, Mehdy Empty BRUNET, Mehdy

    Message  Nina Sam 15 Fév 2020 - 0:34

    BRUNET, Mehdy Brunet10

    Sans raison
    Edition Taurnada - 274 pages

    Présentation de l'éditeur :

    Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient.
    Je m'appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend.
    Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance d'un prédateur.

    Mon avis :

    Dès les premières pages, nous savons que l'espoir n'est pas là. Dès les premières pages, nous savons que Christine et Katie Kowalsky sont mortes. Il nous reste à savoir cependant beaucoup de choses : comment sont-elles mortes, pourquoi ont-elles été tuées (il faudrait que le lecteur soit naïf, en lisant ces premières pages, pour penser à des morts naturelles), et de quelle manière le ou les coupables seront appréhendés. Vaste programme.

    S'il est une notion qui m'a interpellée dans ce roman, c'est celle de justice. Josey ne croit plus à la justice. Si, il pense que les policiers finiront par trouver et arrêter les coupables. Il pense même qu'ils seront condamnés. Il pense aussi qu'ils n'effectueront pas leur peine en entier, sortiront au bout de quelques années - et recommenceront. Oui, il ne croit pas à la réinsertion dans la société de ces personnes. Et nous, quand nous lisons ce récit, pouvons-nous vraiment y croire ? Alors oui, je divulgue un peu de l'intrigue : Christine et Katie ont été enlevées, violentées, torturées, et sont mortes en tentant d'échapper à leur calvaire. Les responsables ont filmé leur forfait et ont envoyé la vidéo à Josey Kowalsky. Josey, précisons-le, est un homme ordinaire, aimant femme et enfants (et parents également) : absent quand Christine et Kathie ont été enlevées, il assistait à un match de football avec son fils. Un homme comme les autres, dont la vie banale, disons-le, est brusquement détruite.

    Justice, donc, parce que les kidnappeurs-tortionnaires n'ont aucune notion de ce que cela signifie, aucun sens du bien et du mal. Ce qui les qualifie ? L'appât du gain, la jouissance facile non pas des plaisirs pas toujours licites, mais celle d'assurer son pouvoir sur l'autre, celle de faire mal, et de jouir encore plus d'être vu en train de faire souffrir. Le remords ? Non, seulement la crainte de se faire prendre, de ne pas avoir été assez prudent, de risquer une peine de prison supplémentaire. Non, pour avoir des remords, il faut avoir la conscience d'avoir commis des actes immondes. Je n'ai relevé dans le texte aucun indice laissant entendre que c'était le cas pour eux, cela ne semble plutôt qu'une étape dans leur carrière.

    Ce qui me frappe aussi est leur absence d'attachement. La solitude est une chose, elle peut être choisie. Le fait de ne tenir à personne, de n'être retenu par personne en est une autre. Josey Kowalsky lui, pense à celles qui ne sont plus, mais aussi à ceux qui restent : son fils William, ses parents, son grand-père, ses beaux-parents. Beaucoup de personnes avec lesquelles les liens sont très fort, suffisamment pour qu'il se demande ce qu'ils penseraient de ce qu'il fait, comment ils parviendront à vivre après tout cela.

    Parce que l'après, on en parle très peu, finalement, dans les romans. Les proches des victimes sont très souvent évacués au profit des enquêteurs. Ce n'est pas le cas ici, et même si le récit qui s'ensuit est celui d'une vengeance implacable, ce sont les pas de Josey que nous suivons. Le rythme de l'intrigue va véritablement crescendo, et il est très difficile de lâcher le roman avant de connaître le dénouement - et l'épilogue, qui nous entraîne vers le second volume mettant en scène Josey Kowalsky, Le fruit de ma colère.
    Pinky
    Pinky
    M
    M

    BRUNET, Mehdy Empty Re: BRUNET, Mehdy

    Message  Pinky Sam 15 Fév 2020 - 12:51

    merci Nina pour cette belle présentation
    Nina
    Nina
    ML
    ML

    BRUNET, Mehdy Empty Re: BRUNET, Mehdy

    Message  Nina Sam 15 Fév 2020 - 12:59

    Merci Pinky pour ta visite.

    Contenu sponsorisé

    BRUNET, Mehdy Empty Re: BRUNET, Mehdy

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Jeu 22 Avr 2021 - 14:41