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    FULMER, David

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    FULMER, David

    Message  Nina le Lun 25 Fév 2013 - 21:16



    Rampart street
    Edition Rivages/Thriller - 250 pages.

    Quatrième de couverture :

    L’armateur John Benedict est retrouvé assassiné dans Rampart Street, l’une des rues les plus malfamées de Storyville, le célèbre quartier chaud de La Nouvelle-Orléans. La police conclut hâtivement que le notable a été la victime d’un maraudeur, mais la famille ne se satisfait pas de cette explication. L’affaire est donc confiée au détective créole Valentin Saint-Cyr, de retour après dix-huit mois d’absence. Il ne tarde pas à comprendre qu’on l’a recruté, non pour découvrir la vérité, mais pour enterrer cette histoire au plus vite. Il n’en faut pas plus pour lui donner envie de creuser davantage, d’autant que la jolie fille de la victime le soutient dans cette démarche.
    Plus obstiné et insolent que jamais, le détective se retrouve plongé au cœur d’un drame dont l’origine remonte au passé violent de La Nouvelle-Orléans qui continue d’être déchirée par les antagonismes raciaux.

    Mon avis :

    J’ai mis du temps à lire ce livre, non parce qu’il ne me plaisait pas, mais parce qu’il est particulièrement prenant. Ce n’est pas précisé dans le quatrième de couverture – sans doute les fans savaient-ils à quoi s’attendre, pour ma part je découvrais l’auteur avec cet ouvrage -mais l’action se passe dans les années 1910. Aussi, la position de certains personnages est-elle bien différente de ce qu’elle pourrait être aujourd’hui. Ne parlons même pas de la situation de Valentin, créole, donc métis, donc (pour les Blancs) noir, même si cela ne se voit pas (!). Valentin enquête alors que personne n’a envie qu’une enquête soit rouverte. L’affaire est tellement simple : un notable est venu s’encanailler, comme tant d’autres, dans un quartier chaud, il a été détroussé, son voleur l’a tué. Celui-ci est même sous les barreaux. Que demander de plus ? La vérité, tout simplement. Il ne restait à Anne-Marie, fille du défunt, qu’à recruter un détective près à mener l’affaire jusqu’au bout, même si les intimidations sont nombreuses – pour ne pas dire les tentatives de meurtres sur sa personne.

    Tous les coups sont permis, personne n’est à l’abri, si ce n’est Anne-Marie, fille de la victime, même s’il se chuchote qu’elle se compromet un peu avec ses sorties inopinées et avec ce détective qu’elle a engagées. Ne profite-il pas de sa faiblesse, d’ailleurs, en se faisant payer pour un crime déjà résolu ? Bien heureux ceux qui croient en sa naïveté, ainsi ils laissent tranquille celle qui en sait bien plus qu’elle ne le dit, même à Valentin. Quant à sa mère, elle vit dans un autre monde, elle qu’une maladie garde sous morphine en permanence – complaisance des médecins ? Voeux de son mari pour qu’elle ne se mêle pas de ses affaires ? Mal de vivre d’une femme que rien ou presque ne retient, pas même sa fille ? Elle apparaît dans le roman comme une présence fantomatique,que plus rien ne concerne en ce bas monde, sauf ses injections quotidiennes.

    Elles ne sont pas les seules présences féminines de ce roman : John Benedict avait trouvé ailleurs ce que son foyer ne lui offrait plus depuis longtemps, dans les bras d’une belle quarteronne. Etre domestique ou se prostituer semble être les seules perspectives d’avenir pour les métisses – restent à savoir profiter de la situation, comme le fait la belle Sylvia, et à être discrète. Ses beaux messieurs qui vantent la supériorité de la race blanche n’aimeraient pas que l’on découvre les noires beautés qui sont leurs maîtresses. Ils n’aimeraient pas non plus que l’on découvre comment ils se sont enrichis, comment ils ont acquis la position sociale qui est la leur.

    Dans Rampart street, quartier populaire par excellence de la Nouvelle-Orléans, se dénoue une intrigue qui puise ses origines plusieurs décennies auparavant. La justice triomphera-t-elle ? Cela dépend ce que l’on nomme justice.

    Cyndie
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    Re: FULMER, David

    Message  Cyndie le Mar 26 Fév 2013 - 10:58

    Merci pour cet avis Nina mais pour le moment je vais passer mon tour il ne me dit trop rien


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    Re: FULMER, David

    Message  caro le Mar 26 Fév 2013 - 14:59

    Merci Nina pour cet avis, c'est tentant aussi Very Happy

    Nina
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    Re: FULMER, David

    Message  Nina le Mar 26 Fév 2013 - 16:01

    Merci Cyndie et Caro pour votre visite.

    Nina
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    Re: FULMER, David

    Message  Nina le Dim 20 Sep 2015 - 22:36


    Jass
    Edition Rivages - 360 pages.

    Présentation de l’éditeur :

    Quatre musiciens ont été assassinés à Storyville, quartier chaud de La Nouvelle-Orléans. Le détective créole Valentin Saint-Cyr s’enfonce dans ces bas-fonds dangereux, d’où s’échappe une musique brute et rugueuse appelée Jass. Il découvre que les victimes ont toutes joué dans un certain groupe dont le dernier membre depuis se cache. Sa seule piste est une fantomatique femme fatale, mais la police, le maire et même Tom Anderson, le « roi de Storyville », veulent l’écarter de l’affaire. Et s’obstiner à vouloir connaître la vérité, dans une ville célèbre pour sa corruption, devient vite dangereux…

    Mon avis :

    Il s’est écoulé deux ans et demi entre ma lecture de Rampart Street et celle de Jass, volume précédent des enquêtes de Valentin Saint Cyr. La cause? La difficulté à trouver les romans de David Fulmer. Je ne désespère pas de trouver le tout premier volume.
    Tout devrait aller bien, normalement, pour Valentin. N’a-t-il pas contribué à arrêter un dangereux assassin, dix-huit mois plus tôt ? Justement, il se remet mal de ce qu’il a vécu, à ce moment, et peine à retrouver les instincts, les réflexes, qui ont fait de lui un excellent enquêteur. Il vit avec Justine Mancarre, une métisse dont il a sauvé la vie. Vivre l’un à côté de l’autre serait une définition plus approprié. Deux morts suspectes surviennent, et le voilà à nouveau en train d’enquêter, pour rassurer un ami pianiste, persuadé que l’on tue les Noirs qui s’obstinent à jouer avec des Blancs.
    Et s’il avait raison ? Nous sommes en 1910, et ce n’est pas le décès d’un ou de plusieurs musiciens de jass, cette musique qui n’est vouée à un grand avenir, pense-t-on, qui va empêcher les policiers de dormir. Mieux : ce n’est pas cela qui les fera enquêter. La mort pas très naturelle est constatée, le corps est laissé trois jours à la morgue puis enterré dans une fosse commune, si personne n’est venu réclamer le corps. Il est toujours utile de se rappeler du passé.
    Valentin enquête, d’abord presque en dilettante, puis avec plus de persévérance. Il porte un regard très rude sur lui, sur ses propres capacités, ou plutôt son incapacité à mettre fin à la série de meurtres et à identifier le coupable. Rien n’est simple dans cette société, où il n’y a aucune place, aucun avenir pour les métisses, si talentueux soient-ils. je ne parle même pas des femmes, pour qui le meilleur est de devenir la maîtresse d’un homme en vue, et la mère de ses petits quarterons.
    Jass est un roman noir plus qu’un roman policier. Il montre aussi que, quel que soit le style de musique, le talent ne se cultive qu’avec une discipline rigoureuse.

    Pinky
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    Re: FULMER, David

    Message  Pinky le Lun 21 Sep 2015 - 10:09

    merci Nina pour ces deux présentation, je ne connaissais pas le Jass, je vais aller voir de plus près

    Nina
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    Re: FULMER, David

    Message  Nina le Lun 21 Sep 2015 - 14:20

    Merci Pinky pour ta visite.

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    Re: FULMER, David

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