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    AlEXANDER, Nick

    Hesperide
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    Message  Hesperide Ven 10 Fév 2017 - 20:29

    Nick ALEXANDER
    L'autre fils

    AlEXANDER, Nick 41rkl011

    Presentation de l'editeur:
    Depuis des années, Alice vit dans le mensonge, affichant un bonheur conjugal et familial parfait, bien loin de la réalité. Elle n’est restée avec son mari que pour protéger ses enfants et ces derniers se sont pourtant éloignés d’elle. Son fils aîné, banquier brillant et ambitieux, s’est installé près de chez ses parents mais sa jeune épouse s’évertue à tenir Alice à distance. Quant à son autre fils, qu’elle n’a jamais réussi à cerner, il a choisi de parcourir le monde si bien qu’Alice ne sait même plus sur quel continent il se trouve.
    Peu à peu, elle ne parvient plus à accepter ce quotidien morose et artificiel. Les questions se bousculent dans sa tête : a-t-elle fait le bon choix en maintenant à tout prix un bonheur de façade ? Que se passerait-il si elle cessait brusquement de faire semblant ? Comme dans tous ces romans qu’elle dévore, la vie peut-elle réserver des surprises dans ses derniers chapitres ?
    Un désir grandit alors en elle : donner un grand coup de pied dans la fourmilière et surtout, faire passer son bonheur avant celui des autres. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle sent son cœur battre la chamade. Osera-t-elle changer le cours de sa vie ?

    Mon avis:
    C’est un roman sur la violence domestique, sur la manipulation des conjoints, sur le faux respect des conventions sociales.

    C’etait vraiment inhabituel pour moi de lire a propos d’un couple qui a une « ancienneté » de cinquante ans de vie commune que la violence conjugale, cette épée de Damocles, menace toujours l’épouse Alice. L’auteur en parle sans détours et louvoiements. Il parle des histoires sombres, laides et tordues qui se cachent derrière les apparences faussement normales de la vie de la famille. « Sauver  les apparences», « faire comme si cela n’avait été comme ça » fait partie des convenances de leur vie quotidienne.
    On ne réalise pas au début quelles sont les dimensions de la violence de la part du père Ken. Cela se développe avec le récit car on voit la vie d’Alice pleine de mensonges et de déni.

    On nous présente d’abord le fils aine qui semble avoir extrêmement bien réussi dans la vie  - son travail lui rapporte gros, il a une belle épouse, deux adorables enfants. Mais au fur et a mesure il devient clair que c’est une vie insoutenable – l’épouse manipule tout le temps son mari pour obtenir ce qu’elle veut, lui, il aspire toujours a avoir « plus » et « encore plus ». Ce couple n’est point heureux dans sa course effrénée vers la réussite sociale.
    Alice, l’héroine principale n’est point idéale – aigrie par la vie dure et douloureuse avec Ken, elle voit tout dans le déni et mépris et n’hésite de dire du mal sur n’importe quoi et n’importe qui. Ce n’est pas parce qu’elle est méchante, mais a force d’avaler tout les coups (physiques et moraux), elle ne voit la vie qu’en noir.

    A 69 ans, Alice quitte Ken ce était bien surprenant pour moi. Sans savoir trop ou aller, elle accepte l’invitation de son AUTRE fils Matt qui vit en France. Il a quitte la maison paternelle a seize ans, sans plus y revenir, a voyage un peu partout au monde et s’est installe dans le Midi avec son ami gay comme lui. Sa vie est simple et heureuse dans un coin du Paradis terrestre. Comment Alice se sentira-t-elle dans un décor si inhabituel pour elle ? Saura-t-elle accepter le nouveau, inconnu, le surprenant pour elle ?
    J’ai beaucoup aime le laconisme du style. La précision avec laquelle l’auteur dissèque l’âme humaine est comme celle d’un chirurgien.

    C’est un roman incroyablement chaleureux, on s’attache aux personnages et on a du mal à les quitter à la fin. Je le recommande vivement !
    Pinky
    Pinky
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    Message  Pinky Sam 11 Fév 2017 - 9:47

    merci Hesperide pour cette présentation toute en nuance sur un sujet pas facile à traiter. Je le note sur mon petit carnet
    Nina
    Nina
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    Message  Nina Sam 13 Avr 2019 - 8:51

    AlEXANDER, Nick Cover137
    Quand on n'a que l'amour
    Amazon Publishing - 384 pages

    Présentation de l'éditeur :

    Catherine était le grand amour de la vie de Sean. À sa disparition, elle lui a laissé une boîte remplie d’enveloppes, contenant chacune une photo et une cassette. Ce sont des messages que Catherine a enregistrés peu avant sa mort : des souvenirs de leur couple mais aussi des pensées et des secrets qu’elle n’avait jamais partagés avec son mari. À mesure que Sean les écoute, il est de plus en plus mal à l’aise : sa femme a beau avoir choisi chacun de ses mots avec amour, ils sont aussi douloureux d’honnêteté – parfois douloureux tout court. De révélation en révélation, les certitudes de Sean vacillent : et s’il se trompait sur leur histoire et ce qu’il pensait être leur passé commun ? Cependant, il ne peut s’empêcher d’espérer que les cassettes lui apporteront enfin la réponse à la question qu’il n’a jamais osé poser. Le destin existe-t-il vraiment ? Et si oui, Catherine et lui étaient-ils faits pour s’aimer ?

    Mon avis :

    On parle souvent de « zone de confort », pour dire qu’il faut en sortir. En lisant ce roman sentimental, peut-on dire que j’en suis sortie ? Oui. Peut-on dire que j’ai apprécié ce que j’ai lu ? Non.
    J’ai aimé… le contexte historique. Les années Thatcher, ces années de révolte, de grève, mais ces années où les réformes sont passées en force. Et maintenant, le Brexit – les anglais ont voté, et même les anti-Brexit s’inclinent, ne manifestant pas, ou peu – il faut que Sean amène sa fille à une manifestation, parce que cette trentenaire n’avait jamais manifesté de sa vie. Il n’est jamais trop tard pour se bouger – ou pas.
    Je n’ai pas aimé le personnage de Catherine, qui par-delà sa mort, récrit son histoire et celle de son mari, lui révélant des choses qu’elle aurait pu dire plus tôt ou garder pour elle. Dire ses secrets post-mortem, un classique depuis au moins César de Marcel Pagnol. Après… Catherine a voulu que son mari soit heureux après elle, elle a voulu qu’il ne l’idéalise pas. Je pourrai presque dire « mission parfaitement accomplie ». C’est aussi l’occasion de se pencher sur les personnes qui ont croisé leur route … pour en prendre une autre après.
    Il est question de transmission aussi, de ce qu’on laisse ou non à ses enfants. Sean a grandi dans un milieu bourgeois très corseté, Catherine dans un milieu ouvrier, chaleureux et plutôt déjanté : on reconnait bien les moeurs d’une époque : combien de jeunes hommes aisés sont allés s’amuser avec des filles « du peuple », pour ensuite se caser « comme il faut » ? Beaucoup. Sean est une exception.
    Un roman qui n’était pas pour moi.
    Pinky
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    Message  Pinky Sam 13 Avr 2019 - 10:05

    merci Nina pour cette présentation
    Ratdebibliotheque
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    Message  Ratdebibliotheque Sam 13 Avr 2019 - 20:33

    Merci Nina pour cet avis.
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    Message  Nina Dim 14 Avr 2019 - 16:41

    Merci Pinky et Ratdebibliothèque pour votre visite.

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